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Société - Page 75

  • Mgr De Kesel et Mgr Terlinden reconnus coupables de discrimination

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    De la Libre Belgique de ce 26 juin (p. 9)

    L’Église jugée coupable de discrimination

    C’est un jugement inattendu dans les rangs de l’Église. Le tribunal civil de Malines a reconnu mardi l’ancien archevêque de Malines-Bruxelles Mgr Jozef De Kesel et l’actuel titulaire du siège, Mgr Luc Terlinden, coupables de discrimination pour avoir refusé, à deux reprises, la possibilité de suivre la formation de diacre à une fidèle au motif qu’elle est une femme. … Le tribunal estime que les deux prélats se sont rendus coupables de discrimination car l’égalité entre les femmes et les hommes est l’un des principes fondamentaux de l’État de droit. “Le tribunal estime que les archevêques ont commis une faute dans l’appréciation de la candidature” , explique Luc De Cleir, attaché de presse du tribunal de Malines. “Il s’agit uniquement de l’admission à une formation, pas de la question de l’ordination effective comme diacre.” L’ancien archevêque et son successeur doivent donc verser à la plaignante 1 500 euros de dédommagement. Soulignons cependant que le tribunal ne peut pas annuler le refus de l’archevêque ni décider à sa place qui sera admis à la formation de diacre. “Le tribunal n’a aucune compétence en la matière” , souligne Luc De Cleir. “Cela serait contraire à la liberté religieuse. Les archevêques doivent pouvoir décider eux-mêmes qui est apte pour la formation.”

  • Quels logos pour le voyage du Pape au Luxembourg et en Belgique ?

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    De KTO TV :

    Les logos du voyage du Pape au Luxembourg et en Belgique

    26/06/2024

    Ce mardi 25 juin, le Vatican a dévoilé les logos du voyage du pape François au Luxembourg et en Belgique, qui aura lieu du 26 au 29 spetembre 2024. La visite au Luxembourg sera dédiée au thème du service et celle en Belgique à l’espérance. Il s’agira du premier voyage du Pape dans ces deux pays, et de son 46e déplacement à l’étranger depuis son élection en 2013.

    logos voyage pape luxembourg belgique septembre 2024
     

    Du 26 au 29 septembre 2024, le pape François se rend au Luxembourg et en Belgique. Le Vatican a dévoilé ce 25 juin les logos et devises de ce déplacement. La visite au Luxembourg sera dédiée au thème du service et celle en Belgique à l’espérance.

    Le logo du déplacement au Luxembourg, aux couleurs jaune et blanche du Vatican, et bleu de la Vierge Marie, patronne du pays, présente une image du pape François donnant sa bénédiction. En arrière-plan, se dessinent les flèches gothiques de la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg, construite au 17e siècle. La devise de ce court voyage d’une journée, le 26 septembre, est « Pour servir », et constitue une invitation à l’Église « à être au service de l’humanité », expliquent les organisateurs dans un communiqué. Le logo du voyage en Belgique représente quant à lui une carte du pays, traversé par un chemin où marchent des personnes de divers âges et cultures, autour du pape en blanc. Une référence à la devise du voyage, intitulée « En route avec Espérance ». (source I.Media)

    Le pape visitera Bruxelles, Louvain et Louvain-la-Neuve mais le Saint-Siège n’a pour l’heure pas détaillé le programme du déplacement du pape François. La visite du pontife argentin en Belgique a été motivée par le 600e anniversaire de l’Université catholique de Louvain et de l’université néerlandophone belge KU Leuven. Selon les informations de I.Media, le Pape honorera deux événements distincts pour célébrer cet anniversaire. Une messe sera par ailleurs célébrée le dimanche matin à Bruxelles.

    Toutes les étapes du voyage seront à suivre en direct sur KTO.

  • Quand l'école se meurt...

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    Une opinion de Joseph Junker, père de famille nombreuse, publiée sur la Libre :

    L’école se meurt. Elle ne guérira plus

    Mes enfants, je l’espère, ne grandiront pas dans le confort d’une bulle sociale et de l’amitié de semblables, ni dans une élite isolée des réalités du commun des mortels. Mais la question que se pose désormais, c’est : combien de temps ? Combien de temps avant que je n’aie tout simplement plus le choix ?

    23-06-2024

    L’agonie pourrait durer encore un temps, et nous continuerons encore à y envoyer nos enfants par habitude ou par déni… Puis l’école sera morte. Ce n’était ni nécessaire, ni inévitable, mais ce l’est devenu à présent, il ne sert à rien de le nier.

    Bien sûr, cela commence un peu à se voir. Les résultats apocalyptiques des enquêtes PISA ne sont que la face émergée d’une chute de niveau tellement rapide que les parents de plusieurs enfants peuvent l’observer à quelques années d’intervalle ; les professeurs désespérés de l’état de l’école en parlent autour d’eux ; ou encore le harcèlement dont les élèves eux-mêmes sont toujours plus victimes… et, oserais-je le dire, l’incapacité patente de jeunes tout frais émoulus de l’école secondaire à réaliser des tâches élémentaires, comme rédiger un paragraphe simple ou consulter un horaire de bus.

    Il n’y a plus rien à espérer des tentatives de corriger le tir. L’État continue à imposer aux écoles toujours plus de technocratie ; les pédagogues s’imaginent que l’école ne fonctionne pas parce que leurs méthodes n’ont pas été appliquées correctement ; et pendant que les élèves s’auto-lobotomisent toujours plus efficacement à grands coups de Tiktok, les écoles les plus avancées songent à offrir à leurs élèves des ordinateurs portables et pourquoi pas à y introduire l’intelligence (artificielle bien sûr).

    Conséquence logique, d’ici quelques années, toutes les familles d’un certain niveau ne songeront qu’à quitter l’école. Ceux qui en ont les moyens matériels rejoindront l’école privée. Quant à ceux qui en ont les moyens humains, ils grossiront les rangs des élèves scolarisés à la maison.

    L’école privée et à domicile en plein boom

    Contrairement à ce que vous pensez peut-être, cette possibilité n’a rien d’une vue de l’esprit. Si l’enseignement privé et à domicile sont chez nous aujourd’hui encore modestes, ils n’en ont pas moins doublé de volume en quelques années, atteignant un demi-pourcent des élèves d’âge scolaire. L’enseignement à domicile explose dans la plupart des démocraties occidentales, et certains pays en avance sur nous donnent un aperçu de ce qui nous attend.

    Pour ne prendre qu’un exemple, parmi les statistiques méconnues sur les États-Unis, savez-vous que le nombre d’enfants “home-schooled” y a pratiquement doublé en trois ans, passant de 2,6 millions en 2019 à 4,2 millions en 2022-23 ? Les familles qui choisissent ce mode d’enseignement sont en moyenne plus nombreuses, et de catégories socio-économiques plus élevées. Plus marquant encore, les scores des écoliers à domicile sont 15 à 30 % plus élevés que ceux des écoliers classiques, et ce dans chaque catégorie sociale ou raciale. À cela, deux explications possibles et complémentaires : soit l’école américaine est moribonde, battue à plate couture par la mère de famille américaine moyenne “part-time” ; soit les meilleurs élèves de toutes les catégories ne nous atteindront pas. Il serait naïf de penser que la situation américaine est transposable en Belgique. Mais il serait tout aussi naïf de penser que cette tendance mondiale ne se produira pas chez nous. Ce jour-là, il ne restera au ministre de l’Enseignement que deux options : l’option française, soit chiffonner la constitution et interdire en espérant sauver la face (bien sûr tout en prenant garde de placer ses propres enfants au Lycée Henri IV ou Stanislas), et l’option britannique, plus pragmatique, d’accompagner les free schools comme une source de régénération de l’enseignement, voire même les financer pour permettre aux moins aux bons élèves de s’extraire du piège des “failed schools”.

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  • "La vie humaine ne peut faire l'objet d'aucun compromis" (pape François)

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    "La vie humaine ne peut faire l'objet d'aucun compromis". C'est la forte mise en garde contenue dans le message que le Pape François a voulu adresser aux organisateurs et aux participants de la Manifestation nationale pour la vie, qui s'est déroulée à Rome le samedi 22 juin avec un cortège des familles de la Piazza della Repubblica au Forum impérial. Dans son message, remis au porte-parole de la manifestation pour la vie, Massimo Gandolfini, le Saint-Père remercie ceux qui sont venus à Rome pour leur "engagement et leur témoignage public en défense de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle", les exhortant à "aller de l'avant avec courage malgré toute adversité", car, dit le pape, "ce qui est en jeu, c'est-à-dire la dignité absolue de la vie humaine, don de Dieu Créateur, est trop élevé pour faire l'objet d'un compromis ou de médiations". Le pape François a invité ensuite les manifestants à témoigner de "la beauté de la vie et de la famille qui l'accueille", afin de construire "une société qui rejette la culture du rebut à chaque étape de l'existence : de l'enfant à naître le plus fragile à la personne âgée qui souffre, en passant par les victimes de la traite, de l'esclavage et de toutes les guerres". Enfin, le Pape a transmis "la bénédiction de Dieu, auteur et Seigneur de la Vie" à tous les participants à la manifestation du 22 juin à Rome.

  • Bruxelles : que vont devenir les églises désaffectées ? Des temples ? Et pourquoi pas des mosquées ?

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    Lu sur La Libre Belgique de ce 24 juin (pp. 4-5) :

    À Bruxelles, le grand casse-tête de la réaffectation des églises 

    Années après années, des églises ferment à Bruxelles. Pour des raisons patrimoniales ou budgétaires, leur assigner un nouvel avenir est cependant très complexe. Les cultes protestants, orthodoxes et islamiques sont cependant ouverts à reprendre certains lieux. Il y a quinze ans, Bruxelles comptait 109 églises diocésaines (relevant donc des paroisses, et non des congrégations religieuses).

    Aux yeux des évêques et au vu d’une pratique à la baisse, c’était devenu trop. Leur nombre a donc baissé. La capitale compte désormais 92 églises catholiques diocésaines en activité. L’objectif était de réorganiser les paroisses autour de clochers principaux et de voir, au cas par cas, les églises qui pouvaient être réaffectées. Lorsque c’est le cas, un ordre de priorité est édicté.

    La première piste est de confier l’église à une communauté catholique qui célèbre les offices dans une langue particulière ou dans un rite oriental. C’est ainsi que l’église Sainte-Thérèse de Schaerbeek a été confiée aux Chaldéens et qu’il y a désormais des églises confiées aux hispanophones, aux Tchèques, aux Philippins, aux Polonais… Sous les voûtes de ces églises, le culte est donc toujours catholique, mais n’est plus célébré en français. Si ce n’est pas envisageable, l’édifice est vendu ou confié à un culte chrétien : essentiellement aux protestants (très présents dans le nord de Bruxelles) et aux orthodoxes.

    Le culte islamique n’est pas fermé au fait de reprendre des églises

    Pour l’heure, il n’est pas dans les intentions de l’Église de confier un lieu de culte catholique aux fidèles musulmans. Les raisons invoquées sont patrimoniales : si le bâtiment est classé avec son mobilier, que faire, par exemple, des vitraux ou des statues qui ne pourraient trouver leur place dans une mosquée ? Elles sont aussi symboliques : voir une église transformée en mosquée serait sans doute très difficile à vivre pour certains chrétiens.

    Nous n’avons aucun problème avec le fait que l’Église catholique préfère confier ses églises à d’autres confessions chrétiennes” , réagit Michaël Privot, administrateur du Conseil musulman de Belgique, l’actuel organe représentatif du culte islamique auprès de l’État. “Cependant, le culte islamique s’est déjà dit ouvert au fait de pouvoir récupérer des églises à Bruxelles. La communauté turque avait par exemple marqué son intérêt pour l’église Sainte-Marie à Schaerbeek. Théologiquement, une telle réaffectation ne poserait pas de problème majeur pour les musulmans. Aujourd’hui, la chapelle de l’Université Saint-Louis, chrétienne d’origine, est devenue un lieu de prière interconvictionnel et, tout au long de l’histoire, on a vu des lieux passer d’un culte à l’autre. L’orientation, par exemple, n’a jamais été un absolu. La grande mosquée de Fès n’est pas tout à fait orientée vers la Mecque.

  • Contribuer financièrement à la visite pastorale du pape en Belgique : un appel de Mgr Terlinden

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  • Malgré le triomphe de la sécularisation, le christianisme restera indispensable

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    Du Tagespost (Johannes Hartl) :

    Après l'ère laïque

    Johannes Hartl est convaincu que malgré le triomphe de la sécularisation, le christianisme restera indispensable.

    23 juin 2024

    Si vous souhaitez passer une soirée amusante, surfez sur Internet pour connaître les prédictions futures des époques antérieures. Par exemple, il existe des vidéos YouTube de programmes d’information des années 90 dans lesquels Internet est introduit. À la fin des années 1990, on entendait encore dans les formats en allemand que l'Internet ne se généraliserait certainement pas parce que c'était trop compliqué pour cela. L'empereur Guillaume II aurait déclaré que l'automobile était un phénomène temporaire et qu'il croyait lui-même à l'avenir du cheval. En ce qui concerne l’avenir, la première et la plus importante leçon est que nous ne pouvons pas le prédire. Ludwig Wittgenstein l'a exprimé philosophiquement ainsi : « Lorsque nous pensons à l'avenir du monde, nous pensons toujours à l'endroit où il sera s'il continue comme nous le voyons maintenant, et nous ne pensons pas qu'il ne se déroule pas actuellement, mais dans une courbe et sa direction change constamment. Il y a actuellement très peu de choses qui suggèrent une renaissance du christianisme en Europe. Afin de développer une vision à cet effet, la capacité de l’imagination à penser à quelque chose qui n’est pas encore visible est nécessaire.

    Le désenchantement du monde

    En termes d’histoire humaine, il y a probablement peu de développements plus graves au cours des 500 dernières années que ceux que l’on peut qualifier de « sécularisation » et d’« industrialisation ». Les deux ont à voir l’un avec l’autre. L’histoire à succès de la modernité est une séquence auto-accélérée d’innovations techniques et scientifiques qui ont porté le niveau de vie mondial à des niveaux auparavant impensables. Avec l’exploration et l’asservissement du monde est venu son désenchantement. Comme l'écrit Charles Taylor sur la première page de son ouvrage monumental A Secular Age : En l'an 1500, il était pratiquement impossible en Europe de ne pas croire en Dieu. 500 ans plus tard, la croyance en Dieu semble en quelque sorte inappropriée dans la vie publique, hors du temps, comme quelque chose de presque curieux. Mais le désenchantement a un prix. La question reste ouverte de savoir si la grande tendance à la sécularisation, qui continue de progresser jusqu’à aujourd’hui, touche à sa fin. Les époques ne durent pas éternellement, y compris celles de l'histoire des mentalités. Quoi qu’il en soit, il n’est pas inconcevable que, dans quelques décennies ou quelques siècles, l’Europe regarde en arrière et se demande comment une époque entière a pu perdre de vue quelque chose d’aussi essentiel que la foi en Dieu. Cela semble difficile à imaginer ? Eh bien, depuis que les humains existent, ils sont religieux. Et même aujourd’hui, la vision laïque n’est typique que de l’Occident. Ni en Afrique, ni en Amérique latine, ni en Inde, ni au Moyen-Orient, l’idée selon laquelle tout fonctionne sans religion ne semble convaincante. Nous seuls, en Europe, pensons cela. Mais pour combien de temps ?

    Indépendamment de la question de savoir si la mégatendance de la sécularisation va s’effondrer à un moment donné, le fait est que chaque mégatendance entraîne des fractures internes et des angles morts. Le dernier chapitre de l'épais livre de Taylor porte sur les « fronts troublés de la modernité ». Au cœur de ces fronts difficiles se trouve l’énorme écart entre les promesses et les réalisations réelles de la modernité. Bien que l'écart par rapport aux concepts moraux traditionnels soit récompensé par des expériences momentanées de libération, de plaisir et d'autonomie, à long terme, la solitude des personnes âgées, les familles brisées, les enfants émotionnellement déstabilisés et le sentiment général d'isolement sont un prix élevé. Peu importe combien quelqu’un gagne, combien de médias, d’expériences et de nourriture quelqu’un consomme : à un moment donné, rien de tout cela ne suffira. Le vide intérieur qui se cache dans le cœur de chaque être humain entache toute tentative superficielle d’accepter la banalité d’une existence finalement dénuée de sens. Tout le monde ne ressent pas cela, mais beaucoup d’entre eux le ressentent. Les jeunes vivant aujourd’hui constituent la génération la plus triste jamais étudiée. Les préoccupations concernant la « santé mentale » et les souffrances liées à la dépression, à l’anxiété et aux exigences excessives sont devenues une caractéristique essentielle de la génération Z et de l’Alpha. Les gens ne se portent donc pas mieux à tous égards simplement parce que nous sommes plus rapides et plus riches qu’avant.

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  • "Choisissons la vie" : des dizaines de milliers de personnes ont marché pour la vie à Rome

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    De Chiara Bertoglio sur Vita Diocesana Pinerolese :

    Marche pour la Vie à Rome

    Pro Vita, in corteo contro l'aborto tra le strade di Roma: "Siamo in 30mila"

    La Marche pour la Vie annuelle de ProVita&Famiglia a défilé dans les rues de Rome le 22 juin 2024 dans une atmosphère festive de musique et de témoignages pour dire "Choisissons la vie".

    Des dizaines de milliers de personnes venues de toute l'Italie ont afflué dans une Rome torride et ensoleillée, bien que caressée par un souffle de vent frais qui a réconforté les manifestants audacieux. Le but de cette visite dans la capitale était en fait de participer à la manifestation annuelle de ProVita&Famiglia, intitulée "Choisissons la vie". Dans un contexte où les "pro-choice" ("pour le choix", lire les avorteurs) s'opposent aux "pro-vie", les organisateurs ont voulu, à juste titre, souligner que le vrai "choix", le seul vraiment libre, est d'accueillir la vie.

    La foule bigarrée des militants pour la vie est de tout âge et de toutes conditions. Il y a des bébés qui ne sont pas encore nés, des tout-petits dans des poussettes (auxquels les mamans offrent continuellement des boissons et des rafraîchissements), des enfants et des jeunes, de nombreux jeunes, des familles plus ou moins nombreuses, des personnes âgées, sans oublier quelques personnes handicapées, des religieux, des personnes consacrées et des prêtres. Tous unis par le même désir de dire qu'il faut une Italie qui croit en la vie, la promeut, la soutient et défend son unicité.

    L'ambiance est celle d'une joyeuse fête de rue : pas de polémique, pas d'agressivité, juste des sourires, des chants, et quelques chorégraphies proposées par les jeunes les plus vifs, prêts à s'enflammer.

    Trois témoignages

    Sur la Piazza della Repubblica, lieu de la rencontre, trois témoignages sont présentés, tous très significatifs.

    Tout d'abord, une femme qui a avorté il y a vingt-cinq ans prend la parole et raconte son histoire avec sobriété, efficacité et une force d'âme vraiment émouvante. Vingt-trois ans, étudiante à l'étranger, son fiancé l'a persuadée d'avorter ; au centre de consultation, personne ne lui a proposé d'alternative, personne ne l'a vraiment écoutée, et tout ce qu'ils ont pu faire, c'est lui dire de "se dépêcher" parce qu'elle avait atteint la limite des trois mois. Tous les détails de "ce jour-là" sont restés gravés dans son esprit et dans son cœur, et l'angoisse de ce qu'elle avait vécu n'a été atténuée que plus tard, lorsqu'elle a pris pleinement conscience de ce qui s'était passé dans une confession. L'espoir lui est revenu lorsqu'elle a compris que ces blessures pouvaient devenir des "failles" par lesquelles la grâce et son témoignage, qu'elle porte aujourd'hui avec courage et passion dans toute l'Italie, pouvaient passer. Un autre pas fondamental a été de donner un nom à cet enfant à naître, qu'elle appelle désormais "Marco" : comme beaucoup d'autres femmes qui ont vécu la même expérience, elle imagine ses anniversaires en le voyant comme un jeune homme qui aime le football et qui a terminé ses études. Un témoignage dont la vérité était palpable et qui a profondément ému de nombreux auditeurs.

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  • Pakistan : un homme lynché à la suite d'accusations de blasphème

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    Une dépêche de l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Un homme lynché à la suite d'accusations de blasphème : une campagne d'influence pour promouvoir l'État de droit et la paix est envisagée

    21 juin 2024  
     

    Madyan (Agence Fides) - Une foule violente a lynché un homme accusé d'avoir prétendument blasphémé le Coran dans la ville de Madyan, dans le district de Swat de la province pakistanaise de Khyber Pakhtunkhwa. Il s'agissait d'un citoyen pakistanais de religion musulmane, identifié comme Muhammad Ismail, originaire du Pendjab, qui se trouvait dans la province septentrionale avec sa famille pour y faire du tourisme. Madyan est en effet un lieu touristique situé dans la vallée de Swat, à environ 250 km de la capitale provinciale Peshawar.

    Accusé d'avoir commis un blasphème alors qu'il séjournait dans un hôtel, l'homme a été arrêté hier, 20 juin, par les forces de sécurité et escorté à l'intérieur du poste de police pour le protéger d'éventuelles représailles. Cette protection n'a pas suffi. A l'instigation de messages diffusés par des haut-parleurs dans des mosquées et des centres commerciaux, une foule violente s'est rassemblée devant le poste de police, exigeant que l'homme soit remis à la justice. En cas de refus, la foule a mis le feu au bâtiment, obligeant les policiers en service à fuir pour sauver leur vie. L'homme n'avait plus rien à faire. Après avoir pénétré dans le poste de police, les militants ont lynché et tué le suspect, traînant le corps sur la place publique, où le corps déjà mutilé a été brûlé, comme le montrent des images terrifiantes diffusées sur les médias sociaux. L'arrivée ultérieure d'autres policiers en provenance d'autres lieux a permis de rétablir l'ordre. On ignore pour l'instant si l'un des agresseurs a été arrêté.

    Le ministre en chef de la province de Khyber Pakhtunkhwa, Ali Amin Gangapur, a regretté l'incident et a appelé la population à rester pacifique. "Cette violence est une folie, c'est un suicide pour notre société", a déclaré Fawad Chaudhry, homme politique et ancien ministre de l'information.

    Les agressions extrajudiciaires contre des personnes accusées de blasphème sont récurrentes au Pakistan, où l'accusation de blasphème contre l'islam est également punie de la prison à vie ou de la peine de mort.

    Les organisations de la société civile et les chefs religieux affirment que les accusations de blasphème sont souvent fausses et qu'elles sont exploitées à des fins privées. Le mois dernier, dans la province pakistanaise du Punjab, une foule a attaqué un chrétien, Nazir Masih, 72 ans, après l'avoir accusé d'avoir profané des pages du Coran. L'homme est décédé à l'hôpital des suites de ses blessures. En août 2023, à la suite des accusations de blasphème du Coran, des attaques ont eu lieu dans le quartier chrétien de la ville de Jaranwala, où des foules ont incendié 86 maisons chrétiennes et vandalisé 19 églises et lieux de culte chrétiens.

    Le sénateur catholique Khalil Tahir Sandhu a déclaré à Fides : "Nous sommes choqués par un nouvel épisode de violence de masse. Nous pensons qu'il faut agir. Nous envisageons d'organiser une campagne de sensibilisation contre le lynchage et la violence collective. Nous avons formé une équipe de responsables de la société civile et des communautés religieuses, nous voulons impliquer des représentants du gouvernement, des universitaires et des responsables religieux musulmans. En nous réunissant, nous sommes arrivés à une conclusion commune : il est urgent que des chefs religieux crédibles et des "influenceurs" partagent une campagne médiatique pour lutter contre le problème de la violence de masse et promouvoir l'importance de l'application de la loi dans toutes les situations. Nous voulons élaborer des messages vidéo et des tables rondes sur la paix, l'harmonie interconfessionnelle et la tolérance, avec la participation de chefs religieux au niveau national. Nous pensons qu'il est nécessaire de diffuser des services vidéo sur les chaînes de télévision nationales et régionales, les stations de radio et les médias sociaux.
    (PA) (Agence Fides 21/6/2024) 

  • Adoption d'un amendement pro-vie en Italie : les groupes pro-vie seront présents dans les cliniques pratiquant l’avortement

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    De zenit.org :

    Giorgia Meloni fait voter un amendement pro-vie en Italie  Les groupes pro-vie seront présents dans les cliniques pratiquant l’avortement

    21 juin 2024

    Le député Lorenzo Malagola a présenté un amendement à l’article 194 de la loi italienne qui vise à tirer pleinement parti de cette loi « en recourant, sans charges nouvelles ou plus lourdes pour les finances publiques, à la participation d’entités du secteur tertiaire qui ont une expérience qualifiée dans le soutien à la maternité ». Les « espaces de vie » ont été approuvés ; ils feront partie de l’hôpital et seront gérés par des groupes pro-vie qui sont autorisés à se rendre dans les hôpitaux pratiquant des avortements pour aider et informer les femmes enceintes.

    L’article 1 de la loi 194/78 stipule que « l’État garantit le droit à une procréation consciente et responsable, reconnaît la valeur sociale de la maternité et protège la vie humaine dès son origine (…) L’État, les régions et les autorités locales, dans le cadre de leurs fonctions et compétences, promeuvent et développent les services sociaux et sanitaires, ainsi que les autres initiatives nécessaires pour éviter que l’avortement ne soit utilisé dans le but de limiter les naissances ». 

    Aider les femmes enceintes à prendre une décision plus libre et plus éclairée

    Le premier ministre italien, Giorgia Meloni, a déclaré que cet amendement à la constitution visait à ce que, selon son principe, les femmes sur le point d’avorter puissent bénéficier d’une aide pour prendre une décision plus libre et plus éclairée, en les assistant de manière concrète pour les aider à prendre la meilleure décision.

    L’amendement a été considéré comme une attaque par les groupes pro-avortement, qui soulignent qu’il s’agit d’une nouvelle « ingérence des associations pro-vie dans les bureaux laïcs chargés d’aider les femmes à prendre leurs décisions ». En outre, le gouvernement Meloni avait déjà autorisé les médecins qui, pour des raisons de conscience, estiment qu’il n’est pas approprié de pratiquer l’avortement, à le refuser à celles qui le demandent, ce qui représente 63,4 % des médecins en Italie, 43 % des médecins en Émilie-Romagne et 85 % en Sicile. Ils sont en désaccord avec cette pratique qui met fin à une vie humaine.  

    Soutenir et écouter les femmes enceintes qui en ont besoin

    Les « espaces de vie » cherchent à aider les femmes par divers moyens, comme permettre à la mère d’écouter les battements de cœur du bébé, et surtout à soutenir et écouter les femmes enceintes qui en ont besoin : il est instauré un plan plus global d’aide pendant et après la grossesse. Il s’adresse aux femmes qui vivent ce moment avec des difficultés et qui pourraient envisager le choix d’interrompre la grossesse, ou qui se sentent obligées d’y recourir par manque de moyens.

    Giorgia Meloni fait voter un amendement pro-vie en Italie  | ZENIT - Français

  • La situation en France: déclaration des évêques

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    Situation de la France: déclaration épiscopale (source)

    Sous le titre "Au sujet de la situation en France", le Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France publie cette déclaration suivie d'une prière à l’attention  des fidèles:  

    Le résultat des élections européennes est un symptôme de plus d’une société inquiète, douloureuse, divisée. La dissolution de l’Assemblée nationale a placé notre pays dans un trouble inattendu. Comme  tous nos concitoyens, nous, catholiques, avons à exercer notre responsabilité démocratique.

    Comme chrétiens, cependant, nous avons une vive conscience que les élections législatives ne résoudront pas tout. C’est dans l’espérance du Règne de Dieu inauguré par le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus que nous voulons être des citoyens responsables et apporter notre contribution à la qualité de la vie démocratique et sociale de notre pays.

    Le malaise social que nous constatons a certes partie liée à des décisions politiques, mais il est plus profond. Il tient aussi à l’individualisme et à l’égoïsme dans lesquels nos sociétés se laissent entraîner  depuis des décennies, à la dissolution des liens sociaux, à la fragilisation des familles, à la pression de  la consommation, à l’affaiblissement de notre sens du respect de la vie humaine, à l’effacement de Dieu  dans la conscience commune. Les parlementaires et les responsables politiques ne peuvent pas tout. Ils ont à chercher le meilleur pour nous tous, pour l’unité, la prospérité et le rayonnement de notre pays  dans un monde en profonde mutation. Ils ne peuvent agir qu’en fonction de la détermination de tous à  agir pour le bien commun.

    Demain, le 8 juillet, quels qu’auront été nos choix électoraux, nous tous Français, nous aurons encore  et toujours à respecter nos concitoyens qui auront d’autres opinions que les nôtres et à œuvrer  ensemble à la continuité et à l’amélioration de notre vie sociale commune. Nous aurons encore à vouloir  que notre pays honore ses engagements et serve la paix et la justice dans le monde. Nous aurons  toujours à nous garder de la violence, à veiller à ne pas diffuser la colère et la haine, à ne pas nous  résigner à l’injustice mais à lutter pour la justice par les moyens de la vérité et de la fraternité. Demain,  chacun devra toujours s’inquiéter de ceux qui vont moins bien que lui.  

    Nous, catholiques, nous le ferons en puisant dans la grâce de Dieu et dans notre foi en son salut, pour  surmonter peurs, colères, angoisses et pour être des « artisans de paix » et des acteurs de l’amitié  sociale. Nous pourrons nous appuyer sur la communion qu’est notre Église.  

    C’est pourquoi, évêques du conseil permanent, nous formulons la prière suivante et nous la proposons aux fidèles qui voudront bien s’y associer :

    « Dieu de vérité et de bonté, en ces temps de décisions fortes pour notre pays la France, aide#nous à discerner correctement ce qui est juste. Renouvelle en nous, chaque matin, le goût de servir, pour que nous accomplissions nos tâches  avec cœur et garde-nous de mépriser quelque être humain que ce soit. Viens, Esprit-Saint, éclairer ceux et celles qui seront choisis comme députés ou auront à  gouverner notre pays. Qu’ils puissent ensemble chercher le meilleur pour nous tous. Imprime en eux un grand sens du  service du bien commun.  Sainte Vierge Marie, sainte Jeanne d’Arc, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronnes de la  France, veillez sur notre pays. Qu’il soit une terre de liberté, de justice, de fraternité et se tienne  à la hauteur de son rôle dans l’histoire. Aidez-nous à y être, à notre modeste place mais selon toute notre responsabilité, des disciples de l’Évangile. Amen. » 

  • Guide pour l'EVRAS et Santé Mentale des enfants et des adolescents: un texte résolument toxique

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    Guide pour l'EVRAS et Santé Mentale des enfants et des adolescents: un texte résolument toxique

    Lettre datée du 17 juin 2024 et une analyse de la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale concernant le Guide EVRAS

    Depuis de nombreuses années, des séances d’animation Evras ont cours à l’école et nous, membres de la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale, sommes tout à fait favorables à leur principe.

    Depuis quelques semaines, les centres de planning familial clament haut et fort la réussite concrète de ces séances à l’école. Auto-satisfecit qui est une belle application de la méthode Coué, émanant d’institutions qui sont à la fois juges et parties ! Une évaluation soignée et indépendante aurait très probablement montré que certaines de ces animations ont été bonnes et même très bonnes, d’autres nulles et d’autres traumatisantes pour les enfants et les adolescents.       
    A l’arrière-plan de ces animations, il y a la compétence variable des animateurs, leur formation et la  référence qu’ils font plus ou moins-au moins actuellement- au guide pour  l’Evras.

    Ce guide, publié au Moniteur belge le 25 mars 2024, est considéré par les responsables des formation Evras comme un instrument de référence essentiel [1].

    Pourtant, depuis plus d’un an, la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale est alertée par des parents, des institutions et des cliniciens, tous préoccupés par l’orientation et de nombreux contenus de ce guide pour l’Evras. Nous avons dès lors pris le soin de lire attentivement l’ensemble du texte du guide et de formuler dans le rapport ci-joint les critiques qui nous paraissent devoir lui être adressées.

    C’est d’abord le mode de rédaction du guide qui pose question. En 2021, il a été entouré de beaucoup de mystère... très difficile de savoir à la demande de qui et avec qui le groupe de rédaction s’est constitué : aucune Université n’y a été convoquée, aucun professionnel notoire de la psychologie de l’enfant, belge ou étranger, aucune référence substantielle à des manuels francophones d’éducation sexuelle déjà bien rodés, aucune explication sur la méthode, aucune évaluation indépendante quant à la scientificité  du produit fini !

    C’est plutôt une sorte d’essai, émanant de la plume d’un petit groupe de rédacteurs très inspirés par l’idéologie du genre, qui transparaît abondamment dans le texte.

    La neutralité nécessaire dans une matière aussi délicate n’a donc pas été respectée et cela nuit grandement à la pertinence d’un grand nombre d’items et points d’attention que comprend le guide.

    Nous pensons que le guide tel qu’il a été élaboré n’aidera pas à redonner le sens de l’appartenance au collectif mais au contraire, privilégiera l’individualisme à tout crin.

    Le principe de diffuser des informations à des fins partisanes est alors venu se substituer à l’écoute des jeunes et aux réponses qu’il s’agit de leur donner en fonction de leurs questions et aussi de leur âge.

    Nous sommes majoritairement des cliniciens attentifs à l’éducation à la vie sexuelle et relationnelle et nos remarques et critiques visent à ce que le guide retrouve sa consistance sans aucunement devoir céder aux idéologies ambiantes.

    Nous espérons que vous trouverez dans notre analyse de quoi réfléchir au bien- fondé de la version actuelle de ce guide et que ceci pourra susciter un véritable débat dont notre démocratie a bien besoin et qui, en l’occurrence, a été soigneusement évité.

    Croyez à notre considération distinguée.

    la Ligue Wallonne pour la Santé Mentale

    LIGUE WALLONNE POUR LA SANTÉ MENTALE

    Association Sans But Lucratif

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    [1]Lors des débats au Parlement de la Communauté française, la ministre de l’Éducation, Madame Caroline DESIR, a d'ailleurs précisé, en réponse à une interpellation, que le guide est « un texte réglementaire et contraignant à l'égard des professionnels qui organiseront les animations EVRAS ».

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