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Femmes - Page 5

  • Le pape se réjouit de la crèche pro-vie qui « représente une vie préservée de l'avortement ».

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    De Victoria Cardiel sur CNA :

    Le pape se réjouit de la crèche pro-vie qui « représente une vie préservée de l'avortement ».bouton de partage ShareThis

    Le pape Léon XIV a remercié lundi l'artiste costaricienne Paula Sáenz Soto pour avoir fait don au Vatican d'une crèche pro-vie, intitulée « Gaudium » (« Joie »), qui représente la Vierge Marie enceinte.

    « Je remercie l’artiste costaricien qui, outre le message de paix de Noël, a également souhaité lancer un appel à la protection de la vie dès la conception », a déclaré le pape lors de l’audience qu’il a accordée le 15 décembre aux délégations qui ont préparé le sapin de Noël et les crèches qui orneront le Vatican pendant la période des fêtes.

    L'œuvre d'art provenant de ce pays d'Amérique centrale est exposée depuis le 15 décembre dans la salle d'audience du pape Paul VI au Vatican, la grande salle où le pape tient désormais ses audiences générales du mercredi afin que les pèlerins n'aient pas à endurer les températures glaciales de l'hiver romain sur la place Saint-Pierre.

    Dans son allocution, le Saint-Père a fait allusion à sa composition, mentionnant les 28 000 rubans colorés qui symbolisent les vies sauvées grâce au soutien apporté par les organisations catholiques aux femmes enceintes en situation de vulnérabilité.

    « Cette scène illustre une vie sauvée de l’avortement grâce à la prière et au soutien apporté par les organisations catholiques à de nombreuses mères en situation difficile », a souligné le pape Léon XIV.

    Les décorations de la place Saint-Pierre, dévoilées lundi après-midi, arborent une touche italienne. Le sapin choisi provient du Val d'Ultimo, l'une des vallées les plus pittoresques et les moins connues du Tyrol du Sud, en Italie. 

    Par ailleurs, la crèche de la place Saint-Pierre provient du diocèse de Nocera Inferiore-Sarno, l'un des plus anciens d'Italie : ses origines remontent au IIIe siècle, lorsque Nuceria Alfaterna — l'ancienne ville romaine de la vallée du Sarno — abritait déjà une communauté chrétienne organisée.

    « Je vous remercie pour cette œuvre artistique qui intègre des éléments caractéristiques de votre territoire », a déclaré le pape, soulignant que cette crèche traditionnelle comprend une reproduction du baptistère du VIe siècle de la basilique Sainte-Marie-Majeure, l'un des mieux conservés du pays.

    Le pape a souligné que cette œuvre rappellera aux pèlerins du monde entier que « Dieu se rapproche de l’humanité, entrant dans notre histoire dans la vulnérabilité d’un enfant. »

    « Dans la pauvreté de la grotte de Bethléem, nous contemplons un mystère d’humilité et d’amour », a médité le pape. Il a également mis en lumière la figure de la Vierge Marie, « modèle de silence adorateur », qui garde précieusement en son cœur tout ce qu’elle a vécu, tandis que les bergers glorifient Dieu et partagent ce qu’ils ont vu et entendu. À cet égard, il a souligné « la nécessité de rechercher des moments de silence et de prière dans nos vies ».

    Concernant le sapin de Noël, le pape a déclaré que le grand sapin « est un signe de vie et un rappel de l’espoir qui ne s’éteint pas même dans le froid de l’hiver ».

    Les lumières qui l'ornent, a-t-il ajouté, symbolisent « le Christ, lumière du monde », venu « dissiper les ténèbres et guider nos pas ». Outre ce grand sapin, les forêts du Tyrol du Sud ont également fait don d'autres arbres plus petits au Vatican, destinés à des bureaux, des espaces publics et divers endroits de la Cité du Vatican.

    Cet article a été initialement publié par ACI Prensa, partenaire hispanophone de CNA. Il a été traduit et adapté par CNA.

    Journaliste spécialisée dans l'actualité sociale et religieuse, Victoria Cardiel couvre le Vatican depuis 2013 pour différents médias, dont Europa Press et Alfa Án Omega, l'hebdomadaire de l'archidiocèse de Madrid.
  • Non au diaconat féminin, même si le jugement n'est pas définitif

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    De Vatican News :

    4 décembre 2025

    Commission Petrocchi: non au diaconat féminin, même si le jugement n'est pas définitif

    Le rapport, rédigé par le cardinal Petrocchi, présentant les résultats des travaux de la commission a été publié: il exclut la possibilité d'aller dans le sens de l'admission des femmes au diaconat en tant que degré du sacrement de l'ordre, même s'il n'est pas possible pour l'instant «de formuler un jugement définitif, comme dans le cas de l'ordination sacerdotale». Le rapport formule le souhait de créer de nouveaux ministères pour favoriser la synergie entre les hommes et les femmes.

    «Le statu quo concernant la recherche historique et l'enquête théologique, considérées dans leurs implications mutuelles, exclut la possibilité d'avancer dans le sens de l'admission des femmes au diaconat compris comme un degré du sacrement de l'ordre. À la lumière de l'Écriture Sainte, de la Tradition et du Magistère ecclésiastique, cette évaluation est forte, même si elle ne permet pas à ce jour de formuler un jugement définitif, comme dans le cas de l'ordination sacerdotale». Tel est le résultat auquel est parvenue la deuxième commission présidée par le cardinal Giuseppe Petrocchi, également archevêque émerite de L'Aquila, qui, sur mandat du Pape François, avait examiné la possibilité de procéder à l'ordination des femmes diacres et qui a achevé ses travaux en février dernier. Le rapport de sept pages, envoyé par le cardinal à Léon XIV le 18 septembre dernier, est désormais rendu public ce jeudi, à la demande du Pape.

    Lors de sa première session de travail en 2021, la commission avait établi que «l'Église a reconnu à différentes époques, en différents lieux et sous différentes formes le titre de diacre/diaconesse attribué aux femmes, mais en lui attribuant une signification qui n'est pas univoque». En 2021, à l'unanimité, la réflexion théologique a conduit à affirmer que «l'étude systématique du diaconat, dans le cadre de la théologie du sacrement de l'ordre, soulève des questions sur la compatibilité de l'ordination diaconale des femmes avec la doctrine catholique du ministère ordonné». Toujours à l'unanimité, la commission s'est prononcée en faveur de la création de nouveaux ministères qui «pourraient contribuer à la synergie entre les hommes et les femmes».

    Lors de la deuxième session de travail en juillet 2022, la commission a approuvé (par 7 voix pour et 1 contre) la formulation reproduite intégralement au début de cet article, qui exclut la possibilité de procéder à l'admission des femmes au diaconat en tant que degré du sacrement de l'ordre, mais sans formuler aujourd'hui «un jugement définitif».

    Enfin, lors de la dernière session de travail, en février 2025, après que le Synode a autorisé toute personne le souhaitant à envoyer sa contribution, la commission a examiné l'ensemble des documents reçus. «Même si les contributions ont été nombreuses, seules vingt-deux personnes ou groupes ont envoyé leurs travaux, représentant un petit nombre de pays. Par conséquent, bien que le matériel soit abondant et, dans certains cas, habilement argumenté, il ne peut être considéré comme la voix du Synode et encore moins celle du peuple de Dieu dans son ensemble». 

    Le rapport résume les arguments pour et contre. Les partisans soutiennent que la tradition catholique et orthodoxe de réserver l'ordination diaconale (mais aussi presbytérale et épiscopale) aux seuls hommes semble contredire «l'égalité entre l'homme et la femme à l'image de Dieu», «l'égale dignité des deux sexes, fondée sur ce principe biblique»; la déclaration de foi selon laquelle «il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme, car vous êtes tous "un" en Jésus-Christ» (Galates 3,28); le développement social «qui prévoit un accès égal, pour les deux sexes, à toutes les fonctions institutionnelles et opérationnelles».

    De l’autre côté, la thèse suivante a été avancée: «La masculinité du Christ, et donc la masculinité de ceux qui reçoivent l'ordre, n'est pas accidentelle, mais fait partie intégrante de l'identité sacramentelle, préservant l'ordre divin du salut en Christ. Modifier cette réalité ne serait pas un simple ajustement du ministère, mais une rupture avec la signification nuptiale du salut». Ce paragraphe a été soumis au vote et a obtenu 5 voix favorables à la confirmation de cette formulation, tandis que les 5 autres membres ont voté pour le supprimer. 

    Avec 9 voix pour et une voix contre, le souhait a été formulé d'élargir «l'accès des femmes aux ministères institués pour le service de la communauté (...) assurant ainsi également une reconnaissance ecclésiale adéquate à la diaconie des baptisés, en particulier des femmes. Cette reconnaissance sera un signe prophétique, en particulier là où les femmes souffrent encore de situations de discrimination sexuelle».

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  • Avortement : "nous ne laisserons pas intimider"; soutenons l'ECLJ

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    ECLJ

    Madame, Monsieur,

    Mercredi, au Parlement européen, des députés menés par Manon Aubry ont cherché à nous intimider, en manifestant bruyamment contre la conférence que nous organisions sur la politique européenne en matière d’avortement. La vidéo sur Instagram de leur altercation avec Grégor Puppinck a été vue plus de 6 millions de fois en 24 heures.

    L’objet de cette conférence était de lutter contre l’initiative européenne pro avortement "My Voice My Choice" qui vise à contourner la souveraineté des États pour faciliter « l’avortement transfrontalier » avec des fonds européens. Nous avons dévoilé aux députés le réseau de financement massif du lobby de l’avortement par de grandes fondations mondialistes, telles que l’Open Society, les fondations Gates, Ford, Rockefeller, et le Planning familial international. Ce réseau bénéficie de milliards de dollars. Il est aussi financé par l’Union européenne et les Nations Unies.

    ­La vidéo de la conférence­

    Ces attaques contre l’ECLJ ne sont pas nouvelles, et s’intensifient ; mais, cette-fois, elles se sont retournées contre leurs auteurs, car les commentaires publiés sur X sous la vidéo sont très favorables à la protection de la vie.

    Ces attaques confirment une chose : votre signature à l’appel pour la prévention de l’avortement dérange. Elle porte. Et elle inquiète ceux qui veulent réduire ce sujet à un simple slogan politique. Nous avons déjà été attaqués par des députés, dont Raphaël Glucksmann, en marge d’une précédente conférence au Parlement européen.

    Pourquoi ? Parce que la vérité est que l’avortement est un drame qu’il faut absolument éviter. Durant cette conférence, nous avons une nouvelle fois donné la parole à des femmes qui ont subi un avortement, qui en ont souffert et le regrettent. Elles ont le courage de témoigner.

    Ces femmes vivent ce que les statistiques révèlent :
    - 42 % des femmes ayant avorté avant 25 ans souffrent de dépression ;
    - la moitié des mineures ayant avorté ont des idées suicidaires ;
    - l’avortement est souvent lié à la précarité affective, financière ou psychologique.

    Ces voix authentiques et courageuses réfutent le discours dominant. Elles montrent que prévenir l’avortement consiste à protéger, soutenir, responsabiliser. C’est précisément cela que certains députés ont voulu empêcher hier soir.

    Nous ne nous laisserons pas intimider. À l’ECLJ, nous avons l’habitude des attaques.

    Nous continuerons parce que vous nous avez confié ce combat en signant l’appel.

    Votre signature a déjà permis :
    ✔ de rappeler aux élus européens les engagements internationaux de la France de réduire le recours à l’avortement,
    ✔ de plaider en faveur d'une politique de prévention,
    ✔ de donner une visibilité médiatique et institutionnelle aux femmes victimes de l'avortement, jusqu'alors ignorées.

    Vous pouvez soutenir notre action; nous avons besoin de moyens pour :
    - continuer à défendre publiquement la vie,
    - organiser d’autres conférences avec des femmes,
    - produire des rapports sourcés,
    - intervenir juridiquement auprès des instances nationales et européennes.

    ­Faire un don­

    Un don, même modeste, renforce ce travail essentiel.

    Merci pour votre soutien !

    "Ma Voix Mon Choix": Une escroquerie juridique, morale et financière

  • « Vive le Christ Roi ! », a proclamé Miss Univers Mexique après avoir remporté le concours de beauté

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    De David Agren sur The Pilot :

    « Vive le Christ Roi ! », a déclaré Miss Univers Mexique après avoir remporté le concours de beauté.

    Elle a également exprimé sa foi catholique en faisant le signe de croix et en pointant le ciel.

    Bosch, 25 ans, est devenue la quatrième Mexicaine à remporter le titre de Miss Univers lors du concours qui s'est tenu le 21 novembre à Bangkok. Mais elle a attiré l'attention internationale dès le début. Bosch a confronté un directeur du concours qui l'avait traitée de « stupide », ce qui l'a incitée à mener une manifestation des candidates et a finalement conduit au renvoi du directeur.

    « J'ai aimé qu'elle prenne la parole lorsqu'elle estime qu'il y a une injustice », a déclaré la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum le 21 novembre, dans ses félicitations à Bosch. « L'époque du "silence est d'or" est révolue ; nous sommes plus belles lorsque nous prenons la parole et que nous participons », a ajouté la présidente.

    Bosch, originaire de l'État mexicain de Tabasco, dans le sud-est du pays, a évoqué le harcèlement scolaire dont elle a été victime enfant et son trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH). Malgré cela, elle est diplômée en stylisme de l'Université ibéro-américaine de Mexico, un établissement jésuite.

    Elle s'est également fait remarquer pour avoir exprimé ouvertement sa foi catholique. Dans des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, on la voit crier « Vive le Christ Roi ! » dans un ascenseur. Elle utilise les mêmes mots dans ses biographies Instagram et X, des mots qui étaient autrefois le cri de ralliement des Cristeros, qui ont lutté contre la persécution de l'Église au Mexique un siècle plus tôt.

    Avant le concours, elle a publié une photo sur X ornée de symboles catholiques : une image de Marie, un chapelet rose avec une croix rose, une image de Notre-Dame de Guadalupe, sainte patronne du Mexique, ainsi qu'un drapeau mexicain et diverses friandises.

    « Parce que les rêves deviennent réalité, et parce que Dieu l'a voulu », a déclaré Bosch lors de sa présentation en tant que candidate à Miss Univers.

    D'anciennes Miss Univers ont également exprimé leur foi catholique. Sheynnis Palacios, représentante du Nicaragua, a remporté la couronne en 2023, déclenchant des célébrations dans tout le pays et s'attirant les foudres de la dictature anti-catholique.

    « Quand je dis “merci mon Dieu”, c'est parce que cette couronne n'est pas la mienne, elle est pour Lui », a déclaré Palacios à ABS-CBN. « Elle est pour tous les délégués, et aussi pour mon pays et ma famille. »

    — David Agren écrit pour OSV News depuis Buenos Aires, Argentine.

  • Léon XIV modifie la composition de la Commission de l'État du Vatican et légalise la nomination de Raffaella Petrini

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    D'InfoVaticana :

    Léon XIV modifie la composition de la Commission de l'État du Vatican et légalise la nomination de Raffaella Petrini

    Léon XIV a promulgué sa deuxième lettre apostolique sous la forme d'un Motu Propriomodifiant la composition de la Commission pontificale pour l'État de la Cité du Vatican. Cette réforme, purement procédurale, introduit deux changements majeurs : premièrement, la possibilité pour cet organe de ne plus être composé uniquement de cardinaux, permettant au Pape d'y intégrer d'autres membres – laïcs, religieux ou experts – et ainsi favoriser une plus grande diversité au sein de la direction ; deuxièmement, l'établissement d'une durée de mandat de cinq ans, garantissant une gestion plus rigoureuse et responsable.

    L’entrée en vigueur de cet amendement légalise la nomination de la religieuse Raffaella Petrini, qui a pris ses fonctions en mars 2025 sous le mandat du pape François, à la présidence de la Commission pour l’État de la Cité du Vatican.

    Le document, signé le 19 novembre place Saint-Pierre et publié le 21 novembre, souligne la nécessité de consolider un modèle de gouvernance plus coresponsable face aux défis croissants de l'administration de l'État de la Cité du Vatican. Dans la lignée du pape François, le Motu Proprio s'inscrit dans la lignée de l'approche instaurée par Praedicate Evangelium , la Constitution apostolique qui a réorganisé la Curie selon le principe de « communion opérative » entre ses différents organes.

    Une étape conforme au programme synodal

    Cette réforme s’inscrit dans la dynamique synodale qui anime l’Église à l’heure actuelle. Il ne s’agit pas seulement d’ajuster les aspects juridiques de l’État du Vatican, mais aussi d’appliquer au sein de sa propre structure le principe de coresponsabilité exigé des diocèses du monde entier.

    Dans un récent entretien consacré à la mise en œuvre du Synode, Nathalie Becquart, sous-secrétaire du Secrétariat général du Synode , a expliqué que la véritable synodalité implique « d’investir dans des pratiques concrètes », et non de simples discours. Son point de vue nous aide à comprendre le sens du Motu Proprio : ouvrir l’espace de la prise de décision, élargir les équipes de travail et créer des structures qui reflètent une mission partagée.

    Lire aussi : Nathalie Becquart : « Il existe de nombreuses façons d’être Église et aucun modèle unique de vie ecclésiale ne devrait être imposé »

    Selon Becquart, il n’existe pas de modèle unique pour le chemin synodal. L’essentiel, affirme-t-elle, est que chaque Église locale, en fonction de son contexte, adopte des mécanismes lui permettant de cheminer, de discerner et de décider avec tout le Peuple de Dieu. Cela se traduit par des propositions concrètes : introduire le dialogue spirituel dans les conseils paroissiaux, organiser des assemblées synodales, instituer des conférences pastorales diocésaines, accroître la participation des laïcs (en particulier des jeunes et des femmes) aux responsabilités pastorales, et former les séminaristes et les prêtres à exercer une véritable autorité synodale.

    Un signe du style de gouvernement du nouveau pape ?

    Ce changement ne constitue ni une rupture avec les étapes précédentes, ni un changement de style de la part du nouveau pape. Il s'inscrit dans la continuité directe du processus de réforme déjà en cours. (processus initié durant le pontificat de François ndB)

    Le document prend effet immédiatement après sa publication dans L'Osservatore Romano et sera incorporé dans le commentaire officiel des Acta Apostolicae Sedis.

  • « La tragédie des 73 millions d'avortements pratiqués chaque année dans le monde est devenue la norme. »

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    De kath.net/news :

    « La tragédie des 73 millions d'avortements pratiqués chaque année dans le monde est devenue la norme. »

    19 novembre 2025

    Argüello, président de la Conférence épiscopale espagnole : « Un groupe de médecins peut être déterminé à sauver un fœtus de cinq mois et demi, tandis qu’un autre groupe, juste à côté, tue délibérément un bébé du même âge. » Par Petra Lorleberg

    Madrid (kath.net/pl) « Dans un même hôpital, un groupe de médecins peut décider de sauver un fœtus de cinq mois et demi, tandis qu'un autre groupe, dans la pièce voisine, tue délibérément un bébé du même âge. Ceci est parfaitement légal. De même, la loi peut punir la destruction d'un œuf d'aigle d'une amende de 15 000 euros et d'une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison, mais autorise l'avortement d'un enfant atteint de trisomie 21 jusqu'à la fin de la grossesse. » C'est ce qu'a expliqué le président de la Conférence épiscopale espagnole, Luis Javier Argüello García, archevêque de Valladolid, dans son discours d'ouverture de la 128e Assemblée plénière à Madrid, mardi.

    kath.net documente intégralement, la section « 6. L’inhumanité de l’avortement : derrière la fumée, les miroirs et les stratégies » du discours d’ouverture de l’archevêque Argüello :

    Ces dernières semaines, la question de l'avortement a refait surface sous diverses formes : la tentative d'inscrire ce prétendu droit dans la constitution ; l'objection de conscience du personnel médical ; la divulgation aux mères de toutes les conséquences de l'intervention ; et les données du ministère de la Santé faisant état de 106 173 avortements et de 322 034 naissances pour 2024. La croissance démographique était négative, avec un déficit de 114 937 personnes.

    Le débat a été critiqué – non sans raison – comme une manœuvre de diversion et un outil de polarisation. Qu’il s’agisse d’un repli sur soi ou d’un questionnement stratégique, il existe, en tout cas, une réticence sociétale et politique à aborder la question dans toute sa complexité dramatique. Comme le souligne Matthieu Lavagna, dont je m’appuie sur la pensée dans cette analyse, l’avortement demeure un sujet sensible et délicat dans notre société actuelle. En parler publiquement est devenu tabou, presque une atteinte à la vie privée. Quiconque déclare publiquement que l’avortement est objectivement immoral parce qu’il met fin à la vie d’une personne autre que ses parents s’expose à une sévère condamnation personnelle, sociale et politique : « Remettre en question ce acquis ? Douter de ce droit ? C’est le comble de la pensée fasciste et autoritaire et mérite d’emblée d’être qualifié d’extrême droite. » 

    Pire encore : l’idée même qu’il puisse exister des arguments non religieux contre l’avortement est inconcevable. Après tout, ne nous répète-t-on pas sans cesse que les opposants à l’avortement sont d’abominables obscurantistes qui veulent imposer leurs convictions religieuses à tous ? Fournir des informations aux femmes enceintes est considéré comme une maltraitance, et prier devant une clinique d’avortement est perçu comme une menace. Pourquoi ce refus de penser rationnellement et de laisser la science – ADN, génome, échographie, etc. – parler d’elle-même, nous informer et révéler la vérité ?

    Un être humain est « un organisme vivant de l'espèce Homo sapiens ». Selon cette définition, le fait qu'un fœtus ou un embryon soit un être humain est un simple fait biologique. Il suffit de consulter n'importe quel manuel d'embryologie médicale pour constater que les scientifiques s'accordent à dire que, dès la fécondation, un organisme humain vivant et indépendant, doté de son propre patrimoine génétique, se développe dans le corps de la mère. Nul besoin de se référer à la Bible pour cela, bien qu'elle nous enseigne que la dignité humaine est sacrée et que les êtres humains possèdent une âme immortelle.

    Peter Singer, philosophe de renommée mondiale et défenseur du droit à l'avortement, a au moins l'honnêteté intellectuelle de reconnaître que l'embryon est un être humain : « Il ne fait donc aucun doute qu'un embryon conçu à partir d'un ovule et d'un spermatozoïde humains est un être humain dès le premier instant de son existence. » Cependant, il néglige le fait que tous les êtres humains, indépendamment de leur taille, de leur sexe, de leur stade de développement ou de leur degré de dépendance, possèdent la même valeur intrinsèque. Ceci ouvre la voie à l'effondrement de l'humanisme et à l'égalité radicale du droit à la vie pour chaque individu. Y parvenir exigerait des efforts argumentatifs similaires à ceux déployés par ceux qui défendent l'avortement comme une expression des droits de la femme. Or : « Si le fœtus n'est pas un être humain, aucune justification n'est nécessaire pour légaliser l'avortement. Si, en revanche, le fœtus est un être humain, aucune justification n'est suffisante pour le légaliser. »

    Mattheu Lavagna cite Kelsey Hazzard, militante athée anti-avortement : « Je suis une athée de 29 ans, ayant reçu une bonne éducation dans des institutions laïques, et je défends des opinions progressistes sur de nombreux sujets, comme le mariage homosexuel et le changement climatique. Je suis également une militante anti-avortement engagée, qui œuvre pour que l’avortement devienne impensable. L’industrie de l’avortement veut nous faire croire que les personnes comme moi n’existent pas. Elle veut nous faire croire que le mouvement anti-avortement est composé presque exclusivement d’hommes blancs âgés et de quelques pratiquants récitant leur chapelet. Cette caricature est offensante pour les jeunes comme pour les moins jeunes. […] Nous ne considérons pas l’avortement comme un enjeu de guerre culturelle ou de guerre religieuse, mais comme une question de droits humains. »

    La société occidentale a totalement occulté la question de l'avortement. La tragédie des 73 millions d'avortements pratiqués chaque année dans le monde, dont 100 000 en Espagne, est devenue la norme. Nous avons atteint un point d'irrationalité extrême en matière de bioéthique, qui sert les intérêts de la biopolitique.

    Dans le même hôpital, une équipe de médecins peut décider de sauver un fœtus de cinq mois et demi, tandis qu'une autre, dans la pièce voisine, tue délibérément un bébé du même âge. Ceci est parfaitement légal. De même, la loi peut punir la destruction d'un œuf d'aigle d'une amende de 15 000 € et d'une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison, mais autorise l'interruption de grossesse d'un enfant atteint de trisomie 21.

    Toutefois, une perspective catholique ne saurait se contenter de réaffirmer la protection de la vie prénatale et de lutter contre l’avortement. Elle doit prendre en compte la mère, le père, ainsi que les circonstances environnementales, sociales et économiques qui accompagnent la grossesse, la naissance et les premières années de vie.

    Nombreuses sont les femmes qui désirent des enfants, mais leur souhait se heurte à divers obstacles, notamment des barrières structurelles identifiées dans le rapport FOESSA : précarité de l’emploi, difficultés d’accès au logement, prédominance des femmes dans les soins aux enfants et insuffisance du soutien public à la maternité et aux familles. S’y ajoutent des facteurs culturels liés aux modes de vie, comme la faible valeur accordée à la maternité, voire son rejet catégorique dans certaines idéologies de genre. Il convient également de tenir compte des circonstances propres à chaque grossesse.

    Rien ne justifie l'interruption de la vie prénatale, mais un véritable soutien à la vie exige la prise en compte de toutes les circonstances. L'Alliance sociale pour l'espérance et la naissance, initiée par cette Conférence des évêques, défend tous les facteurs pertinents et offre un soutien indéfectible à la vie humaine naissante.

    Je tiens à exprimer ma solidarité avec toutes les femmes enceintes et à les encourager à ne pas hésiter à demander de l'aide face aux difficultés d'une grossesse potentiellement non désirée. L'interruption de grossesse ne saurait être la solution à une situation si souvent difficile à supporter seule. Je réaffirme l'engagement de l'Église, ainsi que de nombreuses femmes et de nombreux hommes de bonne volonté et de bonne volonté, à apporter leur aide dans cette situation. Les autorités ne doivent pas détourner le regard et, même si elles réglementent et facilitent l'accès à l'avortement, elles ne doivent pas se soustraire à leur devoir indispensable de protéger les plus vulnérables. La prétendue solution à des problèmes qui exigent des politiques favorables à la famille et à la vie est symptomatique de l'affaiblissement moral de notre démocratie.

    Photo de cet événement (c) Conférence des évêques espagnols/Capture d'écran

  • « Redonnons à la maternité sa pleine dignité » et protégeons-la (Léon XIV)

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    DISCOURS DU SAINT-PÈRE LÉON XIV AUX ENSEIGNANTS ET ÉTUDIANTS DE L'INSTITUT THÉOLOGIQUE PONTIFICAL JEAN-PAUL II POUR LES SCIENCES DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE

    Salle Clémentine
    Vendredi 24 octobre 2025

    _____________________________

    Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
    Que la paix soit avec vous !

    Bonjour, buenos dias, good morning !

    Chers frères et sœurs,

    C'est avec joie que je vous souhaite la bienvenue, vous qui formez la communauté académique internationale de l'Institut théologique Jean-Paul II pour les sciences du mariage et de la famille. Je salue le Grand Chancelier, le Cardinal Baldassarre Reina, le Président, Mgr Philippe Bordeyne, les Vice-présidents des sections extra Urbe, les professeurs, les bienfaiteurs, vous tous, chers étudiants et étudiantes, ainsi que les anciens élèves venus de divers pays à l'occasion du Jubilé. Soyez tous les bienvenus !

    Dans les différents contextes sociaux, économiques et culturels, les défis qui nous interpellent sont différents : partout et toujours, cependant, nous sommes appelés à soutenir, défendre et promouvoir la famille, avant tout par un style de vie cohérent avec l'Évangile. Sa fragilité et sa valeur, considérées à la lumière de la foi et de la raison saine, engagent vos études, que vous cultivez pour le bien des fiancés qui deviennent époux, des époux qui deviennent parents, et de leurs enfants, qui sont pour tous la promesse d'une humanité renouvelée par l'amour. La vocation de votre Institut, né de la vision prophétique de Saint Jean-Paul II dans le sillage du Synode de 1980 sur la famille, apparaît ainsi encore plus clairement : constituer un corps académique unique réparti sur les différents continents, afin de répondre aux besoins de formation en étant le plus proche possible des couples et des familles. De cette manière, il est possible de mieux développer des dynamiques pastorales adaptées aux réalités locales et inspirées par la tradition vivante de l'Église et sa doctrine sociale.

    En participant à la mission et au cheminement de toute l'Église, votre Institut contribue à l'intelligence du magistère pontifical et à l'actualisation constante du dialogue entre la vie familiale, monde du travail et la justice sociale, en abordant des questions d'actualité brûlantes, telles que la paix, le soin de la vie et de la santé, le développement humain intégral, l'emploi des jeunes, la durabilité économique, l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, autant de facteurs qui influencent le choix de se marier et d'avoir des enfants. En ce sens, votre mission spécifique concerne la recherche et le témoignage commun de la vérité : en accomplissant cette tâche, la théologie est appelée à se confronter aux différentes disciplines qui étudient le mariage et la famille, sans se contenter de dire la vérité à leur sujet, mais en la vivant dans la grâce du Saint-Esprit et à l'exemple du Christ, qui nous a révélé le Père par ses actions et ses paroles.

    L'annonce de l'Évangile, qui transforme la vie et la société, nous engage à promouvoir des actions organiques et concertées en faveur de la famille. La qualité de la vie sociale et politique d'un pays se mesure en effet notamment à la manière dont il permet aux familles de bien vivre, d'avoir du temps pour elles-mêmes, en cultivant les liens qui les unissent. Dans une société qui exalte souvent la productivité et la rapidité au détriment des relations, il devient urgent de redonner du temps et de l'espace à l'amour que l'on apprend dans la famille, où s'entremêlent les premières expériences de confiance, de don et de pardon, qui constituent le tissu de la vie sociale.

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  • One of us demande à l’Union Européenne de soutenir les mères

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    De Pauline Darrieus sur le site de Valeurs Actuelles (accès offert) :

    Avortement : One of us demande à l’Union européenne de soutenir les mères

    Ce 15 octobre, des associations pro-vie organisaient une conférence aux côtés de membres du Parlement européen, à Bruxelles. L’objectif ? Défendre les femmes vulnérables qui souhaitent poursuivre leur grossesse, quand une initiative citoyenne tente de contourner le droit national.

    « La maternité n’est pas seulement un choix personnel, c’est un sujet qui concerne toute la société », introduit Ségolène du Closel, déléguée générale de One of us, une fédération d’associations européennes unies pour la vie et la dignité humaine. Des associations telles que l’ECLJ, ou la Marche pour la vie étaient présentes ce jour à Bruxelles, pour soutenir et accompagner les femmes qui venaient témoigner de leur parcours devant les députés européens.

    Cette conférence se tenait en réponse à l’initiative citoyenne « My Voice, My Choice », reconnue valide par le Parlement européen le 1er septembre 2025. Cette requête déposée auprès des institutions européennes en avril 2024, après avoir reçu plus d’un million de signatures, explique que le manque d’accès à l’avortement dans de nombreuses parties de l’Europe expose les femmes à un risque de préjudice physique, économique et psychologique. Et demande donc à la Commission européenne de « présenter, dans un esprit de solidarité, une proposition de soutien financier aux États membres qui seraient en mesure de réaliser des interruptions de grossesse pour toute personne en Europe qui n’aurait toujours pas accès à un avortement sans danger et légal ». Concrètement, il s’agirait que l’Union européenne prenne en charge les frais de déplacements et de santé des personnes qui doivent aller dans un autre État membre pour recourir à l’IVG. 

    Une initiative « contraire au principe de subsidiarité »

    Une opération qui vise directement des pays comme Malte et la Pologne, qui ont restreint le droit à l’avortement, ou encore l’Italie, qui, grâce à un amendement adopté en 2024 par Giorgia Meloni, a autorisé l’accès aux centres d’IVG pour les groupes pro-vie. En effet, à écouter des associations telles qu’Oxfam, l’avortement serait « un droit menacé en Europe ». Alors même que le droit à l’avortement est rentré dans la Constitution française en mars 2024 et que la clause de conscience des médecins est encore contestée par certains. 

    « Si vous êtes ici aujourd’hui, c’est que vous voulez créer une prise de conscience chez les Européens sur la beauté de la maternité », affirme Tonio Borg, le président de One of us. Cette initiative citoyenne suscite également un questionnement en termes légaux. « C’est contraire au principe de subsidiarité », souligne le président de la fédération pro-vie. Un principe selon lequel une action ne doit être réalisée au niveau de l’Union que si les objectifs de l’action ne peuvent être réalisés de manière suffisante par les États membres, et si l’Union est plus efficace à agir.

    « J’ai eu l’impression de me rendre à l’abattoir »… L’ECLJ veut mettre en lumière les angles morts du débat sur l’avortement

    L’UE veut imposer l’avortement à des pays qui le refusent

    De nombreux politiques européens étaient présents pour défendre le droit des femmes à choisir la vie, et pour demander à l’Union européenne de mieux aider celles qui se retrouvent seules face à ce choix. « Si les associations ‘pro-choix’ sont financées par l’UE, pourquoi ne pas financer aussi celles qui défendent la maternité ? », s’interroge Tonio Borg. Laurence Trochu, du parti Identités-Libertés, Peter Agius, député maltais, ou encore la députée Slovaque Myriam Lexmann, ont pris la parole en faveur de ces femmes souvent esseulées, qui pensent que l’avortement est la seule voie possible. 

    Nous recevons beaucoup de haine, mais cela importe peu, car nous savons que nous défendons le Bien.

    « Je suis très triste de voir les institutions européennes que j’aime, vouloir imposer l’avortement à des pays qui n’en veulent pas », déclare Peter Agius. « La dignité humaine est désormais protégée dans la Constitution slovaque : les lois bioéthiques appartiennent à la souveraineté nationale. Nous recevons beaucoup de haine, mais cela importe peu, car nous savons que nous défendons le Bien », ajoute la députée slovaque Myriam Lexmann. « Nous lançons un appel solennel à l’Union européenne pour défendre la vie, mieux protéger les femmes vulnérables et leur permettre de faire un choix éclairé », affirment-ils.

    Permettre un choix éclairé

    Parce que les partisans de l’avortement oublient généralement de consulter les premières concernées, One of us a souhaité donner la parole à plusieurs femmes, originaires de pays différents, qui ont subi des IVG, ou bien, ont été confrontées à ce choix. Charlène, 39 ans, française, raconte avoir avorté à 27 ans, alors qu’elle était dans une relation sérieuse, sous la pression de son conjoint. « Le planning familial m’a dit que ce n’était pas un bébé, mais un amas de cellule. Et lorsque j’ai fait part de mes doutes à propos de l’avortement au médecin, il m’a demandé si ça avait un rapport avec mes convictions religieuses », explique la jeune femme. « J’ai mis des années à comprendre ce que j’avais vécu », conclut celle qui souhaiterait que le personnel médical soit mieux former à déceler les pressions de l’entourage.

    Des années après, ces femmes demeurent bouleversées par cette étape de leur vie qu’elles qualifient toutes de « traumatisme ». Évoquer cette épreuve est toujours difficile. Nirvana, âgée 34 ans, est aujourd’hui mère de 4 enfants âgés de 15 à 2 ans. Elle tombe enceinte la première fois alors qu’elle n’a que 18 ans. Elle n’en parle pas à ses parents. Elle aussi est abandonnée par le père de l’enfant. Elle avorte, faute d’autres perspectives. Aujourd’hui, elle regrette que les femmes enceintes ne soient pas mieux accompagnées. « J’ai dû travailler pendant mes grossesses, j’ai élevé mes enfants seule. Mais j’aurais aimé être mieux accompagnée », parvient-elle à dire entre deux sanglots.

    La personne au téléphone m’a écoutée, sans jugement. Elle m’a redonné confiance en moi. Cet échange a joué un rôle crucial dans ma décision.

    Malgré tous les obstacles, Ana Mafalda, une portugaise, mère de triplés âgés de six ans, montre qu’un autre chemin est possible. Livrée à elle-même lorsqu’elle tombe enceinte, elle a la chance de trouver le contact d’une association alors qu’elle se trouve dans la salle d’attente d’un médecin qui la destinait probabelement à l’avortement. « La personne au téléphone m’a écoutée, sans jugement. Elle m’a redonné confiance en moi. Cet échange a joué un rôle crucial dans ma décision », raconte-t-elle. Le jour de l’avortement arrive, et alors qu’on lui tend le médicament : « J’ai réussi à dire ‘non’. Sans cette association, j’aurais surement pris une autre décision. » La jeune mère souhaiterait que de telles associations soient plus nombreuses pour épauler les mères en devenir : « Mes filles sont le plus grand cadeau de ma vie. »

  • Pourquoi le Christ ne permet pas à son Église d'ordonner des femmes

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    De Larry Chapp sur le NCR :

    Pourquoi le Christ ne permet pas à son Église d'ordonner des femmes

    Les papes, de Jean-Paul II à François, ont clairement indiqué que l’Église ne peut pas ordonner de femmes — et pourtant certains persistent à revoir ce qui constitue un enseignement déjà établi.

    Henryk Siemiradzki, « La Cène », ca. 1876
    Henryk Siemiradzki, « La Cène », vers 1876 (photo : domaine public)

    L'hebdomadaire catholique international The Tablet estime que la nomination de la première femme archevêque de Canterbury dans l'Église anglicane offre une occasion idéale pour l'Église catholique de réexaminer la question de l'ordination des femmes à la prêtrise.

    Dans un court article constitué principalement d’un entretien avec le théologien jésuite irlandais, le père Gerry O’Hanlon, il ne cache pas sa frustration face à l’état actuel de la question au sein du catholicisme et affirme sans détour son souhait que l’Église « cesse de tourner autour du pot et entreprenne un réexamen juste et ouvert de l’enseignement actuel ».

    Ses propos montrent clairement qu'il estime que l'enseignement actuel de l'Église repose sur des fondements théologiques erronés. Cela l'amène à conclure que la non-ordination des femmes est un scandale aussi grave pour l'Église que l'était sa tolérance antérieure à l'égard de l'esclavage.

    Il cite ensuite les conclusions théologiques de la Commission biblique pontificale des années 1970 et l'avis du célèbre théologien Karl Rahner sur la question. Le Tablet résume ses réflexions :

    Soulignant que la Commission biblique pontificale avait conclu dans les années 1970 à l'absence de fondement scripturaire à la position de l'Église quant à l'exclusion des femmes du ministère ordonné, il a rappelé que le théologien Karl Rahner, à la fin des années 1970, avait soutenu que la charge de la preuve incombait à l'Église. « Cette charge n'a pas été acquittée », a déclaré le père O'Hanlon.

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  • Matthieu Lavagna : comment réfuter les mauvais arguments pro-avortement

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    De Teresa Aguado Peña sur Omnes :

    Matthieu Lavagna : comment réfuter les mauvais arguments pro-avortement

    L'auteur de « La raison est pro-vie » remet en question les mythes sur le fœtus, démonte les arguments simplistes tels que « des amas de cellules » ou « mon corps, ma décision », et montre pourquoi le débat sur la vie n'est pas seulement religieux mais une question de raison.

    10 octobre 2025

    Matthieu Lavagna

    Matthieu Lavagna ©Avec l'aimable autorisation de l'auteur

    En rapport

    Matthieu Lavagna, diplômé en mathématiques, philosophie et théologie, dans son livre « La raison est pro-vie », analyse l'avortement d'un point de vue scientifique, philosophique et éthique, déconstruisant les mythes les plus répandus sur le fœtus et défendant la protection de la vie humaine dès la conception. Il y aborde les arguments concernant l'avortement, le statut moral du fœtus et l'urgence de défendre la vie humaine dès la conception.

    Pourquoi écrire un livre sur un sujet aussi tabou et sensible ?

    Parce que l'avortement est un acte banalisé dans la plupart des sociétés modernes. Le nombre d'avortements (IVG) est très élevé chaque année, et cette pratique est considérée comme de plus en plus banale. On constate également que nombre de nos contemporains sont très mal informés sur cette question. Les faits scientifiques et biologiques liés à l'avortement sont souvent mal expliqués au public, et en pratique, les arguments pro-vie sont rarement entendus. Ce livre vise à combler ce manque d'information et à éclairer objectivement le lecteur sur cette question, d'un point de vue scientifique et philosophique.

    En fin de compte, c'est le statut moral du fœtus qui est en jeu. Pourquoi ?

    En effet. Gregory Koukl résume parfaitement la situation avec cette phrase : « Si le fœtus n’est pas un être humain, il n’y a aucune raison de justifier la légalisation de l’avortement. Inversement, si le fœtus est un être humain, aucune justification à la légalisation de l’avortement n’est valable. »

    Dans le débat sur l'avortement, tout le monde admet que le fœtus est éliminé. Mais qu'est-ce qu'un fœtus ? S'il ne s'agit que d'un amas de cellules, l'avorter n'est pas plus immoral que de se couper les ongles ou d'aller chez le dentiste. Si le fœtus n'est pas un être humain, l'avortement devrait quand même être légal. Aucun problème. Mais si le fœtus est un être humain, et que tous les êtres humains ont droit à la vie, il y a de bonnes raisons de penser que l'avortement est immoral et devrait être interdit. J'explique cela en détail dans le livre.

    Du point de vue scientifique, vous montrez qu’il existe un consensus général sur le fait que le fœtus est un être humain.

    Oui. Le fœtus est biologiquement un être humain, car c'est un organisme vivant appartenant à l'espèce  Homo sapiens . Cet organisme génétiquement distinct se développe continuellement jusqu'à sa maturité. Dès la conception, il possède l'intégralité de son patrimoine génétique, qui le caractérise en tant qu'individu. Les manuels d'embryologie sont unanimes pour affirmer que la vie humaine commence dès la conception.

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  • María Corina Machado, fidèle dévote de la Vierge Marie, prix Nobel de la paix

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    D'Ángel Alberto Morillo sur Vida Nueva :

    María Corina Machado, fidèle dévote de la Vierge Marie, prix Nobel de la paix

    Un chapelet sur la poitrine, cette dirigeante de l'opposition a confié à la Mère de Dieu l'espoir que tous ses enfants en exil puissent « rentrer chez eux ».

    María Corina Machado, leader de l'opposition

    María Corina Machado Parisca, femme politique, ingénieure industrielle, professeure et principale dirigeante de l'opposition au Venezuela, a reçu le prix Nobel de la paix.

    Son rôle d’architecte de la lutte démocratique au Venezuela, face à un régime chaviste qui persécute quiconque pense différemment, est bien connu, car Machado est également une dévote fervente de la Vierge Marie.

    Durant la campagne présidentielle de 2024, au milieu des sabotages, y compris sa disqualification en tant que candidate, elle est toujours apparue déterminée, portant des chapelets, faisant campagne pour son remplaçant, Edmundo González.

    Pour elle, « ce n'était pas seulement une lutte politique » à proprement parler, mais « une lutte spirituelle ». Elle a visité une ville où les habitants accrochaient des chapelets au cou.

    Après le 28 juillet, jour où Nicolás Maduro s’est déclaré vainqueur des élections sans montrer les décomptes de voix validant sa victoire, une féroce persécution a éclaté.

    Depuis lors, Machado est resté cachée, bien protégée, toujours convaincue que tout « passerait ». Ainsi, dans les moments les plus difficiles, on l'a vu prier le rosaire.

    Une foi inébranlable

    En fait, sa dévotion est telle que lors de la solennité de la Nativité de la Vierge – ce 8 septembre – il a publié un message sur X pour l’anniversaire de la Mère de Dieu, qu’au « Venezuela nous commémorons également avec le Jour de la Vierge de la Vallée, notre Vallita, et le jour de l’apparition à Guanare de notre sainte patronne, la Vierge de Coromoto ».

    Elle a profité de l'occasion pour prier pour le pays, « pour la Liberté et pour chacun de nous, ses enfants ». Machado est mère de trois enfants : Ana Corina, Ricardo et Henrique. Comme des millions de femmes, elle rêve du retour de ses enfants à la maison.

    Elle adresse son message marial à tous les Vénézuéliens, leur rappelant que « la Vierge Marie veut nous rappeler qu'elle est présente avec nous chaque jour ! Une mère est TOUJOURS avec ses enfants ; elle nous accompagne dans les moments de solitude, elle nous donne de la force quand nous tombons. »

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  • L'échec courageux de Maria Steen prouve que le catholicisme en Irlande n'est pas encore fini

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    De Portia Berry-Kilby sur The Catholic Herald :

    4 octobre 2025

    L'échec courageux de Maria Steen prouve que le catholicisme en Irlande n'est pas encore fini

    En l'espace de quelques décennies seulement, l'île d'Émeraude est passée d'un État synonyme de catholicisme dévot, pour le moins, à un État qui affiche ses références progressistes sur la scène internationale, ne montrant que peu de respect pour la religion de ses ancêtres.

    C'est certainement l'une des raisons, sinon la raison principale, pour laquelle la récente candidature de Maria Steen à la présidence irlandaise a tant attiré l'attention en Irlande. Voici une personne qui n'a pas honte de sa foi catholique et qui est très populaire auprès d'une grande partie du public pour ses positions intransigeantes sur les questions de moralité et de religion.

    L'émergence de Steen comme candidate populaire à la présidence, bien qu'elle ait été écartée par l'establishment, donne l'espoir que le pays retombe amoureux de la foi oubliée de ses ancêtres.

    Les élites de l'establishment aiment dépeindre l'Irlande comme une utopie libérale, libérée du catholicisme prétendument oppressif d'antan. Et, il faut l'admettre, elles ont de bonnes raisons de le croire. La fréquentation des messes n'a cessé de diminuer depuis les années 1970 et ne s'est jamais rétablie ; la Covid a aggravé la baisse de la fréquentation des offices dominicaux, avec une diminution pouvant atteindre 40 % depuis le début de la pandémie.

    Même le catholicisme culturel des Irlandais semble être en déclin, les mariages catholiques passant de plus de 60 % des mariages il y a dix ans à seulement 35 % en 2023. Et on ne peut nier la signification déprimante du fait qu'une population majoritairement catholique ait été la première à approuver le mariage homosexuel par un vote populaire national, comme l'a fait l'Irlande en 2015, suivi par l'approbation par l'Irlande d'un amendement constitutionnel en 2018 qui a supprimé les garanties pro-vie.

    Il est facile de comprendre pourquoi l'establishment libéral considère que l'Irlande est trop cool pour l'Église.

    Mais même si Steen n'a pas réussi à se qualifier pour l'élection présidentielle irlandaise – ce qui soulève d'autres questions sur le déficit démocratique au cœur du processus de qualification –, le large soutien public qu'elle a recueilli suggère que les valeurs catholiques traditionnelles ont toujours leur place dans un État irlandais de plus en plus libéral.

    En effet, si Steen, mère de cinq enfants scolarisés à domicile, réputée pour ses opinions pro-vie, pro-famille et pro-mariage traditionnel, peut obtenir d'aussi bons résultats, les valeurs catholiques qu'elle représente ne peuvent pas être si répugnantes pour la conscience publique.  

    Certains voudraient nous faire croire que ce n'est pas le cas. Le politicien irlandais Michael McDowell suggère : « En tant que libéral, j'estime que l'élection [de Steen] aurait été un pas en arrière pour l'Irlande en laquelle je crois. » Mais la popularité de Steen contredit l'idée selon laquelle le conservatisme culturel de l'Irlande catholique est aussi déplacé et inapproprié que des personnes comme McDowell aiment à le prétendre.

    Après tout, lorsqu'on leur a demandé l'année dernière de voter sur un amendement à la Constitution qui aurait effectivement effacé les obligations (longtemps négligées) de l'État envers les femmes au foyer, les Irlandais ont fait preuve de bon sens et ont fermement rejeté cet amendement absurde. La vague de laïcité libérale ne peut aller très loin.

    Certes, il existe encore un fossé important entre les conservateurs privés de leurs droits qui ripostent et un renouveau catholique à grande échelle, mais il y a plus d'une lueur d'espoir dans l'île d'Émeraude. Lors d'une messe de la veillée pascale à Dublin cette année, un nombre record d'adultes ont été baptisés dans la foi catholique. Sans oublier que l'année dernière, 21 hommes ont commencé à étudier pour devenir prêtres, le nombre le plus élevé depuis plus d'une décennie.

    Dans la sphère catholique au sens large, des initiatives telles que la Mater Dei Academy et la Mater Dei Education comblent un vide dans le paysage de l'éducation catholique en proposant un programme scolaire authentiquement catholique qui contribue à former l'esprit et l'âme des jeunes Irlandais.

    Bien sûr, cela peut sembler insignifiant comparé à la vague déferlante de valeurs libérales et progressistes qui balaye la société dominante. Mais de petites graines peuvent donner naissance à de grandes pousses.

    Et l'Irlande sait très bien qu'elle peut jouer dans la cour des grands en matière d'influence culturelle et religieuse. Après tout, c'est l'Irlande qui a contribué à préserver les trésors du christianisme pendant l'âge sombre.

    Les moines et les monastères de l'Irlande d'aujourd'hui ne susciteront peut-être pas le prochain renouveau du christianisme, mais peut-être que cette mère de cinq enfants qui pratique l'enseignement à domicile y parviendra.

    Steen, au moins, a donné une voix crédible à la cause du conservatisme social d'inspiration catholique. Espérons que ce n'est que le début d'une évolution positive.