Lu sur le site Pro Liturgia :
« Au sujet de l’intercommunion et du silence de François...
Rappel : une délégation d’évêques allemands s’est rendue récemment à Rome pour défendre une proposition pastorale selon laquelle le conjoint protestant d’un mariage mixte devait pouvoir accéder à la communion sacramentelle lors d’une messe catholique. Parallèlement, une minorité d’évêques, autour du cardinal Woelki, archevêque de Cologne, a fait connaître son désaccord avec une telle démarche.
On accuse à présent le cardinal Woelki (photo) d’avoir agi dans le dos de la Conférence des évêques d’Allemagne, ce dont il se défend dans une interview qu’on trouve sur le site internet du diocèse de Cologne, « Domradio ». Le cardinal déclare en effet avoir précisé sa position sur cette question dès le mois de mars 2017. A savoir que pour lui, il s’agit là d’une question fondamentale et tout à fait centrale : il y va de l’Eucharistie elle-même. Pour nous chrétiens catholiques, et aussi pour nos frères orthodoxes, c’est une question essentielle, car la compréhension de l’Eucharistie est toujours très étroitement liée à celles de l’unité de l’Eglise et de la confession de la foi. Et là, on ne peut pas détourner son regard des différences qui persistent entre les chrétiens catholiques et protestants : une autre conception de l’Eglise, une autre compréhension de la notion de sacrement.
Le cardinal Woelki rejette le reproche que lui fait le cardinal Marx (bras droit du pape François) de ne pas avoir été informé de sa position : dès le 16 mars 2017, quelques jours avant la session de printemps de la Conférence des évêques, Mgr Woelki déclarait avoir envoyé une lettre au président de la Conférence. Lettre dans laquelle il exprimait ses doutes et exposait sa position personnelle sur le sujet. En particulier, il précisait que la discussion à venir au sein de la Conférence des évêques d’Allemagne devait rechercher une position, d’une part, commune à tous les évêques allemands et qui soit surtout, d’autre part, en accord avec les dicastères romains concernés. Il insistait sur le fait que cette question essentielle doit s’inscrire dans le contexte de l’Eglise universelle. A ce moment-là déjà, il avait clairement informé qu’il ne pourrait souscrire à une décision qui n’aurait pas été reconnue aussi par les autres conférences épiscopales et les responsables du Vatican.
Après la récente visite à Rome de la délégation des évêques allemands et la réponse obtenue du pape qui parlait de trouver « dans un esprit de communion ecclésiale, une solution si possible à l’unanimité », le cardinal Woelki insiste encore sur le fait que cette unanimité ne peut se comprendre que comme unanimité de l’Eglise toute entière ; qu’il faut penser aussi à nos relations avec nos frères orthodoxes ; que les solutions préconisées s’adressent certes aux chrétiens protestants vis-à-vis de l’Eucharistie catholique, mais n’envisage pas de réciprocité. Et de conclure qu’il faut absolument chercher des réponses recevables par l’Eglise universelle dans sa plénitude. »
Source : Kathnet (Trad. MH/APL)
Ref. Pro Liturgia
JPSC
« La visite au Vatican d’une délégation d’évêques allemands désirant exposer la question de l’admission à la communion eucharistique du membre non catholique d’un couple mixte a suscité bien des commentaires, dont celui de Lucas Wiegelmann du journal « Die Welt ». Il écrit : « La communication publique que fit, le soir même de la rencontre, la Conférence épiscopale allemande - communication bien rapide et chiche - a donné l’impression que la grande confrontation attendue à Rome n’a tout simplement pas eu lieu. (…) Une minorité d’évêques réunis autour du cardinal Woelki, archevêque de Cologne, avaient apporté leur argumentation, à savoir qu’une question aussi importante que celle de la compréhension du sacrement de l’Eucharistie, pierre d’achoppement entre catholiques et protestants depuis 500 ans, ne peut pas être réglée comme ça, en passant, par quelques évêques allemands. »
Que la langue du culte se distingue de celle de la vie courante est un phénomène sinon universel, du moins largement répandu dans beaucoup de liturgies.
« Prenez et mangez-en tous ». A première vue, la liturgie eucharistique nous invite tous à communier. Sans exception. Dans les deux formes du rite romain. En réalité, le magistère de l’Eglise nous enseigne les conditions aussi bien indispensables que souhaitables pour recevoir fructueusement le Corps et le Sang du Christ. Quelles sont-elles ? Dans le mensuel « La Nef » du mois de mai 2018, l’abbé Laurent Spriet , prêtre du diocèse de Lyon (Communauté Totus Tuus) nous rappelle les conditions d’une communion fructueuse au Corps et au Sang du Christ :
« Né le 20 avril 1868, mort en novembre 1952, le maître de l’Action française avait été inscrit au registre des commémorations nationales. Il était évident que la République française, combattue par Maurras toute sa vie, n’allait pas encenser l’auteur de L’Enquête sur la monarchie ou de Mes idées politiques. Il était peu probable également que le ministre Blanquer ait voulu inscrire au programme des écoles les poèmes maurrassiens ou sa remise en cause du romantisme et de ses conséquences. Encore moins imaginable que sa théorie des « quatre États confédérés » et son « antisémitisme d’État » deviennent, par l’onction d’une célébration, la ligne de conduite de la présidence macronienne.
philosophe Gustave Thibon. Extrait de « La vieillesse encombrante » : une réflexion prémonitoire parue dans l’édition du 9 novembre 1973. Mais « où sont les neiges d’antan ? », comme dirait le poète…