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Culture - Page 310

  • Les moines et le monde selon Dostoïevski

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    Un ami, occupé à lire "Les frères Karamazov", nous en communique l'extrait ci-dessous dont l'actualité le frappe par certains de ses aspects :

    Extrait de: Fyodor Mikhailovich Dostoyevsky. « Les Frères Karamazov. » Feedbooks, 1880. iBooks.

    e) Du religieux russe et de son rôle possible.

    Pères et maîtres, qu’est-ce qu’un religieux ? De nos jours, dans les milieux éclairés on prononce ce terme avec ironie, parfois même comme une injure. Et cela va en augmentant. Il est vrai, hélas ! qu’on compte, même parmi les moines, bien des fainéants, sensuels et paillards, bien d’effrontés vagabonds. « Vous n’êtes que des paresseux, des membres inutiles de la société, vivant du travail d’autrui, des mendiants sans vergogne. » Cependant, combien de moines sont humbles et doux, combien aspirent à la solitude pour s’y livrer à de ferventes prières. On ne parle guère d’eux, on les passe même sous silence, et j’étonnerais bien des gens en disant que ce sont eux qui sauveront peut-être encore une fois la terre russe ! Car ils sont vraiment prêts pour « le jour et l’heure, le mois et l’année » . Ils gardent dans leur solitude l’image du Christ, splendide et intacte, dans la pureté de la vérité divine, léguée par les Pères de l’Église, les apôtres et les martyrs, et quand l’heure sera venue, ils la révéleront au monde ébranlé. C’est une grande idée. Cette étoile brillera à l’Orient.

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  • Faites de belgicatho votre blog...

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    Ces derniers jours, le taux de fréquentation de belgicatho a battu tous ses records ; il est vrai que nous nous sommes postés sur toute une série de « fronts ». Nous avons emboité le pas aux adversaires français du « mariage pour tous », nous avons dénoncé un « traquenard » médiatique dans lequel la RTBF aurait attiré des jeunes « pro life », nous avons attiré l’attention sur des actes d’hostilité visant les chrétiens dans de nombreux pays, nous avons pointé des dérives dans l’enseignement et l’éducation, etc.

    A tout moment en effet, en circulant d’un site ou d’un blog à l’autre, il y a moyen de trouver un nouveau fait, un nouveau contenu, de nouveaux échos susceptibles d’être relayés. Et cela jusqu’à notre dernier souffle ou jusqu’à une catastrophe qui nous priverait de l’Internet. Au risque de se laisser complètement accaparer par cette course à l’info et de déserter le monde concret où se joue notre existence, là où nous sommes impliqués au cœur des réalités quotidiennes : familiales, professionnelles, sociales, paroissiales, etc.

    Bien sûr on  ne peut imaginer abandonner le champ de l’information à ceux qui le labourent quotidiennement pour en extirper ce qui reste encore de notre culture chrétienne et y semer inlassablement les germes d’une mentalité individualiste, matérialiste, relativiste, etc. Il est donc bon que nous continuions à faire ce travail, tout particulièrement dans un contexte belge où, en-dehors des "médias catholiques" officiels, il n’existe pas grand-chose pour exprimer un point de vue catholique, en toute liberté et toute indépendance.

    C’est d’autant plus urgent que, comme nous y avons déjà insisté, le monde médiatique francophone de Belgique se nourrit d’un consensualisme uniforme sans que personne ne vienne en perturber la troublante harmonie. Sur les questions de société, on ne trouve quasiment aucune discordance entre les discours tenus sur la RTBF, sur RTL, dans le Soir, dans la Libre ou dans le Vif. Nous vivons, plus sans doute que partout ailleurs, dans un contexte médiatique parfaitement homogène, tout à fait unilatéral, régi par la pensée unique, où toute prise de position discordante fait illico l’objet de dénonciations unanimes auxquelles l’establishment politique se joindra aussitôt. On se souvient encore de ces protestations émises officiellement par nos « responsables » politiques contre des positions du pape à propos du préservatif ou de l’homosexualité.

    Mais s’il faut poursuivre ce travail, il faut aussi éviter de se laisser manger par lui au point de ne plus avoir de temps à consacrer à autre chose. Si nos visiteurs, et ils sont de plus en plus nombreux, apprécient notre travail, nous les invitons à y participer, à être moins consommateurs et davantage acteurs. Il leur suffit de nous adresser leurs commentaires, leurs suggestions, les infos dont nous ne disposons pas, leurs réflexions et leurs propositions. Ils contribueront ainsi à rendre ce blog plus vivant et plus attractif. Nous les attendons ; tout message adressé à belgicatho@gmail.com sera le bienvenu.

  • Les enjeux qui se cachent derrière les manuels scolaires

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    C'est ICI : Les manuels scolaires sont aussi des armes de guerre

    via "Veille éducation"

    Partout, y compris en France, les enfants sont l’enjeu des luttes d’influence pour faire valoir la supériorité d’une nation, d’une politique, d’une religion, d’une idéologie. A lire dans «BoOKs», en kiosque tout le mois de décembre

    Publié dans «The Nation» le 2 juillet 2012, cet article a été traduit par Laurent Bury pour le n°38 du magazine «BoOks» (en kiosque tout ce mois de décembre).

    On l’a vu en France à propos de l’introduction de la «théorie du genre» dans les manuels de sciences naturelles, le contenu idéologique des livres scolaires est un sujet sensible. Pas moins de quatre-vingts députés de droite demandèrent en août 2011 au ministre de l’Éducation le retrait des manuels scolaires de SVT pour les première ES et L qui défendaient (selon eux) la«théorie du genre sexuel» (laquelle privilégie les facteurs culturels dans la formation de l’identité et de l’orientation sexuelles).


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  • Le Dictionnaire de Spiritualité accessible gratuitement en ligne

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    C'est un formidable instrument de travail qui est ainsi mis à disposition : ici, et l'on peut lire sur la page d'accueil :

    Le Dictionnaire de spiritualité ascétique et mystique. Doctrine et histoire publiée de 1935 à 1995 est aujourd'hui numérisé. 

    Cette numérisation a bénéficié du soutien du Centre national du livre.
    Trois objectifs majeurs seront mis en place peu à peu par les Éditions Beauchesne et les sociétés I-Kiosque et Immanens.

    • Le premier objectif est d'offrir un outil de recherche fiable et moderne aux nombreux usagers de la version imprimée du Dictionnaire de Spiritualité de par le monde.
    • Le deuxième est de permettre l'acquisition, sous forme électronique ou sous forme papier, d'un ou de plusieurs articles. 
    • Le troisième, à venir prochainement, est d'offrir, pour les bibliothèques ou les centres de recherche, la consultation et l'usage sur un ou plusieurs postes de l'ensemble du Dictionnaire de Spiritualité

    Enfin, tout en préservant l'intégrité du Dictionnaire de Spiritualité, devenu au fil du temps une œuvre littéraire et spirituelle en soi, dictionnairedespiritualite.com deviendra le lieu des mises à jour et de la continuité de cette grande œuvre de l'esprit dans le respect de la diversité originelle voulue par les fondateurs.

    Voir le commentaire du Père Paul Lamarche s.J. de Spiritualité

  • Fêter Noël dans le diocèse de Tournai

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    Célébrations liturgiques  
       
    Veillée et Messe de Noël à Rouveroy   24 décembre 2012
    Veillée et messe de minuit / Jamioulx   25 décembre 2012
       
     
     Conférences  
    Conférences d'Avent : Découvrir la prière du Rosaire avec le Pape Jean-Paul II / Tongre ND   13 décembre 2012
    Conférences d'Avent : Découvrir la prière du Rosaire avec le Pape Jean-Paul II / Tongre ND   20 décembre 2012
       
     Manifestations culturelles  
    42è Concert de Noël / Jamioulx   16 décembre 2012
    Concert de Noël - Merbes-le-Château   16 décembre 2012
    Michael Lonsdale à Charleroi - Concert spirituel   24 février 2013
       
     Manifestations religieuses  
    Concert de Noël au Séminaire   12 décembre 2012
    Pérégrination Vierge Pèlerine Région des Collines   13 décembre 2012
    Concert de Noël Mouscron   14 décembre 2012
    Veillée de Noël / Comines   15 décembre 2012
       
     Divers / Autres  
    Exposition sur le thème de la Nativité / Comines   10 décembre 2012au 6 janvier 2013
       
    Les autres événements de cette section ...
     source : http://tournai.diocese.be

  • Non, l'homme n'est pas unidimensionnel

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    Massimo Introvigne, dans la Bussola Nuova Quotidiana, consacre un article à Gilbert Durand (1921-2012), « un des plus grands anthropologues du XXe siècle », décédé le 6 décembre dernier. Mais pourquoi s’intéresser à son œuvre scientifique ? Tout d’abord parce que Gilbert Durand, qui fut par ailleurs un grand résistant, a contribué à donner ses lettres de noblesse à une approche anthropologique qui s’intéressait aux mythes et aux symboles, leur conférant le statut de « légitimes objets d’étude ».

    Sa rencontre avec Gaston Bachelard a été décisive ; en effet, celui-ci avait ouvert la voie en commençant à étudier les images et les symboles, « mais très influencé par le positivisme et la psychanalyse freudienne ».  Enseignant la sociologie à l’Université de Grenoble, Durand a étudié les sociologues des XIXe et XXe siècles et a constaté que l’étude des mythes et des symboles faisait totalement défaut dans leur approche. Grâce notamment à une nouvelle rencontre, celle Roger Bastide qui a exploré les religions afro-brésiliennes, il approfondit sa démarche anthropologique et publie en 1960 « Les structures anthropologiques de l’imaginaire ». Il fonde ensuite un centre de recherche sur l’imaginaire qui assure la notoriété de « l’école de Grenoble ». D’autres rencontres seront décisives : celles de l’islamologue Henri Corbin « qui à son tour le présente à l'historien des religions Mircea Eliade (1907-1986) et l'introduit au Cercle d'Eranos, un lieu de rencontre pour l'étude des mythologies de toutes les époques et de tous les pays, cercle qui se réunit à Ascona et où le psychanalyste Carl Gustav Jung (1875 - 1961) a joué un rôle central » (bien que Jung était déjà mort quand Durand est entré dans ce cercle). Durand s’est ouvert davantage aux formes symboliques non occidentales, surtout après son mariage avec une jeune Chinoise, ce qui l'a amené à étudier le riche patrimoine des mythes et des symboles de la Chine.

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  • Zita, princesse servante; une vidéo sur KTO

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    (Source : KTO)  Île de Madère, avril 1921 : après plusieurs jours d'agonie, l'empereur d'Autriche-Hongrie, Charles de Habsbourg, exilé à Madère depuis quelques mois avec sa famille, meurt d'une pneumonie. Sa femme Zita n'a pas encore trente ans et elle vient de perdre l'amour de sa vie après seulement dix ans de vie commune. Face à cette tragédie, beaucoup auraient pu sombrer dans la dépression, mais pas elle. C'est une battante qui va se consacrer en priorité à l'éducation de ses enfants. Éducation intellectuelle bien sûr mais aussi éducation religieuse : Zita consacrera sa famille au Sacré-Coeur de Jésus. C'est Lui qui deviendra le chef de famille en l'absence de Charles. Veuve pendant 67 ans, Zita a toujours voulu rester fidèle à son mari mais aussi à la promesse qu'elle a faite lors de son sacre : protéger ses peuples. Elle continuera à jouer un rôle politique après la seconde guerre mondiale en plaidant la cause de son ancienne patrie auprès du président Roosevelt pour que l'Autriche puisse bénéficier du plan Marschall. Elle meurt à 96 ans, le 14 mars 1989. Son procès en béatification s'ouvrira 20 ans plus tard, le 10 décembre 2009. Un film de Carine Poidatz. Une coproduction Paroles d'Histoire / Les Bons Clients / Association pour la béatification de l'Impératrice Zita / KTO - octobre 2012.

    diffusé par KTO ce jeudi 13/12 à 14h10 et ce vendredi 14/12 à 7h50

  • Sur la pensée unique

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    Du blog de Bernard Romain :

    Le matérialisme pratique ambiant nous imprègne tous, et cela pose question, un jour ou l’autre, à tout un chacun.

    Nombreux, heureusement, sont ceux qui ressentent l’urgence de réagir à cet impérialisme sous-jacent qui veut ‘’formater’’ les comportements quotidiens et, par voie de conséquence, les esprits, selon une pensée unique.

    Le style de vie occidental qui fait tache d’huile de par le monde – car il est attirant par bien des côtés – est encore largement fondé sur la prédominance de l’argent, la consommation de masse et la publicité, pour tenir en haleine les consommateurs par la recherche du ‘’mieux paraître’’ !

    L’accent est mis sur l’individualisme, la prééminence du ‘’moi’’ et l’indifférence envers toute règle de conduite héritée du passé.

    Autant dire qu’il s’agit d’une course à l’avoir, à la compétition, à la vanité et à l’attachement du moment, à la recherche des plaisirs futiles, à la captation de l’autre égoïste et à la domination orgueilleuse, qui cache à beaucoup l’importance que revêt pour tout homme digne de ce nom la quête de l’être et du sens de l’existence.

    Sur un plan philosophique, on peut dire que l’utilité (personnelle et sociale) est davantage du côté de l’avoir, et la gratuité du côté de l’être.

    Certes, l’utilité est nécessaire pour faire face aux besoins du quotidien, mais ceux-ci ne valent d’être comblés que pour libérer l’homme et le rendre capable de s’ouvrir à des choses plus hautes et plus profondes, seul ressort qui vaille dans l’existence.

  • Oui, nous sommes des "catholiques baroques" !

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    BAL_187194.JPGOui, vraiment, ça nous plaît, surtout que Belges, baroques nous sommes. Nous avons trouvé ça sous la plume de l'intelligent et subtil abbé de Tanoüarn, et nous y souscrivons sans réserve :

    "Pourquoi nous sommes des catholiques baroques" (publié dans chaque numéro de "Certitudes" de 1993 à 2005) :

    "Baroque ? Catholique ? Les deux mots jurent. Ils semblent incompatibles, comme l'enfant sage ne sera jamais l'ami du turbulent. Il ne s'agit pas là seulement de mémoire et d'histoire. Ce qui est en jeu, c'est une manière d'être, un style, une forme. Si l'on met dans le baroque toute la fantaisie et toute la rigueur, si l'on voit dans l'Age baroque l'alliance réussie de la liberté et de la fidélité, il faut affirmer que cet âge est plus qu'une époque, parce qu'aujourd'hui il doit être nôtre. Comme catholiques, nous refusons l'opposition stérile entre le dogme et la vie, entre l'élan et l'attachement. Ressuscités en espérance, nous prenons tout : c'est baroque"

    Et l'abbé de s'expliquer sur "métablog" :

    Dans les années 90, il était impossible d'être catholique sans épithète complémentaire. J'avais voulu choisir le mien, pour que l'on ne m'en colle aucun autre : catholique baroque, alors que j'écoutais Lully et Charpentier toute la sainte journée, cela m'allait. Aujourd'hui le culte des épithètes supplémentaires tend heureusement à diminuer. Se dire "catholique baroque" (comme Jacques Perret se disait volontiers catholique mérovingien) cela est devenu moins urgent. Mais non moins important.

    Plus que jamais, la question du style est fondamentale. Rien à voir avec un accessoire. A l'heure de la nouvelle évangélisation, le style fait le prêtre, son efficacité, sa marque. Christoph Theobald, jésuite éminent, envisage, à la fin des fins, le Concile comme un style. Ce qu'il défend ce n'est pas le Concile mais le style du Concile (chacun ses goûts !). Eh bien : style pour style, je préfère le baroque : style tout à la fois merveilleusement libre et éminemment formel, voyez les sculptures du Bernin, ces dentelles de pierre, si délicates et si fortes, le rapt de Proserpine ou l'extase de sainte Thérèse.

    La puissance du baroque c'est de garder les contraires ensemble, de manifester combien la finesse va à la force, combien l'attachement produit la liberté... Dans Parier avec Pascal, j'ai essayé de montrer que c'est le baroque de la "vérité contraire" qui sauve Pascal du jansénisme, où tombe le très scolastique et doctrinaire Arnauld, mal gré qu'il en ait. 

  • Le Bethléem verviétois a 150 ans

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    3432686593.jpgLe Bethléem verviétois fêtera cette année son 150ème anniversaire. Il sera accessible du 22 au 30 décembre, au Musée d'Archéologie et de Folklore, rue des Raines 42 à Verviers.

    Pour l'occasion, une animation spéciale aura lieu les dimanches 23 et 30 décembre : un ancien "enfant animateur" viendra vous faire partager son expérience d'avant-guerre. Il sera également possible de déguster vin chaud et chocolat chaud pour fêter chaleureusement ce grand anniversaire! En parallèle, au Musée de la rue Renier, vous pourrez suivre une visite commentée de l'exposition "Cloches à voir et à entendre".

    Infos : Musées communaux : tél. 087.33.16.95 - musee.verviers@verviers.be

    (Sur "CanalV", magazine d'information de la Ville de Verviers)

  • Les cent meilleurs films catholiques de Deal Hudson

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    Americatho relaie le choix des cent meilleurs films catholiques de l'histoire effectué par Deal Hudson dans Catholic Online; c'est ici : deal-hudson-mes-cent-meilleurs-films-catholiques

  • Français et latin : la prononciation au siècle de Louis XIV

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    Philippe_de_Champaigne_001.jpgLes baroqueux, avec leur souci  de restitution « authentique » ont introduit la controverse au sein du monde de la musique et des interprètes du chant choral ancien. Le site du magazine « Muse baroque » consacre un article à cette question :

    Le français restitué

    Il s'agit ici d'introduire les différentes contributions à propos de la question controversée du français restitué c'est-à-dire la prononciation du français à l'époque. On insistera sur la difficulté d'aboutir à une connaissance suffisamment précise et exacte de cette prononciation, ce qui conduit à s'interroger sur les partis-pris actuels des interprètes baroques et les effets induits sur l'intelligibilité du texte pour l'auditeur moderne.

    La grammaire, le vocabulaire et l'orthographe du français dit classique (celui de Racine) sont évidemment différents de ceux utilisés de nos jours. La façon de prononcer les mots l'était également.

    Hugo Reyne a décidé pour certains de ses enregistrements de Lully de revenir à la prononciation du XVIIème siècle, afin de pousser l'authenticité encore plus loin. Si l'on utilise des instruments d'époque (ou copies), pourquoi ne pas parler comme un courtisan du Grand Siècle ? 

    Le problème est double : d'une part, cette prononciation obscurcit la compréhension du texte et pare le livret de ridicule à l'oreille de l'auditeur moderne peu habitué aux éclats naissanss (naissants), à Floreeeeeeeeuu (Flore) et à l'arrivée du Roué (Roi). Il est alors impossible de suivre le fil de l'intrigue sans le livret à la main et les nobles protagonistes semblent transformés en saltimbanques grotesques.

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