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Médias - Page 141

  • Les vieux débats de Vatican II sur la collégialité sont de retour

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    jpg_1350796.jpgUne ère que l’on croyait close après Paul VI refait surface un demi-siècle plus loin, sous le règne d’un pape considéré comme « révolutionnaire ». Confondant peut-être l’image et la réalité, d’aucuns ressortent les vieilles lunes du tiroir, en proposant que le synode des évêques soit l’organe suprême de gouvernement de l’Église, une sorte de "concile permanent". Mais Vatican II avait exclu cette éventualité. Les cardinaux Müller et Ruini, d'accord avec Ratzinger cardinal et pape, expliquent pourquoi : à lire sur le site « Chiesa » de Sandro Magister. Extraits :

    Les deux synodes qui sont programmés l’un pour le mois d’octobre de cette année et l’autre pour celui de l’année prochaine suscitent une attente fébrile non seulement en raison de la question qui va y être discutée – la famille et en particulier la "vexata quæstio" de l’accès des divorcés remariés à la communion – mais aussi en raison des prévisions qui concernent leur fonctionnement (…)..

    Dans la ligne de l’intention manifestée par François d’associer à la primauté papale en ce qui concerne le gouvernement de l’Église une collégialité épiscopale plus réelle.

    Les propositions de renforcement de l'institution synodale qui ont été faites par Enrico Morini dans la revue "Il Regno", par exemple, sont emblématiques de cette attente. Morini enseigne l’histoire et les institutions de l’Église orthodoxe à l'université d’état de Bologne et à la faculté de théologie d'Émilie-Romagne et il est président de la commission du diocèse de Bologne pour l'œcuménisme :

    La proposition de Morini se présente sous la forme suivante :

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  • Qui suis-je pour juger ?

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    Cette petite phrase du pape François, sans doute mal comprise mais déclinée ensuite sur tous les tons, fait aujourd’hui le tour du monde.

    Dans son livre d’entretiens avec Peter Seewald, « Voici quel est notre Dieu » (Plon/Mame, 2001), le cardinal Joseph Ratzinger, futur Benoît XVI, remet les idées en place :

    « -Peter Seewald : Jésus a dit un jour, du haut de la montagne : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés, car du jugement dont vous jugez, on vous jugera, et de la mesure dont vous mesurez, on usera pour vous ! » (Mt 7, 1-2). C’est vite dit, mais ne nous faut-il pas aussi juger ?

     « -Joseph Ratzinger : C’est incontestable. Jésus lui-même, selon Matthieu 18, a défini la règle de la communauté : il dit de prendre le frère entre quatre yeux et de le corriger ; s’il n’écoute pas, qu’on le fasse dans un cercle plus étendu, et ainsi de suite. Des règles, en particulier des règles juridiques, sont nécessaires à l’homme. Il s’agit ici d’une autre dimension : nous n’avons pas à nous instituer juges du monde entier, mais il nous faut respecter aussi, en jugeant, le mystère de l’autre. Même lorsque la justice, pour maintenir l’ordre, doit juger, elle ne condamne pas la personne, mais certains de ses actes en essayant de trouver la réponse adéquate ; nous devrions en tout cas respecter le mystère du non-dit dont Dieu seul est juge.

    Le deuxième membre de ce précepte présuppose que nous ne devons pas oublier que nous aussi nous serons jugés de la même manière que nous avons jugé. C’est une invitation à garder la juste mesure, de connaître les bonnes limites, de faire preuve du vrai respect envers l’autre. Jésus nous fournit donc  une règle intérieure pour juger quand cela s’avère indispensable. Elle consiste à reconnaître sans cesse cette dernière instance ».

     JPSC 

  • L’eurovision : une vision barbante de l’Europe

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    D’Anne-Laure Debaecker sur le blog du bimensuel « L’Homme Nouveau » :

    « Comme pressenti et annoncé, l’attrait pour le phénomène de foire a pris le dessus à l’eurovision.

    Bonne dernière du concours pour la première fois de son histoire avec seulement deux points, la France a fait un mauvais calcul en choisissant comme candidats les Twin Twin avec leur chanson « Moustache ». Outre une prestation douteuse tenant plus du braillement que d’une véritable chanson, dotée de surcroît de paroles ineptes, ils n’avaient pas le bon profil pour s’assurer d’une victoire. Gageons qu’en choisissant une chanteuse lesbienne – ou au moins bisexuelle –, issue de l’immigration, la France se serait donné tous les moyens d’être à la hauteur de l’évènement.

    Une véritable foire

    Mais peut-on vraiment parler de hauteur quand ce concours semble donner la part belle aux phénomènes de foire et aux forums politiques ? Entre les interprètes russes qui se sont fait huer, l’ouverture de la cérémonie offerte à la candidate ukrainienne et le vainqueur autrichien, la « femme à barbe » transsexuelle répondant au doux nom de Conchita Wurst. Faut-il le préciser ? L’eurovision est tout particulièrement plébiscitée par le lobby homosexuel. Nouvelles et étranges conceptions de la neutralité artistique…

    Si, à l’origine, ce concours permettait de découvrir des artistes talentueux et des chansons audibles – Abba, Céline Dion, ou encore France Gall y ont participé –, il s’est mué avec les années en un vaste spectacle de revendications politiques et de bien-pensance, dont la part culturelle et musicale a été réduite à la portion congrue. Il n’y a qu’à lire la presse généraliste pour le réaliser : tous sont dithyrambiques au sujet de l’incroyable leçon de tolérance offerte par l’élection de Conchita mais peu prolixes quant à une éventuelle critique musicale de l’évènement. Un chercheur allemand, Ernst Gluckman, a d’ailleurs estimé que l’aspect artistique ne pesait que pour 5%  dans la détermination des points.

    Un « hymne à la tolérance »

    Le Parlement européen à son tour s’est empressé de s’engouffrer dans la brèche, saluant la victoire autrichienne comme un « hymne à la tolérance » et invitant à faire de même pour les élections européennes du 25 mai prochain, indiquant ainsi clairement sa conception du politiquement correct bruxellois…

    Finalement, ce concours est un bon reflet de nos maux actuels : une France représentée par des guignols qui la ridiculisent, une perte d’objectivité d’instances dirigeantes, une démission culturelle, une bien-pensance et un politiquement correct érigés en dogmes »

    Ref. L’eurovision : une vision barbante de l’Europe.

    Et, comme dirait Poutine, l’Europe est devenue folle…

    JPSC

  • Officiel : le pape Paul VI sera béatifié le 19 octobre prochain

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    Lu sur le site de « 7 sur 7 » :

    le-pape-françois-lami-des-jeunes-e1375653495190.jpgD’après un communiqué de l’agence Belga : Le pape Paul VI, à la tête de l'Eglise catholique de 1963 à 1978 et qui l'a gouvernée dans la période difficile de l'après-Concile Vatican II, sera béatifié le 19 octobre, a annoncé samedi le Vatican.

    "La béatification de Paul VI, Vénérable serviteur de Dieu, aura lieu au Vatican le 19 octobre", selon un communiqué du Saint-Siège. La guérison inexpliquée d'un foetus, attribuée à l'intercession du pape Paul VI, a été reconnue par la Congrégation pour la cause des Saints comme un miracle permettant sa béatification. 

    Homme d'avant Vatican II, un moment bras droit de Pie XII, Giovanni Battista Montini, né en 1897, est devenu pontife en juin 1963 sous le nom de Paul VI, après la mort de Jean XXIII. C'est lui qui a mené à son terme Vatican II (1962-65), initié par son prédécesseur. Un concile "oecuménique" qui a ouvert l'Eglise catholique aux autres religions et à la société. Il en sera le principal artisan, et c'est de ce travail considérable que le pape italien est remercié par le pape François, qui, comme prêtre, a été formé par la pensée de ce même Concile. Mais Paul VI a été rendu impopulaire par l'encyclique "Humanae Vitae" en 1968 qui recommandait aux catholiques de ne pas recourir à la pilule. 

    Le 27 avril, les papes Jean Paul II et Jean XXIII ont été canonisés au cours d'une cérémonie présidée par François place Saint-Pierre. »

     

    VOTRE IMPRESSION SUR CET ARTICLE?

    Réf. Le pape Paul VI sera béatifié le 19 octobre . Ce pape tourmenté était aussi, sous bien des aspects, un esprit "moderne" et à tout le moins complexe, comme le montre le "Paul VI secret" publié par son ami, feu l'académicien Jean Guitton. JPSC

  • Christian Laporte crie victoire

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     Suite (et fin?) d'une controverse dont nous avions parlé ici Christian Laporte lance un brûlot contre la Fraternité des Saints Apôtres . Lu sur le site web de "La Libre":

     « La joie pascale avait été troublée chez les catholiques bruxellois par une polémique autour d’une mutation de l’abbé Daniël Alliët, le curé du Béguinage à Molenbeek afin d’y laisser la place à une communauté de la Fraternité des Saints Apôtres très chère à Mgr Léonard. L’information fit d’autant plus le "buzz" que ce prêtre flamand défend depuis trente ans les minorités à Bruxelles. Il fut ainsi le fer de lance de l’accueil de demandeurs d’asile afghans dans son lieu de culte.

    Bref, l’émotion fut vive dans les milieux chrétiens et dans les ONG mais à Malines, on nous précisa que l’archevêque et l’évêque de Bruxelles, Mgr Kockerols devaient encore sonder l’intéressé. C’est chose faite et… contrairement à ce qu’on pensait, la communauté de l’abbé Alliët ne quittera pas sa paroisse. Daniël Alliët et son équipe pourront y poursuivre leurs activités. Lundi, Mgr Léonard le leur a annoncé par e-mail et par courrier. L’archevêque a aussi donné sa vision des faits : il avait demandé à l’abbé Alliët s’il était prêt à célébrer ses offices liturgiques (et seulement cela) à l’église Saint-Jean-Baptiste à Molenbeek. En fait cette question s’inscrivait "dans les étapes exploratoires de l’Archevêque en vue de trouver une église idoine pour quelques prêtres de la Fraternité des Saints Apôtres. En outre, il était demandé à Daniël Alliët s’il était prêt, en cas de réponse négative à la première question, à partager l’église du Béguinage avec d’autres prêtres".

    Un grand soutien à l’abbé

    Sa réponse a été doublement négative. "Sur base de ces réponses suite à l’impact médiatique que la question a soulevé et consécutivement aux centaines de témoignages de soutien à l’abbé Alliët adressés à l’archevêché, Mgr Léonard a revu sa position", commente son porte-parole Jeroen Moens. Et les prêtres de la Fraternité des Saints Apôtres ? "Ils recevront une autre mission dans le Vicariat de Bruxelles" … 

    Réf. Mgr Léonard a plié devant l’abbé Alliët

    Et, bien sûr, toutes sortes de bruits de couloir circulent maintenant dans « nos milieux »,  pour placer quelques points d’interrogation comme autant de flèches en direction de la jeune Fraternité. Ubi caritas…JPSC

  • Quand Rome prépare le synode sur la famille

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    De  Sandro Magister sur son site « Chiesa » (extraits)

    « Le pape François exhorte à s’ouvrir aux "périphéries" du globe. Mais alors ce n’est pas par l’Allemagne ou par la France que la doctrine et la pratique de l’Église en matière de mariage homosexuel et d’accès des divorcés remariés à la communion peuvent être définies 

    Au cours des démarches de préparation au synode consacré à la famille, l’un des éléments qui ont eu l’impact le plus fort a été le questionnaire qui a été distribué "dans le but d’obtenir des données concrètes et réelles à propos du thème du  synode" : (…) Les réponses devaient rester confidentielles. Cependant certains épiscopats, en particulier ceux des pays de langue allemande, Allemagne Autriche, Suisse, les ont rendues publiques, ce qui a mis en évidence le fait que, dans ces pays, il existe une grande distance entre, d’une part, l'enseignement de l’Église en matière de morale et, d’autre part, l'opinion et le comportement de très nombreux fidèles.

    Le secrétariat du synode est en train de préparer un rapport général à propos des réponses données au questionnaire.

    Mais, en attendant la publication de ce rapport, il peut être utile de parcourir les résultats d’une enquête scientifique qui a été menée dans 40 pays des cinq continents par celui des centres de recherche sur les religions qui fait le plus autorité, le Pew Research Center, dont le siège se trouve à Washington :

    Cette enquête, menée entre 2013 et le commencement de 2014 et rendue publique le 15 avril, a consisté à demander aux personnes interviewées d’indiquer si elles considéraient comme moralement acceptables ou non huit situations ou comportements, dont six concernant précisément la famille, qui est le thème du synode :l'avortement, l'homosexualité,les relations sexuelles extraconjugales de la part de personnes mariées, les relations sexuelles entre adultes non mariés, le divorce, les contraceptifs. Pour l’Europe, les pays qui ont fait l’objet de l’enquête ont été le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Grèce, la Pologne, la République Tchèque, la Russie. Pour l’Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada. Pour l’Amérique latine, l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, le Salvador, le Mexique, le Venezuela. Pour l’Asie, la Turquie, la Jordanie, le Liban, les Territoires Palestiniens, Israël, la Chine, l’Indonésie, le Japon, la Malaisie, le Pakistan, l’Inde, les Philippines, la Corée du Sud. Pour l’Afrique, l’Égypte, la Tunisie, le Ghana, le Kenya, le Nigéria, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Ouganda. Pour l’Océanie, l'Australie.

    Les réponses varient d’un thème à un autre et d’un pays à un autre. Mais, alors que les contraceptifs et le divorce sont admis partout par la majorité de la population, l'avortement, l'homosexualité et les rapports extraconjugaux sont en revanche considérés comme moralement inacceptables par la plupart des personnes interrogées dans la majorité des pays. (…) En chiffres l’écart le plus important s’établit entre, d’une part, quelques pays d’Europe et le Canada et, d’autre part, les pays d’Afrique (…). En Amérique latine, l'Argentine est le pays qui s’approche le plus des standards européens. 

    Par ailleurs l'enquête du Pew Research Center met également en évidence la nature de l’écart : entre l'opinion majoritaire de certaines parties de l’Europe et de l’Amérique du nord, où règnent l'indifférence en ce qui concerne l’avortement, la dissolution du mariage et l'idéologie du "genre", et la sensibilité opposée d’autres parties du monde, immenses, en particulier en Afrique et en Asie, où existent cependant de sérieux problèmes dans d’autres domaines, qu’il s’agisse des mariages arrangés ou de la polygamie.

    Si, comme le prêche inlassablement le pape François, la mission de l’Église n’est pas de se renfermer dans ses vieux périmètres géographiques et culturels mais de s’ouvrir aux "périphéries" du monde, il est évident que le catholicisme allemand ne peut pas être – c’est un peu ce qui arrive en ce moment – le paramètre universel du changement dans la doctrine et dans la pratique de l’Église en matière de famille, d’accès des divorcés remariés à la communion et de mariages entre personnes du même sexe.

    Réf. En matière d’homosexualité et d’avortement, la voix du Tiers Monde

    Deux remarques, pour ne pas simplifier les choses:

    Par eux-mêmes, les mots sont toujours piégés. En fait, le pape François prie l’Eglise qu’il qualifie d’ « auto-référencielle », de sortir d’elle-même pour aller vers les « périphéries » : en ce sens, dans son esprit, l’Allemagne pourrait être plus « périphérique » que l’Ouganda ou le Kenya…

    Par ailleurs, l’enquête du  Pew Research Center a un caractère scientifique que celle du Saint-Siège, sauf erreur, ne revendique pas, ce qui relativise la portée des conclusions qu’on pourrait tirer de cette dernière.

     JPSC

  • Les catholiques : quelle influence ?

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    Lu sur le site « Liberté Politique » :

    « Le sondeur Jérome Fourquet et le démographe Hervé Le Bras se sont associés pour réaliser une étude sur le vote et la géographie des catholiques en France. Ils se sont particulièrement intéressés aux cinquante dernières années. Si la pratique a diminué, la religion garde un rôle non négligeable dans le vote.

    Des changements sociologiques de grande importance ont eu lieu depuis Vatican II. En effet, la période de l'après-concile a été marquée par le déclin spectaculaire du catholicisme. La fréquentation de la messe est moindre, le nombre de baptisés baisse, etc. L'influence du catholicisme est donc en chute notable.

    Le « messalisant », une espèce en voie de rétrécissement

    Les auteurs définissent les catholiques pratiquant comme « une partie de la population disposant d’un système de valeurs spécifiques, et qui prend toujours en considération les messages et les valeurs de l’Église. D’un point de vue sociologique, le profil des catholiques pratiquants présente plusieurs particularités : ce sont majoritairement des femmes et des personnes dont la catégorie socio-professionnelle se situe dans les plus aisées, avec une forte représentation de retraités et d’agriculteurs ».

    Le messalisant, lui, se rend tous les dimanches ou plus à la messe, le pratiquant s'y rendant lui « régulièrement ». Sans surprise, le messalisant et le pratiquant constituent les deux « catégories » de catholiques les plus « sensibles » (sic) à l’enseignement de l'Église.

    L'influence indirecte du catholicisme

    Le catholicisme, s'il a perdu son influence directe (seuls 6% des Français se rendent à la messe au moins le dimanche) a gardé une influence indirecte, une empreinte culturelle sur la vie politique.

    Si les facteurs sociaux-économiques prennent le dessus sur l’impact religieux, les auteurs expliquent cependant que l’effacement de la religion ne doit pas être confondu avec celui de la tradition catholique qui demeure efficiente. Ainsi, « bien que la pratique décline, les populations des régions de tradition catholique continuent à se comporter de manière différente de celles des régions déchristianisées de longue date. […] La tradition catholique demeure donc un acteur central du jeu politique et social ».

    Les racines chrétiennes de la France sont donc bien vivantes, mais disent plus que ce que constatent sondeurs et démographes, dont l’analyse est platement statistique : « Ce sont les minorités créatrices qui bâtissent l’avenir » disait Benoît XVI. Or c’est ce qui manque le plus à cette riche étude sur la population catholique : une appréciation fine du potentiel d’influence intellectuelle et culturelle que pourrait indiquer la typologie des messalisants.  

     François de Lens

    Sources : La CroixLe PointFondation Jean Jaurès."

    Réf. Les catholiques, une influence géographique

     L’Europe ou l’Amérique ne sont pas l’Asie, ni l’Afrique

    A côté de l’ « anima vagula blandula » qui s’estompe toujours plus dans la culture des pays où le catholicisme a perdu la partie après le concile Vatican II et les rêves actuels d’immersion dans les « périphéries », il faut d’abord se demander s’il existe encore, pour ces pays en tout cas, un centre capable de rayonner au-delà des chapelles qui se partagent aujourd’hui les minorités de messalisants. Un beau thème de débat sur les racines et spiritualités chrétiennes au XXIe siècle…

    JPSC

  • L'énigme François

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    Pour aller plus avant dans la compréhension du pontificat actuel, trois articles éclairants :

  • Les Cristeros sur KTO, le 11 mai 2014

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    Cristeros

    Cristeros  

    Dimanche 11 mai 2014
    Édition spéciale
     

    Cristeros

    En 1926, un soulèvement populaire secoue le Mexique suite aux lois du président Callès, qui interdisent toute pratique religieuse dans l'ensemble du pays. 

    Des hommes et des femmes de tous horizons, les Cristeros, vont alors risquer leur vie pour défendre leur liberté et lutter contre les persécutions menées par le gouvernement. 

    Une des pages les plus sombres de l'Histoire du Mexique. Le film de Dean Wright propose un récit épique de cette période.

    Une Édition spéciale à voir sur KTO dimanche 11 mai à 20h40, et à revoir sur cette page.

  • Pape François : la fiction plus forte que la réalité ?

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    D’Andrea Gagliarduccihttp://www.mondayvatican.com traduit sur le site Benoît et moi  (extraits) :

    media_xll_5683690.jpgDans sa dernière rencontre avec le clergé romain, Benoît XVI a parlé d'un « Concile Vatican II des médias et du véritable Concile Vatican II», se plaignant que les médias voulaient fixer l'agenda des pères conciliaires. Aujourd'hui quelque chose de semblable se produit encore, à l'égard de la papauté de François. On pourrait parler d'une papauté selon les médias et d'une papauté réelle. D'un côté, il y a le pape François (photo), qui poursuit la mission de l'Eglise, ayant même comme conseiller secret de confiance le pape émérite Benoît XVI. De l'autre côté, se tient le pontificat de François tel que les médias le dépeignent. Des médias qui exploitent chaque lacune d'information pour construire une image du pontificat qui va bien au-delà de tout ce que François a dit ou fait. L'agenda des médias pour l'Eglise est surtout axé sur deux thèmes: la question des divorcés remariés, et la réforme de la Curie (ndt: pour le moment, et en attendant plus!). 

    Divorcés remariés 

    (…) Il semble évident qu'il existe un programme pour changer la praxis de l'Eglise sur des questions comme celle de la communion pour les divorcés remariés. Les résultats des deux prochains synodes d'évêques (le synode extraordinaire de 2014 et le synode ordinaire de 2015) qui traiteront des questions de la famille sont attendus avec beaucoup d'anticipation. Le Pape François ne prendra pas position avant ces deux rencontres. Tout le monde est impatient de savoir ce qu'il décidera. 

    De nombreuses attentes ont été placées sur le pontificat de François. Le Pape François avait été décrit comme l'homme qui rompt avec le passé afin de mener l'Eglise dans la modernité. Il était (et est toujours) défini en opposition à Benoît XVI. Comme si l'Eglise avait commencé à changer sous le pontificat de François. En fait, l'Eglise n'a pas changé. Les vérités de la foi sont restées les mêmes. Peut-être que la seule chose qui a changé, c'est l'approche. Et c'est surtout une question de style. 

    Le Pape François exerce une papauté informelle. Les appels téléphoniques qu'il fait constamment, les interviewes non programmées qu'il continue à accorder (la plus récente avec un évêque qui est allé chez le pape pour une visite ad limina, et qui a ensuite diffusé le contenu de sa conversation sur une chaîne de télévision chilienne) doivent être considérés comme les visites pastorales d'un pape qui ne peut quitter le Vatican aussi souvent qu'il le souhaite. 

    Cependant, rendre public le contenu des appels téléphoniques et des rencontres, sans contrôle adéquat du message par avance, ou un "tuyau" des services de communication du Vatican, comporte des périls. 

    Le plus grand risque est que les paroles du Pape François soient manipulées. François aime à parler en termes généraux, en laissant les discussions ouvertes: cela fait partie de son style. On a dit que le cardinal Jorge Mario Bergoglio était fortement opposé à la loi sur le mariage gay en Argentine. Mais des sources d'Argentine maintiennent qu'il n'a vraiment pas pris de position ferme. Les membres de la Conférence des évêques d'Argentine ont dû le convaincre qu'en tant que président de la Conférence, il devait prendre une position ferme. Donc, il a signé une déclaration, mais il n'a jamais abordé la question dans sa prédication ou fait des remarques publiques. Sa position est avant tout celle d'un «fils de l'Église», comme il l'a dit à des journalistes lors de la conférence de presse dans l'avion en revenant des Journées mondiales de la Jeunesse à Rio de Janeiro. 

    Les paroles du Pape semblent indiquer qu'il ne changera pas la doctrine pour ce qui concerne les divorcés remariés. Plutôt, il veut signaler sa proximité à ceux, divorcés et remariés

    La réforme de la Curie 

    (…) Comme ce fut le cas avec la question des divorcés remariés, la discussion sur la réforme Curie risque également de suivre un agenda fixé par les médias (…). Tandis que le pape François persiste dans sa sollicitude pastorale, publique et en même temps indépendante, dehors, il y a tout un monde dont le but est de prescrire la façon de moderniser et de réformer l'Eglise. En fin de compte, le côté informel du pape François permet à beaucoup de se cacher derrière la «mens Papalis» (la volonté du pape) pour faire pression en vue de changements dans la doctrine de l'Eglise. 

    De ce point de vue, au sein de l'Église, la coordination de la communication fait défaut. Certes, l'informalité du pape rend difficile de suivre tout ce qu'il dit et fait. Cette difficulté est l'une des raisons pour lesquelles la communication du Vatican semble incapable de protéger l'agenda de l'Eglise des pressions sur elle. En fait, le pape lui-même ne semble pas disposé à endiguer ces pressions. Selon des sources, interrogé sur l'appel téléphonique qu'il aurait passé à la femme argentine, le pape aurait répondu qu'«il est inacceptable de discuter de ce que je dis au téléphone.» 

    Tandis que les médias poussent à la réforme, le pape François a montré qu'il n'est pas révolutionnaire : l'Institut pour les œuvres religieuses (la banque du Vatican) est toujours là, et presque tous les chefs de dicastères du Vatican ont été maintenus à leurs postes. Le Pape a simplement remanié la composition de quelques congrégations. On a beaucoup dit que le pape François allait réduire les distinctions honorifiques ecclésiastiques. Mais le pape François n'a pas suivi cette voie, et a même fait évêque Mgr Fabio Fabene - le nouveau numéro deux du secrétariat général du synode. Le nombre de ministères est en augmentation.... Lorsque Jean-Paul II partait vers les périphéries, il y avait des gens comme Joseph Ratzinger, Paul Poupard et Roger Etchegaray qui faisaient tourner la machine de la Curie et surveillaient que chaque mot prononcé par le Pape était correctement rapporté et sa signification bien comprise. Aujourd'hui, qui constitue l'arrière-garde du pape François? Et seront-ils en mesure de s'échapper de la papauté selon les médias, pour projeter la papauté réelle?

    Réf. Pape François: La papauté selon les médias éclipse-t-elle la papauté réelle? Alors,  "Much Ado About Nothing" ? Wait and see...

    JPSC

  • Le sondage du « Figaro »

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    Lu sur le site web du Figaro cette question à ses lecteurs:

     Trouvez-vous normal que Manuel Valls aille à la canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII ?

     Résultat ce samedi 26 avril au soir :

      41022 Votants
     

     57% Oui   43% Non

    Imaginerait-on la question suivante posée par la « Libre Belgique » à ses bobos de lecteurs (et même aux autres) : trouveriez-vous normal qu’Elio Di Rupo aille à la canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII ? Pas une seule réponse. La morne plaine d'outre-Quiévrain n'est pas la France.

    JPSC

  • Vatican : Conférence de presse sur la sainteté des deux futurs canonisés

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    Sur la place Saint-Pierre à Rome, dimanche prochain 27 avril, le pape Bergoglio canonisera, dans une cérémonie très médiatique, ses prédécesseurs Jean XXIII et Jean-Paul II. La dernière canonisation d’un pape date du 29 mai  1954 : elle avait été faite par Pie XII qui éleva alors à la gloire des autels le champion de la lutte contre le modernisme, Guiseppe Sarto mieux connu sous son nom de règne : Pie X, pape de 1903 à 1914.  A cette occasion, le Saint-Père Pie XII avait notamment prononcé cette prière : « Saint Pie X, gloire du Sacerdoce et honneur du Peuple chrétien, Toi en qui l'humilité parut fraterniser avec la grandeur, l'austérité avec la mansuétude, la piété simple avec la doctrine profonde, Toi, Pontife de l'Eucharistie et du catéchisme, de la foi intègre et de la fermeté impavide, tourne ton regard vers la Sainte Eglise, que Tu as tant aimée et à laquelle Tu as donné le meilleur des trésors que la divine Bonté, d'une main prodigue, avait déposés dans ton âme obtiens-lui l'intégrité et la constance au milieu des difficultés et des persécutions de notre temps  et soulève cette pauvre humanité, aux douleurs de qui Tu as tellement pris part qu'elles finirent par arrêter les battements de Ton grand cœur…  afin que de la sorte les angoisses qui épuisèrent Ta vie apostolique se transforment grâce à Ton intercession, en une réalité de bonheur, à la gloire de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui avec le Père et le Saint-Esprit vit et règne dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il ! »

    Ce temps nous paraît aujourd’hui bien lointain et l’Eglise n’est plus ce qu’elle était voici soixante ans. Au milieu des « fervorini » qui entourent le pape François, des questions sourdent néanmoins ici et là: sur la tendance à béatifier ou canoniser systématiquement les papes contemporains, sur l’absence de miracle attribué à Jean XXIII pour le canoniser, sur la gouvernance ou les affaires qui, rétrospectivement, jettent une ombre sur l'Eglise des années postconciliaires.

    Dans une conférence de presse dont Radio-Vatican se fait ici l’écho,  le porte-parole du Saint-Siège et les deux postulateurs de la cause des nouveaux saints ont répondu à l’une ou l’autre des inquiétudes exprimées « mezzo voce » :

    « (RV) Rome, de nouveau le point de mire de l’attention médiatique : pèlerins, touristes curieux et journalistes convergent vers la Ville Eternelle, qui se prépare dans une certaine fébrilité à l’évènement tant attendu : la double canonisation des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Lors d’une conférence de presse ce mardi matin, les journalistes, déjà sur place, ont pu écouter le père Giovangiuseppe Califano, et Mgr Slawomir Oder, respectivement postulateurs de la cause de Jean XXIII et de Jean-Paul II, invités à s’exprimer sur la sainteté des deux futurs canonisés, une sainteté conçue tous deux comme vocation à part entière, le but de leur vie : Angelo Roncalli, le « pasteur et le père», le « pacifié et le pacificateur », l’homme de l’obéissance et de la paix ; Karol Wojtyla, saint à l’école de la souffrance, mystique, vivant sa vie de sorte qu’elle soit « expression de la gloire de Dieu ».

    Aucune « implication personnelle » de Jean-Paul II dans l'affaire Maciel

    A l’approche de cette double canonisation, plusieurs accusations, déjà récurrentes, mettent en cause le Pape Jean-Paul II dans l’affaire Marcial Maciel, laissant entendre que le Pape polonais était au courant des agissements scabreux du fondateur des Légionnaires du Christ, et aurait pourtant refusé de sévir contre lui. Un soutien que d’aucuns interprètent comme une volonté de protéger l’Eglise de toute éclaboussure.

    Le postulateur de la cause de Jean-Paul II, Mgr Oder, ainsi que le père Federico Lombardi ont tenu à répondre à ces accusations. Une enquête a été menée, et les documents qui ont été étudiés lors du procès de canonisation du Pape Jean Paul II ont montré qu'il n'y avait « aucune implication personnelle » de sa part dans ce scandale retentissant, a expliqué Mgr Oder.

    Réticences à la canonisation ?

    Mgr Oder a par ailleurs commenté des informations sur les réserves que l'ancien cardinal de Milan, Carlo Maria Martini, aurait émis lors du procès en canonisation. Affirmer que le cardinal italien était opposé à la canonisation de Jean-Paul II n’est « pas juste et pas vrai ». Ce qui est vrai en revanche, a expliqué le père Lombardi, c’est que Mgr Martini avait reconnu la légitimité d'un débat sur l'opportunité de faire saints les Papes en général.

    "Pourquoi sont-ils saints?"

    « Pourquoi sont-ils saints?» : c'est le thème d'une veillée qui réunit ce mardi soir des centaines de jeunes, en la cathédrale de Rome, la basilique St Jean-de-Latran. Après une liturgie de la Parole présidée par Mgr Zuppi, évêque auxiliaire pour le centre de Rome, les deux postulateurs donneront leurs témoignages et inviteront les participants à réfléchir sur la sainteté et la spiritualité des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II. »

    Ici : Conférence de presse sur la sainteté des deux futurs canonisés

    JPSC