Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Ethique

  • La réaction des évêques de France suite au vote solennel de l’Assemblée nationale sur la fin de vie

    IMPRIMER

    Du site des évêques de France :

    Paris, le 27 février 2026,

    Réaction des évêques de France suite au vote solennel de l’Assemblée nationale sur la fin de vie

    La Conférence des évêques de France prend acte du vote solennel intervenu le 25 février 2026 en faveur des propositions de loi relatives à « l’accompagnement et aux soins palliatifs » ainsi qu’à « l’aide à mourir ».

    Elle se réjouit que le renforcement des soins palliatifs, condition indispensable pour garantir le soulagement de la douleur et l’accompagnement digne de toute personne en fin de vie, ait été inscrit dans la loi. Le développement effectif de ces soins sur l’ensemble du territoire demeure une exigence prioritaire et un impératif de justice.

    Cependant, la Conférence des évêques de France exprime une nouvelle fois et avec gravité sa profonde opposition à l’adoption d’un dispositif légalisant l’euthanasie et le suicide assisté. Le faible écart de voix ayant permis l’adoption du texte ainsi que l’augmentation constante du nombre de votes s’y opposant, manifestent une importante fracture au sein de la représentation nationale. Une question aussi essentielle, qui engage la conception même de la dignité humaine et du rôle de la médecine, ne peut être tranchée à une majorité aussi fragile sans laisser subsister un malaise démocratique profond.

    Au cours des débats parlementaires, de nombreuses voix (soignants, juristes, philosophes, représentants de patients, acteurs de terrain, parlementaires) ont formulé des mises en garde précises et argumentées. Beaucoup ont alerté sur les risques d’ambiguïtés juridiques, sur les pressions sociales ou familiales qui pourraient peser sur les personnes vulnérables, sur la transformation radicale de la mission du médecin, appelé désormais non seulement à soigner et soulager, mais à provoquer la mort.

    La CEF regrette qu’aucune de ces préoccupations majeures n’ait été prise en compte, notamment pour intégrer une clause d’établissement visant au respect des chartes éthiques propres à certains établissements. Par ailleurs, le maintien du délit d’entrave, outre le fait qu’il s’oppose gravement à la liberté de conscience, comporte un risque réel quant aux actions de
    prévention contre le suicide.

    Sur un sujet d’une telle gravité, le choix de continuer à avancer en l’absence de consensus large est grandement préoccupant. Car légaliser l’aide à mourir ne relève pas d’un simple ajustement technique du droit : il s’agit en réalité d’un basculement anthropologique qui modifie en profondeur les repères de la société.

    La Conférence des évêques de France rappelle avec force que donner délibérément la mort ne saurait constituer un progrès humain. Elle compte sur la suite du processus parlementaire pour réaffirmer qu’une société véritablement fraternelle se reconnaît à la manière dont elle entoure les plus fragiles, non à la facilité avec laquelle elle accepte de provoquer leur mort.

  • "Ma voix, mon choix" : décision ambiguë de l'Union Europénne

    IMPRIMER

    De Luca Volonté sur la NBQ :

    L'UE : une décision ambigue sur Ma voix, mon choix

    La Commission européenne a rejeté une proposition visant à créer un fonds européen pour financer les avortements transfrontaliers au sein des pays de l'UE. Elle a toutefois précisé que les États membres peuvent utiliser les fonds du FSE+ existant pour les avortements sécurisés.

    28 février 2026

    Le jeudi 26 février, la Commission européenne a rejeté, au moins partiellement, l' initiative « Ma voix, mon choix », qui prévoyait la création d'un fonds européen pour financer le tourisme médical en matière d'avortement. Ce fonds visait à permettre aux femmes de se rendre dans un autre pays de l'UE doté d'une législation plus libérale que leur pays d'origine. Parallèlement, la Commission a décidé que les États membres pouvaient recourir au Fonds social européen plus (FSE+). Cette manœuvre politique masque le rejet de l'initiative par les multinationales du secteur de l'avortement et les ONG qu'elles financent, un rejet ouvertement soutenu par les libéraux, les Verts, les socialistes, certaines factions du Parti populaire (scandinave et néerlandais) et l'ensemble des partis de gauche. Or, et c'est là le point crucial, la Commission affirme que « l'avortement non médicalisé constitue un problème de santé publique. Il peut entraîner diverses atteintes à la santé (y compris la mort ou la stérilité) et une grave détresse psychologique ». D'où l'autorisation du recours au Fonds social européen plus, dont l'objectif est de promouvoir les conditions sociales et sanitaires de la population. 

    L’ initiative « Ma voix, mon choix », issue d’une campagne de signatures auprès des citoyens européens, a appelé à la création d’un nouvel instrument financé par l’UE pour aider et couvrir les frais des femmes souhaitant avorter à l’étranger en raison de politiques restrictives en vigueur dans leur pays d’origine. Cette proposition visait à améliorer l’accès à l’avortement sécurisé, notamment par la création d’un fonds de contribution volontaire permettant aux pays de l’UE d’aider les femmes se rendant à l’étranger pour mettre fin à leur grossesse par un avortement, si cet acte n’était pas garanti ou considéré comme sûr dans leur pays d’origine.

    Le rejet de l'initiative pénalise les partisans de l'avortement, car tout semblait réuni pour son succès. Le lundi 23 février, l'organisation « Ma voix, mon choix » a lancé une campagne de dernière minute, invitant les citoyens à écrire à la Commission pour l'encourager à répondre favorablement à l'initiative. Le 25 février , la commissaire Hadja Lahbib, chargée de l'égalité des chances au sein de l'UE, a déclaré à Euractiv qu'elle était « très confiante » quant à une réponse positive de la Commission . Cette interview faisait suite à une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, par 105 eurodéputés des groupes S&D, Renew Europe, Verts, Gauche et PPE, menaçant de représailles parlementaires et juridiques en cas de rejet de l'initiative. (...) Tout s'est déroulé comme prévu. 

    En raison également des compétences nationales, la Commission a rejeté la proposition de l'initiative visant à soutenir financièrement le tourisme d'avortement entre pays européens. Suite à ce rejet partiel, la coordinatrice de la campagne, Nika Kovac, après avoir reçu les remerciements publics de deux commissaires, Roxana Mînzatu (S&D) et Hadja Lahbib, a déclaré : « Pour la première fois, la Commission confirme sans équivoque que les fonds européens peuvent être utilisés pour garantir l'accès à des soins d'avortement sûrs, notamment pour les femmes en situation de vulnérabilité, quelle que soit leur origine européenne. » 

    Le discours, relayé par les médias libéraux de gauche à travers l'Europe, selon lequel les praticiens de l'avortement seraient satisfaits, est pourtant mensonger et masque la gravité de cette défaite qui interrompt une dérive incontrôlée des institutions européennes vers la légalisation totale de l'avortement. Certes, la décision de la Commission – notamment son apparente tolérance envers les praticiens de l'avortement – ​​a été, à juste titre, critiquée par de nombreux acteurs, mais il ne faut pas oublier que le Fonds social européen plus est géré conjointement par la Commission européenne et les États membres (et leurs régions), mais que la responsabilité directe de la mise en œuvre, de la sélection des projets et du versement des fonds incombe principalement aux États membres. Par conséquent, ces derniers continueront d'allouer et de sélectionner les projets qu'ils souhaitent financer sans aucune obligation de soutenir l'avortement ou le tourisme lié à l'avortement.

    Le blocage de la Commission constitue un revers non seulement pour les promesses et engagements d'Emmanuel Macron datant de janvier 2022 (le président français avait déclaré vouloir inscrire le « droit à l'avortement » dans la Charte des droits fondamentaux de l'UE), mais aussi pour ceux des libéraux et socialistes européens. Il met également un terme aux décisions malavisées du Parlement européen qui, le 11 avril 2024 , demandait l'inscription du droit à l'avortement (« Toute personne a le droit de prendre une décision autonome concernant son propre corps et d'avoir librement accès à un avortement sûr et légal ») à l'article 3 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE.

  • La Commission européenne veut imposer le financement du «tourisme» de l’avortement

    IMPRIMER

    De Gregor Puppinck sur le site de l'ECLJ :

    La Commission européenne veut imposer le financement du «tourisme» de l’avortement 

    La Commission européenne s’est prononcée (hier) sur la demande de l’Initiative pro-avortement «Ma Voix, Mon Choix». Cette pétition européenne demandait la création d’un fond spécial européen pour financer le déplacement de femmes souhaitant aller avorter dans un pays où la législation est plus laxiste.

    Le Parlement européen a soutenu cette initiative en décembre 2025, par 358 voix pour, 202 voix contre et 79 abstentions (détail des votes en dernière page).

    «Ma Voix, Mon Choix», qui a rassemblé 1,2 millions de signatures a voulu être une réponse à l’initiative pro-vie «Un de Nous» ayant rassemblé près de 2 millions de signatures, que j’ai eu l’honneur de présider. «Ma Voix, Mon Choix» a bénéficié des soutiens politiques et financiers du lobby international de l’avortement, ainsi que nous l’avons révélé au Parlement européen.

    La Commission européenne n’a pas été en mesure de satisfaire totalement la demande de «Ma Voix, Mon Choix», grâce à la résistance des gouvernements européens conservateurs, et parce que l’avortement n’est pas une compétence de l’Union. Elle s’est rangée en cela aux arguments que l’ECLJ, entre autres, a développés dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen.

    Mais la Commission européenne a contourné ces obstacles et décidé de permettre aux États de puiser dans le Fonds social européen pour financer des filières de «tourisme de l’avortement» intra-européen.

    Par exemple, les Pays-Bas pourraient faire rembourser par l’Union européenne les frais engagés par une Polonaise pour venir y avorter (avion, hôtel, etc). Ce système, qui fonctionnera sur une base volontaire, fera des pays les moins protecteurs de la vie humaine des «plateformes» de l’avortement en Europe, aux frais du contribuable.

    Cette décision de la Commission est un détournement du Fonds social, qui n’a jamais été conçu pour cela. L’ECLJ va analyser plus à fond cette décision, et nous nous préparons à la contester en justice.

    Ne laissons pas l’Europe promouvoir l’avortement.

    Ce dont l’Europe a besoin, ce n’est pas de faciliter l’avortement avec l’argent public, mais au contraire, de soutenir la maternité et les familles. Sans enfants, la population européenne se condamne elle-même.

    Un effort immense est nécessaire pour sortir la société de cette «culture de mort» qui nous fait choisir l’euthanasie et l’avortement.

  • Comprendre l'affaire Epstein avec "La Sélection du Jour"

    IMPRIMER

    C'est en trois parties sur le site de La Sélection du Jour :

    1. https://www.laselectiondujour.com/comprendre-affaire-epstein-1-3
    2. https://www.laselectiondujour.com/comprendre-affaire-epstein-2-3
    3. https://www.laselectiondujour.com/comprendre-affaire-epstein-3-3
  • USA : le vent tourne contre l'idéologie transgenre

    IMPRIMER

    Un éditorial du NCR :

    Le vent tourne contre l'idéologie transgenre

    ÉDITORIAL : La contestation est la plus forte concernant l'interdiction faite aux hommes biologiques de participer aux compétitions sportives féminines, mais elle se manifeste également au sein du corps médical américain, avec des mesures prises pour interdire les traitements de « transition de genre » pour les mineurs.

    L'affirmation selon laquelle les êtres humains peuvent changer leur identité sexuelle fondamentale n'a jamais été étayée par des preuves scientifiques solides. Cela n'a pas empêché de nombreux législateurs américains, ainsi qu'une grande partie du corps médical américain, d'adhérer aux revendications des militants transgenres.

    Mais ces derniers mois, l'opinion publique a commencé à prendre un tournant décisif. Tragiquement, l'une des raisons de ce rejet de l'idéologie transgenre est la récente série de fusillades de masse perpétrées dans des établissements scolaires par des personnes s'identifiant comme transgenres.

    Le dernier drame de ce genre s'est produit à Pawtucket, dans le Rhode Island, où un homme ayant « fait sa transition » à l'âge adulte a ouvert le feu lors d'un match de hockey sur glace de lycée le 16 février, tuant son ex-femme et son propre fils biologique et blessant grièvement trois autres personnes avant de se suicider.

    Cinq jours plus tôt, le Canada tout entier était sous le choc après qu'un jeune homme de 18 ans, ayant entrepris une transition de genre à l'adolescence, eut assassiné sa mère et un autre de ses fils à leur domicile de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique. Il s'était ensuite rendu dans un lycée voisin de cette petite communauté isolée, où il avait tué cinq élèves et blessé 25 autres personnes avant de se suicider.

    Des personnes s'identifiant comme transgenres étaient également responsables de la fusillade de 2025 à l'église de l'Annonciation à Minneapolis, où deux enfants assistant à la messe de leur école catholique ont été tués, et de la fusillade de 2023 à la Covenant School à Nashville, qui a coûté la vie à trois écoliers et trois employés de l'école.

    Personne ne devrait jamais suggérer que ces actes odieux, commis par quatre individus profondément perturbés, soient représentatifs des personnes transgenres. Car c'est catégoriquement faux.

    Mais ces horreurs sont des tragédies collectives, et il n'est pas diabolisant de souligner que les auteurs de ces actes ont subi une « transition de genre ». Les personnes qui s'identifient comme appartenant au sexe opposé et qui tentent de nier leur identité biologique par des procédures hormonales et chirurgicales destructrices sont des personnes en difficulté qui ont besoin d'une aide d'une nature totalement différente de celle du corps médical et de la société dans son ensemble.

    Il est déjà assez difficile de faire face à ce problème, sans compter le fait d'être encore plus aggravé par le corps médical au lieu d'être aidé.

    Les partisans de l'idéologie transgenre savent que les deux fusillades tragiques survenues ce mois-ci dans des établissements scolaires ont renforcé les inquiétudes des Américains. Ce n'est pas un hasard si le New York Times, fervent défenseur de l'activisme transgenre, a publié un article deux jours après l'incident de Pawtucket, soulignant la montée en puissance des mesures législatives à l'échelle nationale.

    Si cette opposition est la plus forte en ce qui concerne l'interdiction faite aux hommes biologiques de participer à des compétitions sportives féminines, elle se manifeste également en ce qui concerne l'interdiction des traitements de « transition de genre » pour les mineurs et la reconnaissance légale de l'identité transgenre en général.

    Le corps médical américain – notamment l’Association médicale américaine, la Société américaine des chirurgiens plasticiens et les principaux hôpitaux de Los Angeles, Pittsburgh et Washington – est en train de revenir sur sa position antérieure selon laquelle des preuves scientifiques auraient démontré l’intérêt des traitements hormonaux et chirurgicaux pour les mineurs. Des études approfondies ont réfuté cette affirmation, incitant certains pays européens à interdire ces traitements pour les mineurs.

    Une réorganisation juridique et médicale similaire a été retardée ici, en raison de la force du lobby transgenre. Mais elle est désormais pleinement engagée, et fortement renforcée par deux récents développements juridiques.

    En janvier, Fox Varian, une jeune femme ayant subi des traitements de transition de genre, dont une double mastectomie, a obtenu un verdict historique de 2 millions de dollars dans le cadre de sa poursuite pour faute professionnelle contre les médecins impliqués dans sa mastectomie.

    Le 19 février, le conseil scolaire du comté de Montgomery, dans le Maryland, a été condamné à verser 1,5 million de dollars de dommages et intérêts à une coalition de parents religieux qui s'étaient opposés au refus du conseil d'autoriser les parents à se désinscrire des lectures de livres pour enfants faisant la promotion de la transition de genre, des défilés de la « fierté » et des préférences en matière de pronoms.

    Dans leur ensemble, ces événements récents confirment la position de l'Église catholique envers les personnes en proie à des questionnements sur leur identité sexuelle. Les évêques américains ont publié un document en 2023 qui traite de cette question. Ce document enjoint aux professionnels de santé catholiques de refuser les interventions médicales susceptibles de nuire au corps humain et de prodiguer, au contraire, « les meilleurs soins médicaux, ainsi que l'accompagnement compatissant du Christ, à tous les patients, quels qu'ils soient et quelles que soient leurs souffrances ».

    Amen à cette orientation spirituellement sage et médicalement justifiée. Espérons et prions pour que le reste du corps médical du pays soit désormais disposé à la suivre également.

  • John Murphy : l'évêque qui, il y a 50 ans, a prédit la culture de mort d'aujourd'hui

    IMPRIMER

    De sur le NCR :

    L'évêque qui a prédit la culture de mort d'aujourd'hui — il y a 50 ans

    COMMENTAIRE : L’archevêque gallois John Murphy savait que le monde séculier fonde ses espoirs sur la carrière, le confort et l’argent. La vie, lorsqu’elle ne correspond pas à ces critères, est considérée comme superflue.

    L'archevêque John Aloysius Murphy (1905-1995), dont la vie, comme celle de saint John Henry Newman (1801-1890), a couvert la majeure partie du siècle dans lequel il a vécu, est un homme digne d'être rappelé pour plusieurs raisons. 

    Durant son mandat d'archevêque de Cardiff, au Pays de Galles, de 1961 à 1983, il fut justement surnommé « Le Bâtisseur ». À son arrivée à Cardiff, il n'y avait que deux écoles secondaires catholiques dans tout le sud du Pays de Galles. 

    Avant la fin de la décennie, l'archidiocèse avait créé 14 écoles polyvalentes pour répondre aux besoins des milliers d'enfants catholiques de la région. Entre 1960 et 1980, l'archevêque Murphy supervisa la construction de 39 églises, 14 nouveaux collèges et lycées et 33 nouvelles écoles primaires. Son œuvre fut à la fois exceptionnelle et historique. Son engagement dans ce programme de construction pour l'Église ne l'empêcha cependant pas d'apporter une contribution significative au Concile Vatican II.

    Il était bien connu dans tout son diocèse, non seulement pour ses visites aux paroisses, mais aussi pour ses lettres pastorales, qui révélaient son talent d'écriture. Il affirmait que s'il n'était pas devenu prêtre, il aurait aimé faire carrière dans le journalisme. 

    Tous ses propos ne sont pas tombés dans l'oubli. Sensible à son époque, il prédit que, « dans un avenir laïque et humaniste, où le seul péché sera la souffrance, le seul mal la maladie ; où les enfants seront considérés comme une maladie, et les maladies incurables intolérables ; où il est tout à fait possible que les êtres humains libres se voient interdire d'avoir un enfant ; ... dans cet avenir froid et clinique, vous chercherez en vain les rebelles ailleurs que dans les rangs de l'Église catholique. »

    Si les paroles de l'archevêque n'étaient pas une prédiction, elles n'en constituaient pas moins un avertissement. Il avait pressenti la pandémie d'avortements et la prolifération de l'euthanasie. Mais il avait aussi perçu les tendances inhérentes à un monde séculier et sans Dieu, incapable de se corriger. Seule l'Église catholique pouvait sauver le monde. Seuls les catholiques prêts à se rebeller pouvaient le ramener sur le chemin de la guérison.

    Si les catholiques du monde actuel prenaient au sérieux l'avertissement de l'archevêque Murphy, ils se rebelleraient contre un monde qui idolâtre le confort et qui trouve intolérables la douleur de l'accouchement et la solitude des personnes âgées. 

    L’humanisme séculier porte en lui les germes de sa propre destruction. C’est ce que l’archevêque Murphy avait compris. Et c’est pourquoi il a perçu l’impérieuse nécessité pour les catholiques (et sans doute aussi pour d’autres évêques) de se rebeller contre un ennemi de la vie.

    Ceux qui défendent la vie ne doivent pas se laisser intimider par les hautes sphères du pouvoir. Dans l'affaire Beal c. Doe (1977), le juge Thurgood Marshall de la Cour suprême a exprimé son mépris pour les défenseurs de la vie. « Je suis consterné », a-t-il écrit, « par la faillite morale de ceux qui prônent un "droit à la vie" qui, dans le cadre des politiques sociales actuelles, se traduit par une existence misérable pour tant de pauvres et leurs enfants. » 

    Il est intéressant de noter que Clarence Thomas, devenu juge à la Cour suprême, est né dans la cabane en bois de ses parents à Pin Point, en Géorgie. Son enfance fut marquée par une extrême pauvreté. Après l'abandon du foyer par son père, il fut élevé par son grand-père au sein d'une communauté Gullah défavorisée. Les ancêtres les plus anciens connus de Thomas étaient des esclaves. Ce n'est qu'à l'âge de sept ans qu'il bénéficia pour la première fois de commodités telles que l'eau courante et des repas réguliers.

    Poussé à son terme logique, l'argument de Marshall impliquerait que quelqu'un comme Clarence Thomas, aujourd'hui le membre le plus ancien de la Cour suprême, aurait peut-être mieux fait de ne pas naître.

    Il semblerait que Marshall n'ait guère d'affection pour les chrétiens, puisque leur fondateur est né dans une crèche. Les dirigeants politiques devraient œuvrer à sortir les pauvres de la misère plutôt que de les condamner à une mort prématurée en partant du principe abusif que la pauvreté sera toujours leur fléau. 

    Le juge Marshall était un homme instruit, mais il n'avait peut-être pas lu « His Eye Is on the Sparrow », l'autobiographie d'Ethel Waters, conçue suite à un viol dans une banlieue misérable de Philadelphie, mais devenue par la suite une chanteuse de jazz immensément célèbre et une actrice de théâtre et de cinéma distinguée. 

    Il ignorait peut-être l'histoire de Wilma Rudolph, la dix-septième enfant née de parents noirs pauvres. Malgré un handicap dès son plus jeune âge, elle remporta trois médailles d'or en athlétisme aux Jeux olympiques de Rome de 1960.

    Sans la foi en un Dieu bienveillant, l'espoir disparaît et le désespoir s'installe. Même les personnes en position d'autorité peuvent avoir une piètre opinion d'autrui.

    Il convient de se souvenir de l'archevêque Murphy et de l'imiter comme d'un bâtisseur d'espoir et comme d'un modèle de courage pour les évêques d'aujourd'hui, sévèrement critiqués pour leur prétendue inertie morale. La foi, l'espérance et la charité ne sont pas les fondements de l'humanisme séculier. Le monde séculier fonde ses espoirs sur la carrière, le confort et l'argent. La vie, lorsqu'elle ne correspond pas à ces critères, est considérée comme négligeable.

    Certains se rebellent simplement par colère contre la vie ou par oisiveté. L’archevêque Murphy appelle les catholiques à se rebeller pour une bonne raison : s’opposer à la faillite morale d’un monde indifférent au caractère sacré de la vie et qui considère ses défenseurs comme des ennemis. 

    Qui héritera du monde ? La réponse est : tous ceux à qui Dieu a fait don de la vie.

  • Royaume-Uni : un nombre « record » d’avortements en 2023

    IMPRIMER

    De genethique.org :

    Royaume-Uni : un nombre « record » d’avortements en 2023

    24 février 2026

    Le gouvernement britannique a publié ses chiffres en matière d’avortements pour l’année 2023, pour l’Angleterre et le Pays de Galles. Au total 277 970 IVG ont été recensées, ce qui représente une hausse de 11% par rapport à l’année précédente et le chiffre le plus élevé depuis l’introduction de la loi.

    Au total, 89 % des procédures ont été pratiquées entre 2 et 9 semaines de grossesse. Il s’agissait en majorité d’IVG médicamenteuses, à 87 %. Cependant, le nombre d’avortements chirurgicaux a augmenté en 2022 et 2023, après avoir diminué au cours des 20 années précédentes.

    42% des femmes avaient déjà avorté

    Le taux brut d’avortement a augmenté pour toutes les tranches d’âge, y compris pour les moins de 18 ans, passant de 7,6 en 2022 à 7,8 pour 1 000 femmes en 2023.

    Au cours de la dernière décennie, le pourcentage de femmes ayant recours à l’avortement et déclarant avoir déjà subi au moins une IVG a augmenté régulièrement, passant de 37% en 2013 à 42% en 2023.

    En 2023, 7% des mineures ont déclaré avoir déjà subi une ou plusieurs IVG. Les femmes de 30 ans ou plus sont 51%.

    Un taux de complications stable

    Le taux d’avortements ayant entraîné « au moins une complication » est resté stable par rapport à 2022, passant de 1,2 en 2022 à 1,1 pour 1000 avortements en 2023, soit 315 avortements. Ces données doivent toutefois être considérées avec prudence, souligne le rapport gouvernemental, car elles pourraient ne pas être exhaustives. Ainsi par exemple, dans le cas des avortements médicamenteux, où les produits sont administrés à domicile, « les complications sont moins susceptibles d’être enregistrées » (cf. IVG en France : au milieu des chiffres, 3,1% de « réinterventions »).

    Une augmentation des avortements pour cause de handicap du fœtus

    Les statistiques du ministère de la Santé et des Affaires sociales révèlent en outre que 3 205 avortements ont été pratiqués en raison du handicap du fœtus en 2023, soit une augmentation de 2,59 % par rapport à l’année précédente.

    Parmi les causes invoquées pour avorter, on dénombre 685 fœtus porteurs de . 40 présentaient une fente labiale ou palatine. 300 procédures ont été « tardives », pratiquées au-delà de 24 semaines. En 2022, on en recensait 256.

  • La Belgique en tête au classement Eurotransplant pour l’année 2025

    IMPRIMER

    Une revue de presse de genethique.org :

    Don d’organes : la Belgique en tête au classement Eurotransplant pour l’année 2025

    24 février 2026

    En 2025, la Belgique a enregistré un taux de 35,5 donneurs par million d’habitants, ce qui la place en tête du classement Eurotransplant. L’organisation coordonne les échanges et l’attribution d’organes entre la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie, la Slovénie et la Croatie, explique Dirk Van Raemdonck, chirurgien spécialisé dans les transplantations pulmonaires à l’UZ Leuven.

    Au total 412 donneurs ont été prélevés, ce qui a permis de pratiquer des transplantations sur 1134 patients. 1463 personnes sont encore inscrites sur liste d’attente, en majorité dans l’attente d’un rein.

    L’année dernière, plus de 500.000 déclarations d’accord de dons ont été obtenues mais, en parallèle, plus de 200.000 refus ont été enregistrés.

    Pour SPF Santé publique, il s’agit de « résultats très positifs », mais « des marges de progression subsistent ». L’organe entend « poursuivre la sensibilisation des citoyens au don d’organes », « notamment afin de réduire le taux de refus exprimé par les familles, en augmentation ces dernières années »( cf. Dons d’organes : une légère hausse en 2025, mais des réticences accrues).

    Sources de la synthèse de presse : La Libre, Belga (20/02/2026) ; 7 sur 7, Kevin Dupont (19/02/2026)

  • Mort clinique après un arrêt cardiaque : l'activité cérébrale est encore mesurable pendant des minutes, voire des heures

    IMPRIMER

    De kath.net/news :

    Mort clinique après un arrêt cardiaque : l'activité cérébrale est encore mesurable pendant des minutes, voire des heures.

    23 février 2026

    Des scientifiques demandent une réévaluation du moment où la mort est constatée : cela prolongerait les tentatives de réanimation dans les hôpitaux et retarderait le début du don d’organes.

    Francfort-sur-le-Main (kath.net) – Selon une nouvelle étude, 40 % des patients en état de mort cérébrale réanimés avec succès se souvenaient précisément de leurs conversations avec les médecins. Lors d'une conférence à Phoenix, aux États-Unis, la chercheuse Ana Fowler, de l'Université d'État de l'Arizona, a présenté des données montrant que les fonctions biologiques et neuronales ne déclinent que progressivement après un arrêt cardiaque. L'activité électrique cérébrale peut même être mesurée plusieurs minutes, voire plusieurs heures après l'événement. La conférence de l'Association américaine pour l'avancement des sciences (AAAS) s'est tenue il y a quelques jours, et le Frankfurter Rundschau a rendu compte de ces résultats.

    Le « Frankfurter Rundschau » écrit textuellement : « Les scientifiques ont considérablement repoussé le seuil auparavant considéré comme la limite extrême de la conscience post-mortem. »

    La conférence portait sur les explications physiologiques des expériences de mort imminente intenses, qui diffèrent apparemment des rêves ou des hallucinations.

    Ce sujet est non seulement fascinant, mais il a aussi des conséquences concrètes : plusieurs scientifiques ont plaidé lors de la conférence de Phoenix pour que les équipes d’urgence réévaluent la durée des tentatives de réanimation. De plus, les décideurs politiques devraient reconsidérer le moment où le décès est constaté avant le don d’organes. Les résultats actuels suggèrent que la frontière entre la vie et la mort est peut-être beaucoup moins abrupte qu’on ne le pense généralement.

  • Comment, après un temps de coopération, l’Église et la modernité libérale ont rompu les amarres

    IMPRIMER

    Une tribune de Paul Airiau sur aleteia.org :

    Comment le fossé s’est creusé entre l’Église et la modernité libérale

    21/02/26

    Après un temps de coopération, l’Église et la modernité libérale ont rompu les amarres, analyse l’historien Paul Airiau, le libéralisme culturel ayant abandonné toute régulation par une morale naturelle universelle.

    Si rien n’est jamais joué d’avance, il n’empêche : la proposition de loi sur l’euthanasie paraît bien partie pour être adoptée avant la fin de l’année, quelles que puissent être les péripéties parlementaires à venir (sauf dissolution surprise…), tant les partisans de l’euthanasie trouvent des relais dans le personnel politique, pour de multiples raisons. Au-delà des enjeux immédiats, cette histoire inachevée est en fait une nouvelle étape française dans la déliaison en matière de mœurs entre la législation d’ici-bas et les principes catholiques. Doucettement entamée avec la légalisation du divorce sous la Révolution (1792), partiellement relancée avec la républicanisation de la République (en 1884, relégalisation du divorce aboli en 1816), elle s’est accélérée à partir du milieu des années 1960 puis de la fin des années 1990. Les étapes en sont autant de défaites successives pour une Église plus ou moins intensément mobilisée : légalisation de la contraception (1967), dépénalisation de l’avortement (1975), diffusion de la fécondation in vitro au début des années 1980, pacte civil de solidarité (1999), fin de la distinction de sexe comme constitutive du mariage (2013), extension de la PMA aux couples de même sexe et aux femmes seules (2021), constitutionnalisation de l’avortement (2024).
    Le temps du partenariat

    Cette évolution n’est pas propre à la France, elle s’observe dans nombre d’autres pays. Une faille se creuse ainsi de plus en plus entre l’Église et une modernité libérale qui se déploie en libéralisme culturel justifiant la reconnaissance légale des modes de réalisation de soi. L’autonomie individuelle et l’oblitération de toute hiérarchisation du jugement moral fondent désormais des législations déliées de toute régulation antérieure, extérieure et supérieure à l’ici-bas de la société. Or, pour l’Église, la modernité libérale trahit ainsi en partie le partenariat qui s’était en partie établi entre elles depuis la fin des années 1930.

    En effet, à la fin du XVIIIe siècle et tout au long du XIXe siècle, l’Église s’était constituée comme intransigeante, antimoderne, refusant et condamnant le libéralisme en toutes ses déclinaisons, philosophique, politique, économique… Elle avait promu la construction d’une modernité alternative qui prouverait la justesse de ses positions, ouvrant la dynamique d’un engagement militant multiforme. Cependant, les totalitarismes fasciste, nazi et communiste des années 1930 avaient montré l’intérêt d’une démocratie libérale, dans son acception occidentale de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Malgré son refus de la régulation catholique de la législation, elle garantissait au moins la liberté de conscience, de culte, d’enseignement, le droit d’association, les relations libres entre évêques et Saint-Siège. Qui plus est, face au soviétisme conquérant d’après 1945, elle devenait, dans une certaine mesure, bonne en tant que telle, car elle était capable d’intégrer qu’il existe des normes limitant la toute-puissance étatique et la propension unanimiste de la démocratie — soit l’État de droit — et que qu’elle devait avoir une dimension de justice sociale.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • L’aide à mourir : un outil pour élargir le don d’organes ?

    IMPRIMER

    De Priscille Kulczyk sur le site de l'ECLJ :

    Euthanasie et don d’organes: Un nouveau vivier de donneurs

    20 Février 2026

    En France, la question du don d’organes après une euthanasie ou un suicide assisté a été balayée d’un revers de main lors des débats parlementaires sur la proposition de loi «relative au droit à l’aide à mourir». Cela est regrettable puisqu’une telle possibilité en constitue un enjeu éthique important.

    À l’Assemblée nationale comme au Sénat, des parlementaires ont proposé d’amender la proposition de loi afin d’interdire le don d’organes en cas d’euthanasie et de suicide assisté.[1] Radicaux de prime abord, ces amendements exprimaient surtout le pressentiment de leurs auteurs que cette pratique ne peut aller de soi, notamment en raison du danger d’un éventuel glissement vers une «euthanasie altruiste» justifiée par le don d’organe lui-même, en particulier dans le cas de patients qui ne sont pas en fin de vie. Ces amendements auraient dû donner lieu à des débats fournis, mais ces opportunités ont malheureusement été rapidement balayées dans chacune des deux chambres. Le 23 mai 2025, en séance publique, six minutes auront suffi aux députés pour rejeter l’amendement, après un avis défavorable du rapporteur principal justifié par l’atteinte au principe d’égalité qu’engendrerait une telle mesure. Le 20 janvier 2026, la commission des affaires sociales du Sénat n’a pas non plus développé la question lors de l’examen de l’amendement 65 rectifié qui a fait l’objet d’un avis défavorable, avant de tomber. Il importe donc de pallier l’absence de débat de fond sur cette question afin d’éviter un angle mort éthique.

    L’aide à mourir, un outil pour remédier aux pénuries d’organes ?

    L’expérience des pays ayant légalisé le suicide assisté et l’euthanasie nous apprend pourtant que des garde-fous sont nécessaires. Au Québec, le bilan pour 2022 publié par Transplant Québec[2] constate avec satisfaction que le nombre de donneurs d’organes en contexte d’aide médicale à mourir a triplé en cinq ans. L’organisme note «un nombre record de références pour don d’organes en 2022, dont une hausse significative de plus de 130% en contexte d’aide médicale à mourir (AMM)». Ce sont «près de 15% des donneurs d’organes qui ont préalablement eu recours à l’AMM»: ainsi, alors qu’environ 5% des décès enregistrés la même année au Québec résultaient d’une euthanasie ou d’un suicide assisté, ce chiffre laisse apparaître un nombre de donneurs trois fois plus élevé dans cette catégorie que dans celle des décès «naturels». Vu cette disproportion, euthanasie et suicide assisté constituent donc des outils fort utiles dans un contexte d’augmentation des besoins en organes. Des spécialistes ne s’en cachent pas, à l’instar de la directrice de Transplant Québec selon laquelle «Il s’agit non seulement d’une opportunité d’augmenter le nombre de donneurs d’organes au Québec, mais aussi d’une occasion incroyable de permettre à plus de personnes de bénéficier d’une greffe».[3] En Espagne, qui a légalisé l’ « aide médicale à mourir» en 2021, les autorités ont été surprises de constater que plus de 25% des personnes y ayant eu recours (44 sur 172) pendant la première année d’application de la loi ont donné leurs organes.[4] Les premiers prélèvements avaient même été pratiqués avant même qu’un protocole officiel soit publié.

    En France, cette «opportunité» de l’euthanasie et du suicide assisté en tant que nouvelle source d’organes est aussi un argument qu’a bien compris l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Celle-ci s’est rapprochée de l’association Renaloo qui soutient les patients atteints de maladies rénales et promeut le don de rein: pour preuve, sa participation au colloque «Faire reculer l’opposition au don d’organes, une urgence éthique» organisé en octobre 2024 par Renaloo.[5] En outre, Henri Caillavet, qui a donné son nom à la loi du 22 décembre 1976 qui a institué le consentement présumé au don d’organes, n’est autre qu’un des membres fondateurs et ancien président de l’ADMD.

    L’expression d’une vision utilitariste de la personne humaine

    Diverses raisons peuvent expliquer ces faits et chiffres. D’un point de vue philosophique d’abord, l’euthanasie et le suicide assisté emportent une modification radicale du rapport de l’être humain à la vie et à la mort: ces pratiques sont une réponse à l’absurdité de la vie et de la souffrance dans une civilisation en perte de repères, de sens et de transcendance. La mort s’en trouve déshumanisée, tandis que la vie comme le corps humain sont traités comme des matériaux à gérer et maîtriser. Or, la perspective de donner ses organes s’inscrit dans le prolongement de la réponse à cette absurdité en ce qu’elle valorise l’altruisme. En somme, une façon de joindre l’utile à une «mort agréable».[6]

    Lire la suite

  • Aujourd'hui, fête de saint Pierre Damien, Docteur de l’Eglise, qui annihila la “pédophilie” au XIè siècle

    IMPRIMER

    St Pierre Damien, Docteur de l’Eglise, qui annihila la “pédophilie” au XIè siècle

    Saint Pierre Damien, Docteur de l’Eglise, qui annihila la pédérastie au XI° s (+ 1072) (63 mn) Comment ce saint moine, confronté à une des pires crises de la papauté et à une des pires décadences du clergé, réussit à extirper les vices de la pédérastie et de la simonie dans le clergé de son temps. Pour cela, il analysa les causes puis désigna le remède : Réduire à l’état laïc tout clerc, fut-il cardinal, coupable de ces vices. Il obtient de la papauté (Léon IX aidé par Hildebrand, futur pape saint Grégoire VII) une réaction adaptée. Sa prédication forte par lettres, sa droiture morale, prépare la réforme grégorienne et la merveilleuse efflorescence de l’Eglise du XIII° siècle.

    Voir ici : https://www.diakonos.be/settimo-cielo/