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Actualité - Page 549

  • Vatican : des invités pas très catholiques pour la prochaine Conférence sur la Santé

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    17 avril 2021

    Le Vatican accueillera Chelsea Clinton, le Dr Fauci, les PDG de Moderna et Pfizer et d'autres stars et milliardaires pour sa 5e conférence sur la santé

    Le Vatican a annoncé la tenue de sa cinquième conférence internationale sur la santé, intitulée « Explorer l'esprit, du corps et de l'âme », qui accueillera un grand nombre d'orateurs mondialistes et favorables à l'avortement, tels Chelsea Clinton, vice-présidente de la Fondation Clinton, qui entretient des liens étroits avec les avorteurs industriels de Planned Parenthood, les PDG des sociétés Pfizer et Moderna, qui fabriquent des vaccins au moyen de lignées de cellules obtenues à partir de fœtus avortés, le directeur des National Institutes of Health des États-Unis et le Dr Anthony Fauci, artisan du confinement et de la dictature sanitaire version US. L’événement, qui aura lieu en ligne du 6 au 8 mai, a pour principal organisateur le Conseil pontifical pour la culture sous la responsabilité du cardinal Ravasi.
     
    Mais la Cura Foundation est aussi impliquée, comme lors de conférences précédentes dans ce cycle. Si elle ne soutient pas la recherche sur les cellules souches embryonnaires sur son site, cette organisation philanthropique explique : « Nous stimulons le changement par la génomique, l'intelligence artificielle et les big data, afin de soutenir et de concrétiser la révolution de la médecine régénérative. – Nous sommes les champions des corps sains résistants aux maladies. Nous nous efforçons d'aider les gens à vivre plus longtemps, mieux et sans souffrance. »
     
    Parmi les intervenants figurent des noms aussi éminents que divers. Si les PDG de Moderna et de Pfizer sont probablement invités en tant que développeurs du vaccin anti-COVID, il faut noter que Pfizer produit et commercialise des pilules abortives. Et que le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, est entré dans le classement Forbes des milliardaires français grâce à la pandémie… On notera que le directeur du National Institute of Health (NIH), Francis Collins préconise l'utilisation de tissus fœtaux dans des projets de recherche. Le directeur de Google Health, David Feinberg s’exprimera lui aussi : au nom des projets du groupe Alphabet en matière d’intelligence artificielle et de traitement des données des patients – une activité qui a déjà suscité quelques scandales médiatiques ?
     
    Egalement invité à la conférence du Vatican : le PDG de Salesforce, Marc Benioff, ce milliardaire qui s'est offert le magazine Time en 2018 consacre également 1 % du capital, du temps de travail et des produits Salesforce à des « œuvres de charité ». « Les causes qu’il soutient sont variées : égalité homme/femme, LGBT, anti-racisme », note L’Echo, média belge. A tu et à toi avec « l’élite » mondialiste et libérale, sa société a interdit les courriels des républicains et de la campagne Trump à la suite des manifestations du 6 janvier au Capitole, et même toute interrogation à propos de l'élection américaine de 2020. Time le décrit comme « l'un des dirigeants les plus ardents » pour la défense des LGBT. 
     
  • Quand des scientifiques travaillent à la création d’embryons mi-homme mi-singe

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    De Laurent Alexandre sur Atlantico via ce blog :

    18 avril 2021

    FRANKENSTEIN, LE RETOUR ?…

    Des scientifiques travaillent à la création d’embryons mi-homme mi-singe

    Pour le groupe de chercheurs américains, chinois et espagnols qui a fait état de progrès significatifs dans la création de chimères à partir de cellules humaines, les bénéfices du projet surpassent le vertige éthique qu’il suscite. 

    Atlantico : Un groupe de chercheurs américains, chinois et espagnols a fait état de progrès significatifs dans la création de chimères homme-singe à partir de cellules humaines. Le terme chimère, d’origine mythologique, n’est pas forcément clair pour le grand public. De quoi s’agit-il exactement ?

    Dr Laurent Alexandre : Pour l’instant, nous restons à un stade pré-embryonnaire puisque les embryons ont été tués à 20 jours. Il a été injecté dans des embryons de singes des cellules souches humaines. Ces cellules se sont développées, se sont intégrées dans l’embryon de singe et ont donc modifié sa structure en le rendant chimérique.

    C’est-à-dire que cet embryon comportait à la fois des cellules de singe et des cellules humaines. On a observé que les cellules se multipliaient et que les cellules humaines communiquaient avec les cellules de singe dans cet embryon chimérique. L’expérimentation n’est pas allée jusqu’à fabriquer un animal chimérique qui aurait comporté à la fois des caractéristiques humaines et des caractéristiques simiesque pour plusieurs raisons psychologiques, éthiques, politiques.

    Si on obtenait un animal intermédiaire entre les capacités intellectuelles de l’homme et celles du singe, qu’en ferait-on ? Quelle serait sa place future ? Dans une prison ? Dans une maison ? Dans un laboratoire ? Dans un zoo ?

    Que ferait-on d’hommes ayant une intelligence intermédiaire entre le singe et l’homme ? Que ferait-on de cet animal qui serait l’équivalent d’un handicapé grave sur le plan intellectuel, qui, probablement, n’aurait pas le langage, ou aurait du mal à l’acquérir, à la fois pour des raisons intellectuelles mais aussi à cause de la forme de son larynx ? Toutes ces raisons  font qu’on a limité à vingt jours la durée de vie de ces embryons chimériques. Juridiquement, à supposer que les embryons aient été réimplantés chez une femelle singe et auraient pu donner des bébés, s’ils avaient été viables, les problèmes éthiques n’auraient pas été réglés. La place d’une telle chimère dans la société n’est pas du tout claire à ce stade.

    Il est hautement probable que de telles chimères permettraient d’être des réservoirs d’organes qui ne seraient pas rejetés par les êtres humains, c’est à dire qui ne nécessiteraient pas de traitements immunosuppresseurs. Est-il licite de faire des fermes industrielles de singes humanisés avec des caractéristiques humaines pour leur prendre leurs organes à l’âge adulte ? Prendre des organes chez les animaux, ce n’est déjà pas très simple sur le plan politique et idéologique, alors le faire sur des singes qui auraient peut être des caractéristiques intellectuelles se rapprochant des êtres humains, ça pose des questions encore plus difficiles.

    En effet, ce processus chimérique ne peut pas ne pas avoir de conséquences sur le cerveau de l’animal s’il arrive à terme. Il y aurait probablement une augmentation des capacités intellectuelles par rapport aux singes ou une diminution des capacités intellectuelles par rapport à l’humain qui a donné ses cellules souches.

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  • Faut-il se faire vacciner ? Un avis catholique

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    D'Arnaud Dumouch :

    2021 : Faut-il se faire vacciner ? Avis catholique

    18 avr. 2021

    2021 : Faut-il se faire vacciner ? (17 mn) Depuis quelque temps, les catholiques sont secoués et troublés par des théories eschatologiques qui se répandent sur Internet et disent que le vaccin contre la Covid serait lié à un complot eschatologique. Ce sont souvent des catholiques fervents et fidèles, des grands priants qui se disent le « petit reste fidèle ».

    Une question d’abord sanitaire : Dans cette video, je rappelle que cette question du vaccin n’est pas d’abord théologique mais sanitaire et qu’elle concerne le jugement à titre de citoyens réalistes et prudents. Diverse questions doivent être posées par chacun, avec sens critique : Ce vaccin est-il efficace ? Sans risque ? Protège-t-il les personnes âgées ou en comorbidités ? Cette maladie est-elle ce qu’en disent les médias (une sorte de peste noire) ?

    Au plan catholique, le pape est intervenu comme pasteur et a donné un avis pastoral que Benoît XVI nous demande de regarder avec bienveillance : il est faux en effet de se laisser manipuler par des « prophètes d’internet » qui désignent le pape François comme un faux prophète. Le pape nous invite donc a d’abord penser aux personnes fragiles qu’un vaccin peut protéger.

    Autre point à regarder : le choix du vaccin : il est possible d’éviter les vaccins d’ancienne génération qui ne sont pas éthiques (usage de cellules d’embryons avortés). https://www.ieb-eib.org/fr/actualite/...

  • Chine : tous les religieux doivent manifester leur amour pour le Parti communiste

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    De Michel Janva sur le Salon beige :

    Le gouvernement chinois exige que tous les religieux en Chine manifestent leur «amour pour le Parti communiste»

    Le gouvernement chinois exige que tous les religieux en Chine manifestent leur «amour pour le Parti communiste»

    Une situation semblable à celle de la Révolution française, durant laquelle le clergé a été contrait de faire un serment à la république… Ce nouveau décret est «une nouvelle mesure totalitaire visant à limiter la liberté religieuse», selon la Société internationale pour les droits de l’homme (ISHR). Le décret s’applique à toutes les religions, à savoir les lamas bouddhistes, les religieux chrétiens, les imams musulmans et autres chefs religieux.

    Le décret entre en vigueur le 1er mai 2021. Les clercs seront alors obligés de «maintenir l’unité nationale, l’unité ethnique, l’harmonie religieuse et la stabilité sociale». Ils ne doivent en aucun cas «mettre en danger la sécurité nationale», «saper l’unité nationale» ou «diviser le pays». Selon l’ISHR, la direction communiste de Pékin a l’intention de mettre en œuvre sa soi-disant politique de sinisation «jusqu’à la conformité totale de tous les croyants». Non seulement les professeurs de religion et les dirigeants communautaires, mais tous les écrits et cérémonies devraient se conformer aux «normes de direction communiste». Les clercs devront demander la permission de mener des activités religieuses à l’avance.

    Par ailleurs, vendredi 16 avril, à Hong Kong, neuf des plus grands défenseurs de la liberté ont été condamnés et mis en prisonCinq d’entre eux sont catholiques. Le Père Gianni Criveller de l’Institut pontifical des missions étrangères, qui a passé 27 ans en Chine en a dressé un vibrant portrait. Extrait :

    […] Ces condamnations blessent le cœur de l’Église, qui est frappée dans ses liens les plus chers. À ceux qui prétendent que les catholiques de Hong Kong sont divisés, je répondrai qu’ils ne le sont nullement face à Martin Lee, un frère aimé et condamné pour ses idéaux. Pour moi, c’est un homme bon, doux, sage, innocent et amical. Je suis soulagé que sa peine ait été suspendue mais non moins indigné qu’un homme de loi et de foi doux et valeureux tel que lui soit traité de la sorte, à l’âge de 82 ans. Quand on pense que Carrie Lam, la cheffe exécutive avait assuré que la loi de sécurité nationale n’aurait frappé que les agitateurs.

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  • Le latin liturgique populaire… en Afrique

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    Le latin liturgique et le chant grégorien, méprisés par les idéologues ecclésiastiques occidentaux, auraient-ils trouvé une seconde vie dans la surprenante inculturation populaire que les africains eux-mêmes leur réservent ?  Voici ce qu’on peut entendre de nos jours dans la cité de Bukavu au Kivu:

     

    stella duce i284571214496356227._szw3000h2000_.jpgFaut-il alors s’étonner que le Collège des Jésuites (« Alfajiri » plus de 2500 élèves) de cette ville congolaise ait aussi une section latine et que la devise de ce vaste établissement s’intitule « Stella Duce » en l’honneur de la Vierge Marie (Notre-Dame de la Victoire) : l’étoile qui pilote ce grand navire ancré sur la presqu’île de Nya-Lukemba ?

    JPSC

  • Les missionnaires de la miséricorde divine : une communauté en pleine expansion

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    Le deuxième dimanche de Pâques était consacré à la miséricorde divine : une occasion de mettre en lumière une jeune communauté catholique en pleine expansion : les « Missionnaires de la Miséricorde divine », à l’école de sainte Faustine. Lu sur le site web du mensuel « La Nef » :

    SMMD-Communauté-été-2020-620x330.jpg

    « L’abbé Jean-Raphaël Dubrule est supérieur des Missionnaires de la Miséricorde divine depuis juillet 2020, succédant au fondateur, l’abbé Loiseau. Il nous parle de sa communauté en plein développement et de ses projets.

    La Nef – Comment succède-t-on à un fondateur charismatique comme l’abbé Loiseau ? Quels sont vos principaux objectifs comme supérieur ?

    Abbé Jean-Raphaël Dubrule – Succéder à l’abbé Loiseau a été bien sûr une surprise pour moi, puisque ce sont des raisons de santé qui l’ont amené à remettre sa charge de supérieur avant le premier chapitre de la communauté qui se réunira quand nous serons douze membres incorporés définitivement. L’abbé Loiseau avait été mon directeur spirituel avant que je ne rentre au séminaire, puis mon supérieur et curé depuis la fondation de la communauté en 2005. J’ai donc beaucoup reçu de lui et aussi appris à le connaître. C’est pourquoi je lui succède avec reconnaissance et dans un souci de continuité. Après le temps de la fondation, vient maintenant le temps de la stabilisation durant lequel j’ai pour objectif de développer l’assise de la communauté, tout en veillant bien sûr à sa croissance, avec le souci particulier des vocations.

    Pourriez-vous nous rappeler ce que sont les Missionnaires, leur charisme et leur vocation, et aussi où en est votre communauté (statut, implantations et accueil…) ?

    C’est la spiritualité de la miséricorde reçue, vécue et répandue qui nous caractérise et nous unit. Nos statuts demandent en effet de mettre en valeur, à travers une vie communautaire, le témoignage de la miséricorde, comme le Christ l’a révélé à sainte Faustine, de puiser cette miséricorde dans l’Eucharistie, célébrée particulièrement dans la forme extraordinaire du rite romain, dans un esprit d’enrichissement mutuel avec la forme ordinaire et de répandre cette miséricorde en vue de la nouvelle évangélisation, particulièrement envers les musulmans. C’est notamment pour cette forme de mission que le bienheureux Charles de Foucauld est notre second saint patron.
    Après s’être vu confier des apostolats dans le sud de la France, à Toulon, Marseille et Draguignan, la communauté exerce maintenant un ministère à Lyon, Strasbourg et Colmar. Pour les quelques années qui viennent, il nous faudra conforter ces derniers lieux. Le reste appartient à la Providence. Notre croissance, modeste mais régulière, nous permet cependant d’envisager l’ouverture d’autres lieux d’ici 3 ou 4 ans.
     

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  • La montée de l'extrémisme religieux en Asie et la réponse de l'Eglise

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    De Santosh Digal sur Omnis Terra (Agenzia Fides) :

    La montée de l'extrémisme religieux en Asie et la réponse de l'Eglise

    L'Asie, le plus grand continent du monde, est confrontée à de nombreux problèmes tels que la pauvreté sporadique, les inégalités sociales et économiques, le chômage, les politiques majoritaires, la fracture numérique, les catastrophes, sans compter l'extrémisme religieux et le terrorisme. Ces problèmes affectent les gouvernements, les communautés, les groupes de la société civile, les communautés religieuses, y compris l'Église, entre autres.

    Le 28 mars, dimanche des Rameaux, la cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus à Makassar, capitale de Sulawesi Sud, en Indonésie, a été le théâtre d'un attentat à la bombe qui a fait deux morts et au moins 20 blessés. Il s'agit du troisième attentat de ce type perpétré par des kamikazes indonésiens ces dernières années. Les assaillants seraient des membres de Jamaah Ansharut Daulah (JAD), un groupe inspiré par l'État islamique et suspecté de commettre des attentats-suicides. Le groupe terroriste a fait exploser trois églises à Surabaya, dans l'est de Java, en 2018, faisant 28 morts. En 2019, une cathédrale de Jolo, dans le sud des Philippines, a vu une bombe tuer 23 personnes et en blesser plus de 100.

    L'Indonésie, le pays à majorité musulmane le plus peuplé du monde, est confrontée aux menaces de divers groupes extrémistes religieux.

    En outre, l'Asie, le plus grand continent du monde, est confrontée à de nombreux problèmes tels que la pauvreté sporadique, les inégalités sociales et économiques, le chômage, les politiques majoritaires, la fracture numérique, les catastrophes, sans compter l'extrémisme religieux et le terrorisme. Ces problèmes affectent les gouvernements, les communautés, les groupes de la société civile, les communautés religieuses, y compris les églises chrétiennes, entre autres. Essayons d'expliquer les cas croissants d'extrémisme religieux en Asie et la réponse de l'Église.

    Pour commencer, certains des pays qui ont été témoins d'une augmentation de l'extrémisme religieux sont l'Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, les Philippines, le Myanmar, l'Indonésie, le Pakistan. Il ne fait aucun doute que les conflits que l'on peut considérer comme étant de nature religieuse ont souvent des racines dans les histoires/complexités sociales et politiques, les idéologies et les soubassements économiques.

    Par exemple, une intolérance croissante constitue "un terrain fertile pour l'extrémisme, avec de graves conséquences pour l'harmonie si l'on n'y remédie pas immédiatement", explique Dwi Rubiyanti Kholifah, directrice nationale de l'Asian Muslim Action Network en Indonésie. Elle ajoute qu'une fausse notion de supériorité et des désaccords sur les différences réduisent l'espace d'apprentissage des échanges et empêchent un dialogue bénéfique.

    Il n'est pas surprenant de constater que de plus en plus de personnes dans certains pays asiatiques, comme la Malaisie, le Pakistan, l'Indonésie, l'Inde et le Bangladesh, sont attirées par des idéologies discriminatoires qui nuisent à l'ordre social et au bien-être. Il est donc nécessaire de passer de l'extrémisme à des initiatives interconfessionnelles pour le bien commun.

    De même, Amirah Ali Lidasan, leader Moro, secrétaire générale de l'"Alliance du peuple chrétien Moro" et porte-parole de "Suara Bangsamoro", affirme que les causes et les conséquences de la résurgence de l'extrémisme dans la région de Mindanao, dans le sud des Philippines, peuvent être un sujet de préoccupation pour tous.

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  • Hong Kong : l'incarcération de cinq catholiques, grands défenseurs de la liberté

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso traduit en français sur Diakonos.be :

    Cinq grands catholiques emprisonnés à Hong Kong. « Ce sont les confesseurs de notre époque »

    (S.M.) Vendredi 16 avril, à Hong Kong, neuf des plus grands défenseurs de la liberté ont été condamnés et mis en prison. Cinq d’entre eux sont catholiques. Le Père Gianni Criveller de l’Institut pontifical des missions étrangères, vingt-sept ans passés en Chine et professeur de théologie, les a connus en personne et le jour même de leur arrivée en prison, il en a dressé un vibrant portrait dans « Mondo e Missione », la revue des MEP et sur « UCA News », l’agence de presse catholique spécialisée sur l’Asie.

    Avec l’accord de l’auteur, nous avons reproduit ci-dessous son récit dans son intégralité. Mais avec une précision importante.

    Comme on le sait, pour le Saint-Siège, Hong Kong est tabou. Pas une parole n’est jamais sortie de la bouche du Pape François ni du sommet de l’Église catholique pour prendre la défense de ceux qui se battent pour leur liberté. Tout cela pour éviter de contrarier d’une quelconque manière le régime chinois, au point d’aller jusqu’à laisser la ville sans évêque, par peur que la nomination puisse avoir le malheur de déplaire à Pékin.

    Le P. Criveller a d’ailleurs publié un commentaire il y a quelques jours dans « Mondo e Missione » sur ce silence.

    > Perché il Vaticano tace su Cina e Hong Kong?

    *

    Hong Kong, neuf opposants emprisonnés. Cinq sont catholiques.

    de Gianni Criveller

    Hong Kong, telle que nous l’avons connue, n’existe plus et aujourd’hui est l’une des journées les plus tristes, depuis que la liberté est morte. Neuf leaders de l’opposition démocratique ont été condamnés pour « rassemblement illégal ». […]

    En ce qui concerne l’accusation, ces derniers auraient organisé, le 31 août 2019, une marche d’un million sept cent mille personnes, pacifique mais non autorisée. À cette époque, la loi sur la sécurité nationale n’était pas encore en vigueur. Les personnes condamnées ont en réalité joué un rôle de retenue et de modération de la grande manifestation spontanée, en faisant en sorte de maintenir l’ordre et le calme. Ce ne sont donc pas des activistes excités mais des personnalités politiques qui depuis une décennie sont acteurs de la vie publique ; des personnes respectées par la population : le plus jeune a 64 ans, le plus âgé 82 ans.

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  • Comment Daech resurgit et cible les pays chrétiens d'Afrique

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    De

    Pour sa renaissance, Daech a choisi les pays chrétiens d’Afrique

    Au moment où Daech s’effondrait en Irak et en Syrie, dans la jungle de l’est du Congo, un djihadiste prenait la parole sur YouTube pour déclarer que le califat se repliait en Afrique centrale. « J’appelle tous les musulmans du monde à nous rejoindre au Congo, affirmait, au milieu d’une forêt, un homme se définissant comme arabe et arborant fusil automatique et chargeurs devant un improbable groupe de combattants. Je le jure devant Dieu : c’est ici que Daech a sa demeure. »

    Pour les analystes, la vidéo montrait surtout que le groupe terroriste, à l’agonie, cherchait à faire parler de lui. Mais trois ans après la diffusion des images, la province de l’Etat islamique en Afrique centrale (ou ISCAP, pour Islamic State Central Africa Province) s’est développée au point que, le mois dernier, le département d’Etat américain a pour la première fois infligé des sanctions au groupe et à ses dirigeants.

    Fin mars, au Mozambique, des centaines de combattants ont occupé une ville portuaire clé après plusieurs jours de siège au cours desquels ils ont massacré des dizaines d’habitants et provoqué le départ de milliers d’autres. L’attaque a également forcé Total à évacuer l’ensemble des salariés d’un projet gazier à 16 milliards de dollars, ainsi que 2 000 réfugiés.

    L’organisation cible des pays à majorité chrétienne et vient se greffer aux groupes terroristes qui rassemblent les minorités musulmanes opprimées. Renonçant à ses velléités territoriales, Daech veut désormais adopter des tactiques de guérilla : cooptation de leaders locaux, renforcement des entraînements, amélioration de la tactique et de la propagande

    Les militants congolais et mozambicains de l’ISCAP s’étaient par le passé battus pour l’autonomie de la région. Cette année, ils sont devenus le groupe terroriste le plus meurtrier, affirme SITE, un site spécialisé dans la surveillance des groupes extrémistes. Menée par Musa Baluku, un Ougandais vétéran du djihad, la milice (autrefois appelée Forces démocratiques alliées, ou FDA) a tué plus de 849 civils rien qu’en 2020, estime le département d’Etat.

    L’essor de cette faction africaine témoigne de l’évolution de Daech, qui se rapproche désormais d’une multitude de groupes armés comme s’ils étaient ses franchisés. Voyant son rêve de califat en Syrie et d’islamisme radical partir en fumée, Daech a pris la décision (judicieuse) de s’ingérer dans des conflits locaux au Nigéria, en Libye et au Sahel, la région semi-aride qui s’étend d’est en ouest au sud du Sahara. Dans un premier temps, en Syrie et en Irak, Daech s’est aventurée en territoire musulman.

    Mais aujourd’hui, l’organisation cible des pays à majorité chrétienne et vient se greffer aux groupes terroristes qui rassemblent les minorités musulmanes opprimées. Renonçant à ses velléités territoriales, Daech veut désormais adopter des tactiques de guérilla : cooptation de leaders locaux, renforcement des entraînements, amélioration de la tactique et de la propagande. L’objectif : donner le sentiment que le groupe peut frapper des intérêts occidentaux là où on ne l’attend pas.

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  • Un aspect important de la vie du Prince Philip qui a été largement passé sous silence

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    De Patricia Gooding-Williams sur le site "Daily Compass" (version anglaise de la Nuova Bussola Quotidiana) :

    Le prince qui voulait devenir un virus mortel

    17-04-2021

    Il a fondé le WWF et, pour sauver l'environnement, aurait volontiers sacrifié une partie de l'humanité, déclarant même qu'il voulait se réincarner en virus mortel. Imprégné de l'idéologie néo-malthusienne, il a hérité et promu la culture eugénique. C'est la facette moins connue du mari de la reine Elizabeth, le prince Philip d'Édimbourg, dont les funérailles ont lieu aujourd'hui.

    "Dans l'éventualité où je me réincarnerais, j'aimerais revenir sous la forme d'un virus mortel, afin de contribuer à la résolution de la surpopulation." Cette phrase du prince Philip, dont les funérailles sont célébrées aujourd'hui au château de Windsor, dans le sud de l'Angleterre, met en lumière un aspect important de sa vie qui a été largement négligé par ceux qui commémorent son long héritage après sa mort, le 9 avril 2021.

    Contrairement à certaines de ses gaffes, il ne s'agissait pas d'un de ces commentaires improvisés qui ont assailli sa réputation. Au contraire, elle exprimait une conviction profonde qui a déterminé ses engagements durant sa vie active. La citation tirée d'une interview de 1988 confiée à la Deutsche Press-Agentur se retrouve dans de nombreuses autres interviews et conférences qu'il a données sur le thème de la conservation. La sauvegarde de l'environnement était un rôle qu'il assumait avec dévouement et qu'il appelait toutes les personnes en position de pouvoir à assumer également, car par défaut, elles ont un impact direct sur le comportement de ceux qui leur sont inférieurs.

    Mais dans le cas hypothétique de sa réincarnation, le fait que le duc d'Édimbourg veuille revenir sous la forme d'un virus mortel pour "guérir" le monde de sa maladie présumée, la surpopulation, en tuant des millions de personnes, a laissé tout le monde pantois. Qui plus est, il a omis de dire si les immenses souffrances qu'il infligerait à ceux qu'il infecterait le préoccupaient un tant soit peu.

    Pourtant, le contrôle de la population, comme le suggère son commentaire, n'était pas l'objectif principal du prince Philip, il était le moyen d'atteindre une fin. La préservation d'un environnement durable est sa préoccupation et, à son avis, la croissance démographique incontrôlée est le cancer qui, s'il n'est pas traité, conduira à sa disparition. Il voyait la question de la croissance démographique incontrôlée de la même manière non sentimentale qu'il voyait la nécessité d'abattre les animaux afin de maintenir l'équilibre délicat de la durabilité naturelle. Le Prince Philip a très bien expliqué son point de vue en utilisant l'exemple du succès d'un projet des Nations Unies dans les années 1940 qui a éradiqué la malaria au Sri Lanka. "Ce que les gens ne réalisaient pas, c'est que la malaria contrôlait en fait la croissance de la population. La conséquence a été que la population a doublé en 20 ans environ. Maintenant, il faut trouver quelque chose à faire pour tous ces gens et un moyen de les nourrir."

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  • Comment la "révolution woke" s'est emparée des Etats-Unis

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    De Claire Meynial (envoyée spéciale aux États-Unis) sur le site du Point via ce blog :

    Comment le « wokisme » s’est emparé de l’Amérique

    Ils veulent imposer une vision de la société fondée sur la race et le genre. Né aux États-Unis, le mouvement woke (éveillé) gagne le monde.

    15/04/2021

    Cela a commencé en 2014. Meghan Daum, essayiste, a remarqué les interpellations sur Twitter. Sur les campus, on parlait beaucoup d’agressions sexuelles. « Tout nommer ainsi pouvait nuire aux vraies victimes.En tant que femme, je voulais que nous nous percevions comme fortes, pas infantilisées. » L’éditorialiste du Los Angeles Times se rend bientôt à l’évidence : « Le second degré que j’écrivais en 2008, que tout le monde comprenait, ne passait plus. Ces conversations se sont étendues à la race, puis à d’autres sujets. » Meghan Daum réserve désormais ses idées iconoclastes à son podcast « Unspeakable » (indicible). Le podcast est devenu, pour tous les penseurs qui résistent au wokisme, terre d’asile. Ils sont de plus en plus nombreux à prendre le droit de continuer à penser.

    Être « woke » (participe passé du verbe « éveiller » que certains Afro-Américains utilisent à la place de « awake »), c’est, comme le chante, en 2008, l’artiste hip-hop Erykah Badu, être conscient des inégalités. « What if there was no niggas, Only master teacher ? (I stay woke) » : « Et si on arrêtait de traiter les gens de nègres, qu’on ne parlait d’eux qu’avec respect ? (Je fais gaffe) » L’expression « politiquement correct » était employée par les conservateurs, à la fin du XXe siècle, pour dénigrer les méthodes et le langage de gauche à l’université. Le terme « woke » est, lui, revendiqué par la gauche. En 2014, Michael Brown est tué par la police à Ferguson et Black Lives Matter prend de l’ampleur. #StayWoke est affiché sur les pancartes. Le terme est ensuite utilisé par les détracteurs des excès des « progressistes », notamment parce qu’il « annule » ceux qui s’y opposent (à la « call-out culture », celle de l’invective, succède la « cancel culture » : des interventions sont annulées, des profs et des journalistes, licenciés).

    Culture de la sécurité. Dans The Coddling of The American Mind (« Le dorlotement de l’esprit américain »), Jonathan Haidt et Greg Lukianoff exposent les facteurs qui l’ont favorisé. Les enseignants actuels sont des baby-boomers influencés par les manifestations des années 1960. Le ratio entre ceux qui se disent conservateurs et « libéraux » (de gauche) est d’un pour dix-sept (en 2016). Les étudiants, nés dans une Amérique traumatisée par des enlèvements d’enfants, ont été élevés par des « parents paranoïaques » qui les ont surprotégés. Les suicides d’adolescents des années 2010 ont accentué la culture de la « sécurité ». Dressés pour entrer dans une bonne université, ils ont multiplié les cours de chinois ou de piano au détriment du jeu sans supervision adulte, où ils apprennent à interagir et négocier. Résultat, ils pensent, à 18 ans, qu’un intervenant dont les idées les dérangent est « violent » et qu’il faut punir un étudiant qui ne pense pas comme eux, plutôt que de débattre avec lui. Ils en réfèrent à un adulte, le directeur, qui souvent fait de la « sécurité » intellectuelle une priorité. Les réseaux sociaux et les concepts de justice sociale mal maîtrisés accentuent la dérive. Greg Lukianoff est à la tête depuis 2001 de la Fondation pour les droits individuels dans l’éducation (FIRE). Depuis 2013, les étudiants estiment devoir être protégés par (et non de) la direction.

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  • Dernières nouvelles avant la fin du monde

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    De Rémy Mahoudeaux sur Boulevard Voltaire :

    Livre : Dernières nouvelles avant la fin du monde, de Natalia Trouiller

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    Nous ne connaissons ni le jour ni l’heure[1]. Mais pas plus le lieu, la manière, la cause, le nombre et l’ des protagonistes, etc… Il nous a dit seulement qu’il nous faut veiller, être prêt, à chaque instant, en vue de ces évènements : notre , la Parousie et le jugement dernier. Mais nous ne savons pas.

    Nous pouvons certes nous livrer à des conjectures : le livre de Daniel, l’Apocalypse de Jean sont-ils des prophéties de la Parousie ? Les expérience de mort imminente sont-elles des révélations privées d’un au-delà (ou d’un haut-delà) entraperçu subrepticement en frôlant la mort  ? Et puis nous pouvons nourrir notre esprit de ce que d’autres ont imaginé : Les beaux arts, la  et le  rivalisent d’inventivité, que ce soit pour le jugement ou pour la fin du monde. Ou spéculer à gogo sur l’effectivité de la jurisprudence Polnareff (« On ira tous au Paradis »). Mais nous ne savons pas.

    Une vision double des fins dernières est prégnante dans le monde judéo-chrétien, c’est une antinomie : noce ou jugement ? La noce est celle du Messie, l’envoyé de Dieu. Il épouse l’Église pour les chrétiens, ou Israël pour les juifs. Le jugement est celui de nos vies et de l’amour que nous aurons pu y mettre[2]. Sauf que le « ou »  de cette alternative n’est ici pas nécessairement exclusif : le verdict du jugement est peut-être de nous exclure de la noce. Mais nous ne savons pas.

    Le récit imaginaire de Natalia Trouiller, Dernières nouvelles avant la fin du monde, publié chez Mame nous invite à croiser en cette situation quelques personnages attachants, émouvants : Jésus, Marie, des archanges et des anges facétieux, graves ou débordés, des hommes et des femmes et des enfants, qu’ils soient saints ou pécheurs. Il n’est pas question de divulgâcher ici son contenu (écrire ici son « intrigue » aurait de déplorables connotations), mais juste de dévoiler l’un des ingrédients : ce livre a une haute concentration en humour bienveillant. Il fait aussi réfléchir, méditer sur notre condition, notre foi, notre nature de pécheur, la Miséricorde dont nous avons tous besoin. Peut-être devrions nous espérer qu’il soit une prophétie sincère et fidèle. Mais nous ne savons pas.

    Par contre, pour ce qui est du plaisir et de l’intérêt qu’il y a à lire ce livre petit par la taille, mais riche de réflexions spirituelles, moi qui l’ai lu, je sais. Il ne tient qu’à vous de savoir aussi.

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    [1]     Mt 25,13

    [2]     Saint Jean de la Croix : Au soir de cette vie, vous serez jugés sur l’amour.