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Enseignement - Education - Page 58

  • La subversion gay à l'oeuvre dans l'Eglise de Belgique ?

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    Une étrange soutenance de thèse par un ecclésiastique tournaisien ce 3 septembre 2019 à l'UCL le laisserait penser, d'autant plus que ce prêtre fait partie de l'équipe des formateurs du séminaire de Namur. Derrière une présentation alambiquée et sous un jargon qui évite de dire clairement les choses, l'objectif semble évident : donner droit de cité à l'homosexualité dans l'Eglise. Contentons-nous de rappeler que cela va clairement à l'encontre de la doctrine catholique telle que formulée dans la Lettre publiée le 3 juin 2003 par la Congrégation pour la doctrine de la foi intitulée Considérations relatives aux propositions visant à reconnaître légalement les unions entre personnes homosexuelles qui s'oppose formellement au mariage entre personnes de même sexe. Ce document indiquait clairement que « la reconnaissance légale des unions homosexuelles ou le fait de les placer au même niveau que le mariage signifierait non seulement approuver un comportement déviant [...], mais aussi occulter des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité ». Mais, d'après ce doctorant, le vent aurait tourné à Rome et ces normes seraient "ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François."

    SOUTENANCE PUBLIQUE DE THÈSE DOCTORALE : Bruno Vandenbulcke

    Monsieur Bruno Vandenbulcke, de Tournai, présentera sa dissertation doctorale pour l’obtention du grade de docteur en théologie et la soutiendra publiquement le mardi 3 septembre à 13h00 dans l’auditoire DESC 85, Grand-Place, 45 à Louvain-la-Neuve.

    Le jury est composé de MM. les professeurs

    1. Gaziaux, président
    2. Jacquemin, promoteur
    3. Join-Lambert,
    4. Bondolfi, correcteur extérieur (Université de Genève)
    5. Biancu, correcteur extérieur (Université de Rome)

    Le couple homosexuel et la formation morale des sujets chrétiens.

    Approfondir la vie baptismale comme école de capacités et de responsabilités.

    Penser le couple homosexuel chrétien, ses engagements à la fidélité et ses fécondités, en résumé, sa moralité, demeure une entreprise inquiète d’elle-même en théologie catholique. C’est qu’un tel projet nécessite de travailler sur tous les fronts engagés, ceux de l’identité chrétienne, de la représentation du couple légitime, de l’altérité à discerner, de l’alliance à construire, de l’autorité à situer. L’indice du baptême devient à ce moment-là précieux pour penser les chemins de vie qui se décident à deux, orientés vers la fidélité et la fécondité. Les partenariats homosexuels peuvent y écouter les résonances dont ils ont besoin pour avancer dans leurs propres configurations, recentrés sur une acceptation forte et originale de la dignité humaine, à l’épreuve d’une sensibilité contemporaine qui promeut la discussion, la communication et le débat quand est visé le bien commun. La référence au baptême comme sacrement initiatique et comme dynamisme existentiel provoque une occasion favorable pour situer tout un chacun devant l’édification du relationnel humain et chrétien. Le baptême comme socle de la réelle identité des enfants de Dieu signifie le lieu où hommes et femmes peuvent se retrouver, se situer, se regarder, s’exprimer. La référence au baptême nous situe encore dans une acception plus relationnelle de la vérité morale. Elle nous indique qu’en régime chrétien, la vérité énoncée prend en compte son destinataire. Les préceptes forts et les certitudes inébranlables peuvent alors opérer un mouvement de rétrogression pour rendre la respiration et donc l’éthique disponibles. Nous avons divisé notre recherche en quatre chapitres articulés. Nous sommes partis dans un premier chapitre d’un dialogue avec les normes magistérielles romaines et leurs traductions anthropologiques et psychanalytiques. Ces normes ont en effet forgé un imaginaire qui a dessiné et dessine encore des contours de discernement des comportements sexuels. Elles ont souvent été utilisées pour défendre un ordre familial (!) et critiquer l’idée même de famille homoparentale perçue comme une idéologie contraire au bien des enfants (!!). Elles ont en retour suscité divers contre-discours ainsi que des accommodements quand leur mise en œuvre ne correspondait que difficilement aux aspirations des sujets contemporains et aux réalités de leurs vies. Depuis quelques années, ces normes sont ré-énoncées dans une perspective plus inclusive par le magistère pontifical, sous l’impulsion du pape François. Nous nous proposons ensuite, dans un deuxième chapitre, de rencontrer la situation concrète des personnes homosexuelles chrétiennes ayant fait le choix d’une vie commune. Il nous semble intéressant de nous tourner vers les milieux associatifs qui accompagnent de telles trajectoires, qui donnent « voix au chapitre » à des itinéraires atypiques de vie chrétienne. En nous mettant à l’écoute de ces associations, nous espérons prendre le pouls d’une question portée non par des personnes isolées mais relayée par des expériences porteuses d’intuitions partageables. Le troisième chapitre part du constat que la référence au baptême joue le rôle de principe inclusif au sein des associations. Elle catalyse en outre les approches des auteurs et des théologiens qui les soutiennent. Nous comprenons que revenir par ce biais vers la condition chrétienne est porteur pour penser l’éthicité du couple homosexuel. Ce chapitre constitue le cœur de notre recherche. Enfin, dans un quatrième chapitre, plus audacieux mais soucieux de rejoindre le concret de bien des vies, nous nous risquons à quelques ouvertures. (les passages soulignés en caractères gras sont du fait de belgicatho)

  • Quand l'UNESCO tente d'imposer partout l'avortement et les droits LGBT dans l'éducation sexuelle

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    De Stefano Gennarini sur C-FAM :

    Une agence de l’ONU tente d’imposer partout l’avortement et les droits LGBT dans l’éducation sexuelle

    NEW YORK, le 30 août (C-Fam).  Une agence des Nations Unies presse les gouvernements d’employer des tactiques anti-démocratiques pour « surmonter l’opposition sociale » à une éducation sexuelle globale qui promeut l’avortement et les droits LGBT.

    Un papier de politique interne publié cet été par l’agence de l’ONU pour la culture et l’éducation, l’UNESCO, approuve des méthodes non démocratiques pour promouvoir une éducation sexuelle explicite et controversée lorsque les parents et les enseignants s’y refusent. Le document souligne de manière répétée les droits à l’avortement et l’acceptation sociale de l’homosexualité comme autant de composants d’une éducation sexuelle globale, auxquels ils sont souvent opposés.

    Le papier de l’UNESCO justifie même le recours à des tactiques musclées en déplorant « les attitudes publiques négatives » à propos de « l’éducation sexuelle globale » qui sont alimentées et diffusées par une opposition organisée et des groupes de pression.

    L’éducation sexuelle globale est peut-être un des sujets les plus controversés dans les négociations et le développement international aux Nations Unies. Ainsi que le Friday Faxl’a déjà signalé, les États membres de l’ONU ont rejeté de manière répétée la notion d’« éducation sexuelle globale » et il n’y aucune évidence concluante d’éléments d’amélioration de la santé ou de réduction des conduites à risques qui pourraient provenir de son adoption.

    Malgré cela, les agences d’aide internationale d’Europe et d’Amérique travaillent avec les agences de l’ONU depuis des décennies pour la faire entrer dans les écoles du monde entier. Mais elles ont rencontré une vive résistance de politiciens, d’enseignants et de parents.

    Le papier de l’UNESCO commence par déplorer « l’hésitation continuelle – si ce n’est le recul – sur l’objectif de déployer l’éducation sexuelle globale ».

    Le papier demande des lois et des politiques qui donnent aux gouvernements un « mandat clair et la justification d’aider à mener les actions nécessaires » pour imposer l’éducation sexuelle globale.

    Il recommande que les consultations publiques sur l’éducation sexuelle globale soient truquées pour étouffer la voix des parents et enseignés concernés, ainsi que des groupes religieux ou fondés sur la foi.

    « Lorsque de vastes consultations sont menées, un fort leadership est essentiel pour éviter un processus interminable » déclare le document.

    « Il peut être difficile de parvenir au consensus, en particulier sur des sujets plus sensibles tels que la contraception, l’avortement sûr, l’orientation sexuelle et l’identité de genre » souligne le document.

    Et il insiste sur le fait que « l’opposition des groupes religieux peut être forte et peut bloquer, voire faire décrocher le développement du programme d’éducation sexuelle globale. »

    Le papier continue en faisant une liste d’exemples où de telles tactiques ont été couronnées de succès, comme au Ghana, au Kenya, en Inde, en Thaïlande et au Zimbabwé. L’UNESCO soutient l’éducation sexuelle globale dans 23 pays d’Afrique sub-saharienne, dit également le document.

    Il critique des pays où les politiques d’éducation sexuelle globale ont été adoptées parce que des enseignants continuent de souligner que l’abstinence est la meilleure méthode pour éviter la grossesse et les maladies sexuellement transmissibles. Il exhorte les pays à adopter des stratégies de contrôle pour assurer que la « qualité » des programmes alignés sur les orientations techniques de l’ONU sur l’éducation sexuelle globale évite cela.

    Le papier se plaint déplore également l’opposition persistante et qui réussit dans certains pays.

    « La forte résistance d’une communauté à l’éducation sexuelle globale, ou même la perspective d’une telle résistance, est un risque réel » se plaint le document.

    Il cite l’exemple de l’Ouganda, où le réaction à la programmation des agences onusiennes a conduit à une révision du programme d’éducation sexuelle en 2016.

    Maintenant, le curriculum révisé de l’Ouganda « n’est pas en ligne avec les critères de qualité promus par le Guide technique international sur l’Éducation sexuelle, car il ne traite pas de certains sujets clés et inclut un langage moralisateur » selon ce papier de l’UNESCO.

    Le Guide technique international sur l’Éducation sexuelle est le manuel promu par toutes les agences de l’ONU pour l’éducation sexuelle elle-même, les programmes « Compétences Pratiques » et d’autres programmes scolaires.

    Pour une critique détaillée de l’Éducation sexuelle globale, voir le IORG Briefing Paper, Seven Reasons to Reject “Comprehensive Sexuality Education.”(Synthèse de l’IORG, sept raisons de rejeter l’« éducation sexuelle globale » –IORG = International Organisations Research Group, ndt).

  • Vient de paraître : le magazine trimestriel « Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle », n° 111, été 2019

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    Le magazine trimestriel « Vérité & Espérance – Pâque Nouvelle » édité par l’association « Sursum Corda » (responsable de l'église du Saint-Sacrement à Liège) a publié sa livraison de l’été 2019. Tiré à près de 4.000 exemplaires, ce magazine abondamment illustré parcourt pour vous l’actualité religieuse et vous livre quelques sujets de méditation. Les articles mentionnés en bleu sont disponibles sur le blog de l'église du Saint-Sacrement (cliquez sur les titres ci-dessous pour y accéder). 

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    Au sommaire de ce numéro n° 111 (été 2018) : 

     

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    Paul Vaute : plaidoyer pour le vrai

    Quand les rois guérissaient les malades…

    Sermon sur l’Espérance 

    contrat Delta ingenieur stabilité340.jpg 

    Rome et le monde : 

    Notre-Dame de Paris : le service public de la transcendance

    Pèlerinage de Chrétienté Paris-Chartres 2019 : homélie de Mgr Léonard

    Abus sexuels dans l’Eglise : le cléricalisme, voilà l’ennemi ?

     

    Belgique : 

    Non, la fin du célibat ne fera pas revenir les prêtres

    Nominations récentes

    Une semaine eucharistique réussie (16-23 juin) :

    Liège a aussi célébré la Fête-Dieu 2019 en l'église du Saint-Sacrement au Bd d'Avroy

     

    Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

    Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. ,

    Rue Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE. 

    La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

    Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

    Les dons de soutien à la revue sont reçus  avec gratitude au compte IBAN:

     BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, 

    B-4000 Liège

    JPSC

  • Comment l’éducation idéologique du Parti communiste chinois sape l’esprit des enfants

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    De  site Bitter Winter :

    L’éducation idéologique du PCC sape l’esprit des enfants

    Lors du symposium pour les professeurs de théorie idéologique et politique qui s’est tenu le 18 mars à Pékin, le président Xi Jinping a souligné à plusieurs reprises la nécessité de cultiver des générations de talents qui soutiendront les dirigeants du PCCet le système socialiste chinois. Cette action doit commencer avec les écoles et les enfants, a-t-il affirmé.

    Le 11 juin, le Bureau de l’éducation de Jiujiang, une ville située dans la province du Jiangxi au sud-est du pays, a publié un avis prescrivant l’introduction d’un cours de « culture rouge » dans les programmes de maternelle, le but ultime étant de poser les jalons de la formation des héritiers du socialisme en exposant les enfants d’âge préscolaire (3 à 6 ans) à « l’esprit rouge » et en suscitant en eux des « émotions rouges. » Ces cours doivent refléter l’essentiel de la série d’allocutions de Xi Jinping sur le sujet. Les enseignants sont obligés de faire pleinement usage des ressources sociales pour guider les jeunes enfants vers la perception et l’expérience de la culture communiste dans la vie, introduite via des activités ludiques visant à semer les germes des « gènes rouges » dans leurs jeunes esprits. (...)

    En juillet, Jiujiang, Nanchang et d’autres villes de la province du Jianxi ont organisé un camp d’été de « pensée révolutionnaire » réunissant plus de 200 élèves du primaire et du secondaire, dans l’une des soi-disant « bases révolutionnaires » situées à Jinggangshan, une ville-comté limitrophe de la province du Hunan, considéré comme le « berceau de la révolution chinoise ». Base des communistes chinois et de l’armée rouge dans les années 1920, Jinggangshan est désormais un centre d’activités offrant diverses formations à la gloire de la révolution prolétarienne chinoise.

    Selon l’un des élèves présents au camp, les instructeurs leur ont raconté des histoires au sujet de l’héroïsme du président Mao et d’autres dirigeants révolutionnaires, les qualifiant de « très courageux », tout en recommandant aux enfants « de toujours porter le président Mao à cœur ».

    Des élèves en uniforme de l’Armée populaire, portant des sacs à dos sur lesquels sont imprimés le portrait du président Mao et le slogan « Servir le peuple ».
    Des élèves en uniforme de l’Armée populaire, portant des sacs à dos sur lesquels sont imprimés le portrait du président Mao et le slogan « Servir le peuple ». (Une photo de WeChat)

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  • Une lettre d'Arnaud Dumouch adressée à Madame Myriam Gesché promue déléguée épiscopale du cours de religion

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    Bonjour Madame Gesché,

    J'ai reçu aujourd'hui cette petite video de 7 mn d'un théologien français, le père Verlinde et dont le titre est : "Les miracles de Jésus sont-ils historiques ?"

    C'est une coïncidence de date.
     
    Aussi je me suis souvenu de l'entretien que nous avions eu lors de l'unique fois où nous nous sommes rencontrés. Vous étiez alors inspectrice en religion et vous étiez venue par surprise. Vous aviez assisté à une leçon donnée par deux élèves sur l'analyse des critères de reconnaissance des miracles de Lourdes. J'étais au fond de la classe et j'assistais avec vous à leur exposé.

    Après ce cours où je n'étais pratiquement pas intervenu, vous m'aviez reçu et je me souviens de votre phrase au mot près  : "Vous enseignez que les miracles du Christ sont authentiques !!? Tout le monde sait que c'est symbolique ! Montrez-moi un seul miracle de Jésus authentique".

    Je vous avais répondu : "La résurrection de Jésus".
     
    J'ai encore le souvenir de votre silence et de vos yeux comme effrayés par ma réponse, sans doute devant le constat de mon immense naïveté et de ma méconnaissance des apports géniaux des années 70 et de Bultmann. A la suite de cela, vous aviez rendu un rapport d'inspection si négatif (et centré exclusivement sur ma pédagogie que vous n'aviez pu voir, étant exclusivement face à des exposés d'élèves) que j'avais perdu mon Visa d'enseignement après 24 ans de carrière. Plusieurs milliers d'élèves ou étudiants, scandalisés et appréciant ma pédagogie, avaient ensuite pétitionné auprès de votre évêque Mgr Harpigny pour qu'il intervienne, qu'il répare cette profonde indignité et me fasse m'inspecter de nouveau par le le vicaire épiscopal de Namur, l'Abbé Henri Ganty. 

    Je vous remets les lien vers leurs avis. Vous y trouverez en tête l'avis du Président de la Conférence épiscopale de l'époque, Monseigneur Léonard

    http://visitationpourlavie.free.fr/PetitionCommentairesMai2016.pdf

    Vous commencez aujourd'hui votre charge de déléguée épiscopale chargée de l'enseignement de la religion dans le diocèse de Tournai et j'espère que, dans ce nouveau rôle, nous nous reverrons plusieurs fois, à Charleroi par exemple.
     
    Arnaud Dumouch
  • L'affaire de l'Institut Jean-Paul II : qui, pourquoi, comment ?

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    De Sandro Magister en gtraduction française sur le site Diakonos.be :

    Institut Jean-Paul II. L’intrigue, le commanditaire et l’assassin

    On a changé son nom, réécrit ses statuts, remplacé ses professeurs et complètement modifié le programme des études. Avec le pape François, c’est un véritable tremblement de terre qui a frappé l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille – son appellation première – fondé par le pape Karol Wojtyla pendant les premières années de son pontificat et qu’il avait d’abord confié à la direction de Carlo Caffarra, un théologien d’une grande compétence en la matière qui deviendra ensuite cardinal.

    Dans son article précédent, Settimo Cielo a mis en évidence les raisons de la révolte de nombreux étudiants et professeurs titulaires face à cette révolution qui a atteint un point de non-retour avec le soutien exprimé publiquement par le pape émérite Benoît XVI au plus célèbre des professeurs licenciés, l’ex-président de l’Institut Livio Melina :

    > Institut Jean-Paul II. La révolte des professeurs a un maître, Ratzinger

    Il est toutefois peu probable que le pape François revienne sur sa décision. On peut le déduire quand on voit la détermination implacable avec laquelle il a procédé à ce changement, dans une manœuvre planifiée depuis des années, dictée d’en-haut et mise en œuvre par son très fidèle exécuteur Vincenzo Paglia, l’archevêque nommé par le Pape à la tête de l’Institut avec le titre de grand chancelier.

    Comparé à Mgr Paglia, le rôle de l’actuel président de l’Institut, Pierangelo Sequeri – un théologien milanais d’une valeur reconnue qui s’est inexplicablement adapté à cette mission – semble être évanescent, inconstant et entièrement subordonné, comme on peut le déduire de la chronologie des faits de ces deux dernières années, fidèlement reconstruite par la vaticaniste américaine Diane Montagna pour LifeSite News, que nous reproduisons ci-dessous.

    La chronologie débute par la nomination de Mgr Paglia au poste de grand chancelier en août 2016 et par le motu proprio par lequel, l’année suivante, le pape François a changé le nom – et avec le recul la substance – de cet Institut.

    Mais il y a un « avant » qu’il est indispensable de rappeler si l’ont veut encore mieux comprendre comment l’offensive contre l’Institut créé par Jean-Paul II trouve son origine dans les prémices du pontificat de Jorge Mario Bergoglio.

    C’est un « avant » qui a deux éléments révélateurs.

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  • Prouver l'existence de Dieu ?

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    De Charles Becquérieux sur le site de France Catholique :

    Peut-on prouver l’existence de Dieu ?

    mercredi 28 août 2019

    La création d’Adam Chapelle Sixtine, Vatican

    Nous avons tous appris que c’était impossible ! Qu’en est-il ?

    Pourquoi impossible ? On ne nous l’a pas vraiment expliqué… Cela a été présenté comme un « acquis de la pensée moderne ». La simple évocation de quelques noms suffisait à nous impressionner : « Après Kant, Nietzsche, Marx et Freud, plus rien ne sera jamais comme avant »... Mais alors, que faire de tous les grands métaphysiciens qui ont passé leur temps à prouver rationnellement l’existence d’une cause première : Platon, Aristote, Plotin, Anselme, Thomas d’Aquin, Duns Scot, Descartes, Leibniz se seraient-ils tous trompés ? Nos professeurs auraient été bien en peine de le démontrer. L’essentiel était que la question soit écartée. Pourquoi ? Soyons clairs : il s’agissait moins d’une impossibilité logique que d’un interdit idéologique.

    Une foi en Dieu subjective ?

    En Europe, et particulièrement en France, la modernité a eu besoin, pour émerger, de s’opposer à la religion, et de la chasser hors de l’espace public. Elle l’a fait manu militari, mais elle l’a aussi fait sur le plan intellectuel. Dans ce contexte, il convenait de considérer que la croyance en l’existence de Dieu – qui constitue le préambule de la foi religieuse proprement dite – ne relève pas du constat rationnel, accessible à tout esprit attentif, mais du sentiment subjectif, individuel, privé. Des goûts et des couleurs, en d’autres termes. L’enseignement philosophique – comme appareil idéologique d’État – s’est donc beaucoup consacré à discréditer la raison dans les matières métaphysiques, en tenant pour acquis que les philosophes des « Lumières », Hume et Kant, disons. Puis, plus tard, les philosophes du « soupçon » (Nietzsche-Marx-Freud) ont définitivement évacué la question. C’est généralement ce qu’un lycéen retient de sa courte année de philo. Quand il en retient quelque chose...

    L’abandon de l’apologétique

    À partir des années 1960, l’enseignement catholique lui-même, dans sa pastorale, a semblé rallier le mouvement général, en abandonnant l’apologétique, c’est-à-dire la défense rationnellement argumentée de la crédibilité de la vraie religion. Saint Thomas d’Aquin a disparu des séminaires, les vieux manuels ont été vendus au marché aux puces. Le fidéisme, c’est-à-dire l’attitude consistant à séparer complètement la foi de la raison, qui était jusqu’ici un trait typique du protestantisme, a fini par gagner le clergé – sans parler des fidèles. En contradiction formelle avec la doctrine la mieux établie.

    Car le magistère est sans ambiguïté sur ce sujet : « La Sainte Église tient et enseigne que par la lumière naturelle de la raison humaine Dieu peut être connu avec certitude au moyen des choses créées » (Constitution dogmatique Dei Filius). Autrement dit, il n’est pas nécessaire d’avoir la foi pour savoir qu’il existe un Dieu. Même sans la Révélation, par le simple usage de leur entendement, les hommes sont capables d’apercevoir la nécessité d’un Dieu créateur. Le Livre de la Sagesse (XIII, 1) ne disait pas autre chose : « Ils sont inconsistants tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu : à partir de ce qu’ils voient de bon, ils n’ont pas été capables de reconnaître Celui qui est ; en examinant ses œuvres, ils n’ont pas reconnu l’Artisan. » Quant à la foi proprement dite, c’est autre chose ! C’est la confiance en Dieu. Ce n’est pas une affaire philosophique.

    Recours à la métaphysique

    Mais alors, dira-t-on, comment doit-on s’y prendre pour démontrer l’existence de Dieu ? Là aussi, le magistère nous montre la voie. Pie XII, dans Humani generis, nous donne la méthode : « Pour démontrer avec certitude l’existence d’un Dieu personnel, il faut recourir aux principes inébranlables de la métaphysique, à savoir le principe de raison suffisante, le principe de causalité et le principe de finalité. »

    Vaste programme me direz-vous ! Eh bien ! c’est celui de nos trois prochaines chroniques. J’essaierai de montrer que l’usage de ces trois principes fondamentaux n’a pas perdu de sa vigueur ni de sa légitimité, et qu’il est possible, en s’appuyant sur eux, de retrouver les grandes conclusions de la métaphysique classique. Nous verrons bien si la philosophie nous conduit, comme le dit saint Jean-Paul II dans son catéchisme (§31), à « de vraies certitudes concernant l’existence de Dieu ».

  • Les évêques portugais mobilisés contre les théories de genre

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    De la Rédaction d'Aleteia

    Au Portugal les évêques se mobilisent contre les théories de genre

    Après la publication courant août d’un décret ministériel introduisant l’enseignement des théories de genre dans les écoles au Portugal, les évêques se sont exprimés en publiant un document pastoral intitulé « La vision chrétienne de la sexualité. À propos de l’idéologie du genre ».

    Mobilisation. Au Portugal, le Conseil des ministres a approuvé le 16 août dernier un décret des ministères de l’Éducation et de l’Égalité autorisant l’enseignement des théories de genre à l’école. Si cette disposition avait été adoptée dès 2018, elle n’avait jusqu’à présent pas été mise en place.

    En réaction, une pétition a été lancée (qui recueille actuellement plus de 30.000 signatures ndlr.) tandis que la conférence épiscopale portugaise a publié un document pastoral qu’elle avait rédigé à ce sujet en 2013. Intitulé « La Vision chrétienne de la sexualité. À propos de l’idéologie du genre », ce texte souligne que l’enseignement des théories de genre à l’école n’est autre qu’un instrument d’endoctrinement et une tentative de faire passer les thèses de cette idéologie comme un « fait scientifique admis et indiscutable », rapporte Vatican News. Les évêques y voient une idéologie voulant déterminer une « révolution anthropologique », en reléguant au second plan l’identité sexuelle comme « condition naturelle et biologique ».

    « Au lieu de parler de sexe (fondamental pour identifier une personne) on parle de genre (construction culturelle et psychologique d’une identité) », indique encore le document. « Au lieu d’une égalité entre hommes et femmes, on parle d’égalité de genre, tandis que la famille est remplacée par les familles ».

    En mars 2019 l’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, Mgr Bernadito Auza, s’était également fermement exprimé sur le sujetrappelant que le sexe d’une personne est une « donnée objective » et non un « choix ». Remplacer le sexe biologique par l’identité ou l’expression de genre a « des ramifications gigantesques » car cela influence tous les niveaux de la vie, jusqu’à « l’anthropologie de base », détaillait-il. Une telle idéologie « réduit » la personne à un simple esprit, quasiment à une « abstraction », tant qu’elle n’a pas choisi son sexe. Une conception qui « entrave » la relation entre les hommes et les femmes.

  • Abus sexuels : Benoît XVI répond à ses détracteurs

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    De Michel Janva, sur le site web « Salon beige »

    Benoît XVI calendrier-benoit4-610x630.jpg« Le Pape émérite a répondu dans la revue théologique Herder Korrispondenz aux critiques de ses notes sur la crise des abus sexuels dans l’Eglise. Benoît-et-moi a traduit 2 articles sur ce sujet :

    Le 11 avril 2019, Benoît XVI publiait ses Notes sur « L’Église et le scandale des abus sexuels » [cf. dossier sur Benoit-et-moi]. Il le faisait peu après la rencontre de tous les Présidents des Conférences épiscopales du monde convoquée par le Pape François. Les réflexions de Benoît XVI se situait sur un plan très différent de celles qui avaient émergé de la rencontre du Vatican. Il remontait dans le temps, au moment où, dans les années soixante, l’Église catholique assista à l’ »effondrement » de sa propre théologie morale. C’était un effondrement interne à l’Église, et non provoqué par des acteurs extérieurs, et c’était un effondrement théologique, dû à une nouvelle façon de faire la théologie que lui jugeait désastreuse.

    Le 27 août, Benoît XVI est revenu sur l’argument. Il l’a fait par le biais d’une courte note publiée dans la revue allemande Herder Korrespondenz, qui avait accueilli plusieurs contributions commentant ses Notes sur l’Église et les abus sexuels. Benoît XVI en a demandé la publication pour dire que dans un grand nombre d’écrits commentant son intervention, et en particulier dans ceux publiés dans la revue allemande, il n’est jamais fait mention de Dieu et donc le point central de ses observations de l’époque, qui voulait en fait mettre l’oubli de Dieu au centre de la crise, n’a pas été saisi.

    Dans ses Notes sur les abus, Benoît XVI avait écrit que la nouvelle théologie, contrairement à ce qui a été écrit dans Veritatis splendor de Jean-Paul II, affirmait que la morale se joue uniquement sur la balance des biens et qu’il n’existe pas de biens intouchables, de valeurs qu’il n’est jamais permis de sacrifier et qui dépassent la vie physique, comme les martyrs en ont témoigné. Et il conclut : « Dieu est plus grand que la survie physique. Une vie qui a été achetée au prix du déni de Dieu, une vie basée sur un mensonge final, est une non-vie« .
    Dans la pratique, la nouvelle théologie morale proche de l’ »effondrement », qui désormais nie l’existence d’actions devant toujours et en toutes circonstances être considérées comme mauvaises (comme l’avortement ou l’adultère), renie Dieu, c’est une morale a-théologique, au point d’arriver à la thèse selon laquelle l’Église n’a et ne peut avoir une morale propre. Dieu a disparu de l’horizon de la moralité, et la moralité aussi.

    « Un monde sans Dieu est un monde dénué de sens » où « il n’y aurait plus de critères du bien et du mal ». « Une société dans laquelle Dieu est absent – une société qui ne le reconnaît plus et le traite comme s’il n’existait pas – est une société qui perd son critère », « La société occidentale est une société dans laquelle Dieu est absent dans la sphère publique et pour laquelle il n’a plus rien à dire ». Et c’est pourquoi c’est une société dans laquelle le critère et la mesure de l’humain se sont perdus ». « Nous préférons ne pas parler de Dieu » et « Dieu est devenu le fait privé d’une minorité ».

    Des phrases telles que celles que nous venons de rappeler ne pouvaient laisser aucun doute sur le sens de cette intervention de Benoît XVI et sur la façon dont elle allait à contre-courant de la sécularisation de la théologie qui prévaut actuellement. D’où son regret, qui est aussi la confirmation d’un diagnostic négatif: les théologiens ne parlent plus de Dieu, ils professent une a-théologie. La mort de Dieu est évidente sur la scène publique, un fait qui doit être considéré comme dramatique mais au fond pas si nouveau. Que la mort de Dieu soit dans la théologie catholique suscite encore plus de douleur.

    Dans l’Instrumentum laboris du Synode sur l’Amazonie, il est très peu question de Dieu. La récente et fameuse interview du pape François à La Stampa parle de mille problèmes politiques mais ne fait jamais référence à Jésus-Christ. Dans la lettre des présidents des conférences épiscopales continentales pour le sommet de l’ONU à Katowice en octobre dernier, il était fait référence à la « Mère Terre » mais pas à Dieu. La doctrine sociale de l’Église, qui sert justement à parler de Dieu en public, est mise de côté et la pastorale sociale est un instrument pour résoudre de manière partagée les problèmes sociaux assumés uniquement sur le plan horizontal.

    Le point fondamental est théologique. Dans sa note sur Herder KorrespondenzBenedict dit que « le fait que la contribution d’Aschmann néglige le passage central de mon argument tout comme la plupart des réactions dont j’ai pris conscience me montrent la gravité d’une situation dans laquelle le mot Dieu semble souvent marginalisé dans la théologie ».

    C’est le fruit mûr et amer d’une longue saison théologique qui a choisi de ne plus parler de Dieu mais seulement de l’homme, pensant que Dieu aussi ne nous parle que dans l’homme. Qu’il parle indirectement à l’humanité et pas directement à son Église. Pour la théologie moderniste d’aujourd’hui, le premier à pratiquer une a-théologie serait Dieu lui-même. Il s’ensuit, par la force des choses, que l’Église aussi ne doit plus parler de Dieu, mais de biodiversité ou d’une société multi-religieuse, c’est-à-dire de l’homme et de ses problèmes.

    […]

    Dans sa réponse à Aschmann, Benoît définit sa critique comme « typique du déficit général dans la réception de mon texte ».

    « Je remarque que sur les quatre pages de l’article de Mme Aschmann, écrit Benoît XVI, le mot Dieu – dont j’ai fait l’aspect central de la question – n’apparaît pas une seule fois.

    […] Dans les réponses à sa lettre d’avril 2019, de nombreux théologiens allemands ont été particulièrement indignés que le pape Benoît XVI ait critiqué la révolution sexuelle des années 1960, qu’ils tiennent en haute estime. C’est donc aussi le cas du professeur Aschmann, qui rejette la critique du pape Benoît XVI de la révolution de 1968 et affirme que c’est plutôt l’encyclique papale Humanae Vitae qui est en cause. En refusant la contraception artificielle, Humanae Vitae a porté atteinte à la liberté de conscience de l’homme. Pour elle, la « vraie souffrance catholique » a commencé avec Humanae Vitae, car les gens n’aimaient pas que l’Église « s’immisce dans les pratiques sexuelles des époux ». Aschmann regrette l’attitude doctrinale « restrictive » qui est « éloignée de…la vie réelle ». Par conséquent, affirme-t-elle, l’Église a été incapable de répondre de manière juste aux « besoins sexuels » de certains de ses prêtres.

    Selon le professeur Aschmann, la crise des abus sexuels est donc « home made » par l’Eglise à cause de son enseignement restrictif sur la sexualité. D’après elle, beaucoup de couples ont pris leurs « distances » avec l’Église après Humanae Vitae. Dans son point de vue, c’est l’ « impossibilité de parler » de la sexualité, et la frustration conséquente qui ont poussé les prêtres à « chercher des contacts sexuels avec d’autres hommes et femmes, et aussi avec des enfants ».

    Aschmann est membre du Comité central des catholiques allemands, une importante organisation laïque qui réclame des femmes-prêtres, des prêtres mariés et un changement dans l’enseignement de l’Église sur la sexualité.

    Le Pape Benoît XVI, dans sa réponse à la critique d’Aschmann, lui rappelle qu’elle ne mentionne pas une seule fois Dieu, alors qu’il écrit qu’ »un monde sans Dieu ne peut être qu’un monde privé de sens ». Il cite aussi ses propres mots de la lettre d’avril, selon lesquels la société occidentale oublie Dieu et de cette façon, perd sa « mesure pour l’humanité ».

     » Pour autant que je puisse voir, dans la plupart des réactions à ma contribution, Dieu n’apparaît pas du tout, et donc ce que je voulais précisément souligner comme le point clé de la question n’est pas abordé ».

    Ce fait, poursuit le Pape retraité, « me montre la gravité d’une situation dans laquelle le mot Dieu, même en théologie, semble souvent marginal ».

    Ref. Abus sexuels : Benoît XVI répond à ses détracteurs

    Il est vrai que, dans sa  « Lettre au peuple de Dieu » du 20 août 2018, le pape François attribue les abus sexuels ecclésiastiques au « cléricalisme », qualifiant ainsi, sans autre précision, un abus de pouvoir dont, étrangement, il ne souffle mot de la cause première dénoncée par Benoît XVI : le  relativisme moral actuel de nos sociétés depuis les années 1960. 

     JPSC

  • KTO : le Sens de la vie, enseigner la religion en Belgique

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    L´enseignement de la religion occupe une place toute particulière dans les écoles belges, qu´elles soient publiques (réseau officiel) ou privées (réseau libre). Malgré les attaques dont il a été l´objet au fil de l´histoire, le cours de religion a gardé toute sa place dans le réseau libre et l´enseignement catholique n´a cessé de se développer partout sur le territoire belge. Il totalise à ce jour plus d´un millier d´écoles et une cinquantaine d´internats- Fait exceptionnel en Europe, L´enseignement catholique en Belgique représente environ 50% des écoles et scolarise la moitié des élèves belges appartenant à des profils sociaux, culturels et religieux différents. Comment l´enseignement de la religion catholique se vit-il au sein des écoles, en Belgique francophone ? Quels en sont les enjeux dans un monde en plein bouleversement, une société en quête de valeur et de sens ? Telle sont les questions auxquelles le documentaire se propose de répondre en allant, sur le terrain, à la rencontre d´enseignants et d´élèves de tous âges. UNE COPRODUCTION KTO/GRAND ANGLE PRODUCTION 2017 - Réalisé par Christine Stromboni

    JPSC

  • Notre-Dame de l’Espérance

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    Le XXIe siècle en Occident est loin d’être, actuellement, ce siècle religieux « prophétisé » par Malraux. Le regard d’ espérance qu’ Aymeric Pourbaix porte,  dans l’éditorial de la Revue « France Catholique »,  est sans doute le seul qui puisse l’être aujourd’hui sur l’Europe comme sur la France : Notre-Dame de l’Espérance, priez pour nous…

    « Terre mariale depuis le Ve siècle, la France compte un nombre incalculable de sanctuaires dédiés à la Mère de Dieu. Églises, monastères, petits oratoires de village... : tel est le paysage décrit par le chroniqueur médiéval, le moine Raoul le Glabre, au tournant du Ier millénaire. « C’était comme si le monde entier se libérait, rejetant le poids du passé et se revêtait d’un blanc manteau d’églises », écrit-il en parlant de l’Europe.

    En France, il existe encore aujourd’hui près de 2 900 lieux de dévotion mariale actifs, c’est-à-dire qui font l’objet d’un pèlerinage ou d’une procession annuels, selon le précieux Guide des sanctuaires mariaux de France, de Mgr Dominique Le Tourneau (Artège, 2019). Dont 140 pour le seul Finistère…

    Longue fresque

    De cette longue fresque de 1 500 ans – on pourrait même remonter plus loin puisque certaines traditions attribuent à deux villes de France, Longpont et Chartres, le privilège d’avoir prié la Virgo Paritura, la Vierge qui doit enfanter, avant même la naissance du Christ – le sommet, la fleur, fut sans conteste le Moyen Âge. En deux siècles seulement, les XIIe et XIIIesiècles, sont érigées pas moins de 80 cathédrales, gothiques pour la plupart. Essaimant dans toute l’Europe, jusqu’à influencer même la Renaissance italienne !

    Plus récemment, à l’époque moderne, la succession des apparitions mariales sur notre sol est tout aussi éloquente. Lourdes, La Salette, Pontmain, Pellevoisin, la Rue du Bac… La liste est impressionnante, mais le message est clair, selon l’évêque belge Mgr André Léonard. De sa retraite active à Notre-Dame du Laus, il résume ainsi ces apparitions : « un signe de connivence, et un appel à la conversion ». C’est ainsi également que l’incendie de Notre-Dame de Paris peut être interprété, dans le sens d’un avertissement mais aussi d’une protection : s’il s’était effondré, le clocher nord aurait pu entraîner toute la cathédrale dans sa chute !

    Marie donne la bonne réponse !

    Protection maternelle qui n’épargne donc pas les épreuves à notre vieux pays, mais incite à l’espérance. Car au tréfonds de notre mémoire collective, elle vient confirmer les prophéties de relèvement de la France, après une période de déchristianisation. Si ces dernières sont vraies, il est certain que la Bienheureuse Vierge Marie y jouera un rôle décisif. Car elle est, selon un aumônier de jeunes, « Notre-Dame du oui, celle qui a toujours donné la bonne réponse à Dieu ».

    En ces temps troublés et incertains que nous vivons, qu’elle nous vienne en aide pour ré-évangéliser notre vieux pays de chrétienté, et trouver le cœur de nos contemporains ! »

    Ref. Notre-Dame de l’Espérance

     

     JPSC

     

  • Pourquoi la refonte de l'Institut Jean-Paul II (mariage et famille) suscite des inquiétudes

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    D'Aline Lizotte sur Smart Reading Press :

    INQUIÉTUDES AU SUJET DE L’INSTITUT PONTIFICAL THÉOLOGIQUE JEAN-PAUL II POUR LES SCIENCES DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE

    Institut Jean-Paul II pour la famille

    Le 18 juillet dernier, le pape a approuvé de nouveaux statuts de l’Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille. Cette refonte complète fait polémique, en raison de l’éviction de deux figures majeures de l’Institut et de la suppression de leurs deux chaires. Règlement de compte personnel ou inflexion profonde de l’enseignement sur le mariage et la famille de cet Institut ? Aline Lizotte nous livre son analyse de cet événement symptomatique de divergences profonde entre les moralistes depuis soixante ans dans l’Église.

    Comme beaucoup d’autres, je me suis inquiétée du non-renouvellement du contrat de Mgr Livio Melina, de celui du Père José Noriega et de celui de quatre autres professeurs de l’Institut pontifical théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille. Mgr Melina était le titulaire de la chaire de Morale fondamentale et le Père Noriega celui de la chaire de Théologie morale spécialisée.

    L’élimination des professeurs Melina et Noriega est une chose, la disparition de deux chaires de Morale en est une autre : la chaire de Morale fondamentale, dont la première source thomiste est la Prima secundæ, et la chaire de Morale spéciale, qui correspond à la Secunda secundæ, disparaissent. Il n’est pas difficile de voir que l’on supprime de l’enseignement universitaire – qui dispense les licences et les doctorats – toute référence à la Théologie morale de saint Thomas d’Aquin. Disparaît également toute référence à la Théologie du corps. Demeurerait en place une chaire Karol Wojtyla, c’est-à-dire une référence à la pensée philosophique de Jean-Paul II, et serait créée une nouvelle chaire intitulée Gaudium et spes , c’est-à-dire dédiée à l’enseignement de la Théologie morale dans la lumière et selon la méthodologie de Vatican II.

    UNE LUTTE MENÉE DEPUIS 1956, QUE L’ON EST EN TRAIN DE PERDRE OU DE GAGNER


    Ces changements reflètent ceux qui se sont produits dans l’Église depuis un très long temps.


    Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour voir et comprendre que ces changements constitutionnels et académiques indiquent un changement assez radical du nouvel Institut. Ces changements reflètent ceux qui se sont produits dans l’Église depuis un très long temps et qui sont apparus clairement avant 1968, année de parution de l’encyclique Humanæ Vitæ. La parution de cette encyclique a mis en évidence ces profondes divergences entre les moralistes concernant les fins du mariage, la structure morale de l’acte conjugal, la liberté des consciences.

    Lire la suite sur Smart Reading Press

     

    Lire également : http://www.libertepolitique.com/Actualite/Decryptage/L-Institut-Jean-Paul-II-raye-de-la-carte-le-nouvel-institut-n-enseignera-plus-la-theologie-morale-fondamentale