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Actualité - Page 564

  • L'hommage du cardinal Koch aux martyrs arméniens

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    De Vatican News (Cyprien Viet) :

    25 avril 2021

    Le cardinal Koch rend hommage aux martyrs arméniens

    Le président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens a présidé ce dimanche soir en la basilique San Bartolomeo all’Isola (saint Barthélémy en l’île), dédiée aux martyrs des temps contemporains, une célébration œcuménique pour la paix dans le monde, à la mémoire des victimes du génocide des Arméniens, perpétré par l’Empire ottoman à partir du 24 avril 1915.

    Le cardinal Kurt Koch a prononcé une homélie dans le cadre de cette cérémonie œcuménique pour la paix dans le monde, organisée conjointement par son dicastère et par l'Église apostolique arménienne, sous l'intitulé "Prions avec les saints martyrs du génocide arménien". L'Église apostolique arménienne, qui n'est pas en communion avec Rome mais qui rassemble la grande majorité des Arméniens de l'État arménien actuel et de la diaspora, avait en effet procédé à la canonisation collective de l'ensemble des martyrs du génocide en 2015, lors des célébrations du centenaire.

    Le cardinal Koch a expliqué que Jésus est devenu le «tout premier martyr», en exprimant, sur la croix, l’amour dans sa forme la plus radicale. Le Christ a «transformé la violence exercée sur lui en amour et a donné sa vie sur la croix pour nous, les hommes». Il a ainsi tracé la voie pour les martyrs qui ont suivi, notamment le diacre Étienne, dont les Actes des Apôtres rapporte sa prière pour ses persécuteurs – «Seigneur, ne leur retiens pas ce péché» (Ac 7,60) – dans un sens équivalent aux mots de Jésus sur la croix: «Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font» (Lc 23,34).

    Ainsi, «le martyr chrétien se caractérise par le fait qu'il ne cherche pas le martyre en soi, mais qu'il l'assume comme conséquence de sa fidélité à la foi en Jésus-Christ», exprimant ainsi «la victoire de l'amour sur la haine et sur la mort». Le Concile Vatican II l’avait rappelé au 42e paragraphe de la Constitution Lumen Gentium«Le martyre dans lequel le disciple est assimilé à son maître, acceptant librement la mort pour le salut du monde, et rendu semblable à lui dans l’effusion de son sang, est considéré par l’Église comme une grâce éminente et la preuve suprême de la charité.»

    «Le Concile reconnaît cette "preuve suprême de charité" non seulement chez les martyrs de l'Église catholique mais aussi chez ceux des autres Églises et Communautés ecclésiales chrétiennes»,  a rappelé le président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens. «Cette profonde reconnaissance s'est répandue de plus en plus parmi nous, chrétiens, surtout au cours du siècle dernier, au début duquel a eu lieu le grand et sanglant martyre des chrétiens arméniens pendant le génocide de ce peuple, en mémoire duquel nous sommes réunis en prière aujourd'hui», a expliqué le cardinal suisse.

    La persécution des chrétiens, une réalité toujours actuelle

    «Depuis lors, le christianisme est devenu une Église de martyrs à une échelle incomparable, a-t-il insisté. En fait, il y a même plus de martyrs aujourd'hui que pendant la persécution des chrétiens au cours des premiers siècles. 80 % de toutes les personnes persécutées pour leur foi aujourd'hui sont des chrétiens. La foi chrétienne est la religion la plus persécutée dans le monde aujourd'hui.»

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  • "Quand nous voyons le linceul, nous voyons vraiment le visage de Jésus"

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    Du National Catholic Register (Thomas L. McDonald) :

    Un scientifique : "Quand nous voyons le linceul, nous voyons vraiment le visage de Jésus".

    Un entretien avec Gerard Verschuuren jette un éclairage sur le tissu sacré dans le nouveau livre "A Catholic Scientist Champions the Shroud of Turin".

    New book highlights interesting insights into the venerated fabric.
    Un nouveau livre apporte des informations intéressantes sur le tissu vénéré. (photo : Sophia Institute Press)

    24 avril 2021

    Gerard Verschuuren est un biologiste et philosophe catholique qui travaille à la jonction de la science et de la religion. Sa formation très variée comprend la génétique, l'anthropologie biologique et les statistiques, mais il a également obtenu un doctorat en philosophie des sciences et a enseigné la philosophie de la biologie, la génétique humaine et la programmation informatique dans des universités américaines et européennes. Il vit aujourd'hui dans le New Hampshire et profite de sa retraite pour écrire des livres sur la foi et la science, parmi lesquels Aquinas and Modern Science, The Myth of an Anti-Science Church, In the Beginning : How God Made Earth Our Home et, plus récemment, A Catholic Scientist Champions the Shroud of Turin (Sophia Institute Press, 192 pages, $17.95). Dans ce livre, Verschuuren examine les preuves pour et contre l'authenticité du linceul dans la double perspective de la science et de la foi. L'une des raisons qui l'ont poussé à reconsidérer les preuves à ce moment-là est la disponibilité des données brutes des tests au carbone 14, dont il a été fait état pour la première fois en 1988. Retenues pendant des décennies par le British Museum, les données brutes n'ont été divulguées qu'en 2017, suite à une demande de liberté d'information du chercheur français Tristan Casabianca. L'analyse ultérieure de ces données et la comparaison avec le rapport original ont conduit l'équipe de Casabianca à conclure que " l'homogénéité fait défaut dans les données et que la procédure devrait être reconsidérée ", jetant le doute sur les résultats de la date au carbone 14. Le correspondant du Register, Thomas L. McDonald, a discuté de ces questions avec G. Verschuuren.

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  • Les 100 premiers jours de Biden et Harris

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    Alors que nos médias tentent de nous présenter les premiers mois de l'administartion Biden sous un jour extrêmement favorable, Vincenzina Santoro, sur la Nuova Bussola Quotidiana, ne partage pas cet enthousiasme... :

    "May Day" pour les États-Unis : Les 100 premiers jours de Biden et Harris

    26-04-2021

    Les 100 premiers jours de l'administration Biden-Harris nous rapprochent du "May Day". Comme il se doit, "May Day" (Aidez-moi) est l'appel de détresse lancé par ceux qui sont confrontés à des circonstances difficiles. Les États-Unis se trouvent aujourd'hui à un carrefour difficile. Cette administration est non seulement contre la vie, mais le président ne semble pas avoir le contrôle. Alors que la vice-présidente, Kamala Harris, est prête à intervenir si l'occasion se présente. 

    Le 20 janvier, lors de son investiture, le président Joe Biden a prononcé un discours apparemment passionné appelant à l'unité nationale. Deux jours plus tard, jour de l'anniversaire de la légalisation de l'avortement par la décision de la Cour suprême dans l'affaire Roe v. Wade, il a entamé un derby de démolition pour saper et défaire les principales réalisations de son prédécesseur pro-vie, Donald Trump. Biden a commencé par publier une déclaration d'une page faisant l'éloge de Roe v. Wade, dans laquelle lui et la vice-présidente Kamala Harris ont déclaré qu'ils étaient "engagés à codifier Roe v. Wade" et se sont engagés à nommer des juges qui respectent son contenu. (La détermination à codifier Roe v. Wade avait déjà été présentée dans le programme de 91 pages du parti démocrate avant les élections). Quelques jours plus tard, le 28 janvier, un "Mémorandum sur la protection de la santé des femmes dans le pays et à l'étranger" plus complet a étendu la portée des droits reproductifs au reste du monde

    Ces actions n'étaient pas destinées à promouvoir "l'unité nationale". Sur la question de l'avortement, il n'y a pas de place pour le compromis. Soit on est pro-vie, soit on est pro-choix. La décision de Biden est intervenue quelques jours seulement après que le président Trump, dans les derniers jours de son règne, ait publié une proclamation le 17 janvier déclarant le 22 janvier "Journée nationale du caractère sacré de la vie humaine", dans laquelle il désignait les enfants à naître comme "les plus vulnérables de notre société."

    La déclaration de Biden n'était que la première d'une douzaine de proclamations, de décrets, de déclarations et de mémorandums signés par le nouveau président qui règne ainsi de manière quasi impériale. Depuis le premier jour, il a été photographié à son bureau dans le bureau ovale de la Maison Blanche, signant tout ce qui précède.

    Par le passé, les présidents américains ont toujours été désireux d'apparaître lors de conférences de presse, car cela leur donne une exposition maximale et l'occasion d'expliquer leurs plans et leurs politiques. Bien que Biden ait été capable de lire à partir de téléprompteurs, plissant les yeux en s'efforçant de lire les déclarations préparées pour lui, il pourrait ne plus être en mesure de supporter les questions intenses habituelles des longues conférences de presse. Le corps de presse de la Maison-Blanche a finalement exercé suffisamment de pression sur l'attachée de presse du président, Jen Psaki, qui a couvert un Biden "très occupé", pour que le président se présente enfin à sa première (et jusqu'à présent unique) conférence de presse le 25 mars. Cette conférence ne ressemblait à aucune autre conférence de presse présidentielle antérieure. M. Biden a lu plusieurs fiches d'information, un carnet à spirale et des cartes d'index, tandis que des journalistes soigneusement choisis posaient des questions faciles auxquelles le président s'efforçait de répondre en mélangeant des papiers pour trouver les réponses préparées.

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  • Nouveau décret de la Congrégation pour les Causes des Saints; douze religieux espagnols morts en haine de la foi lors de la guerre civile seront béatifiés

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    De Vatican News :

    La Congrégation pour les Causes des Saints publie un nouveau décret

    Le Pape François a approuvé la canonisation équipollente d'une religieuse italienne, la béatification de douze martyrs de la guerre d'Espagne et reconnaît également cinq vénérables, des religieuses et religieux ainsi que trois laïcs espagnols et italiens.

    Le Pape François a autorisé ce 24 avril la Congrégation de la Cause des saints à promulguer des décrets concernant une canonisation équipollente (sans miracle reconnu), douze nouveaux Bienheureux et cinq nouveaux Vénérables, parmis lesquels trois laïcs.

    Par ce décret, le Saint-Père y reconnait le martyre de douze religieux espagnols morts en haine de la foi lors de la guerre civile en 1936 qui seront béatifiés.

    -Canonisation équipollente

    La bienheureuse Marguerite de Città di Castello (ou Marguerite de Metola) est née vers 1287 dans le village fortifié de Metola (Urbino, Italie). Née aveugle et difforme, elle a été enfermée par son père dans une petite cellule construite près de l'église du château afin qu'elle reste cachée aux yeux du monde. À l'âge de cinq ans, ses parents l'emmènent à Città di Castello, dans l'église de San Francesco, sur la tombe d'un frère franciscain laïc, Giacomo da Città di Castello, mort en 1292 en état de sainteté, dans l'espoir d'obtenir un miracle de la vue pour leur fille. Mais le miracle attendu ne se produisant pas, les parents ont décidé d'abandonner définitivement leur fille et de la confier à la solidarité des habitants de Città di Castello.

    La jeune fille a vécu quelque temps en mendiant dans les rues de la ville, avant d'être recueillie par des religieuses de la petite communauté de Santa Margherita. Elle entre dans le Tiers-Ordre dominicain. Elle se consacre à la prière assidue, à la confession quotidienne, à la communion fréquente, à la récitation de l'office de la Vierge et du psautier, et à la méditation constante du mystère de l'Incarnation. 

    -Sont reconnus Bienheureux:

    Don Vicente Nicasio Renuncio Toribio et ses onze compagnons, martyrs de la guerre civile espagnols, morts en haine de la foi en 1936. Ils sont reconnus bienheureux. La persécution contre l'Église à Madrid a été particulièrement sanglante. Plusieurs couvents ont été attaqués et incendiés, de nombreuses églises pillées et divers objets sacrés profanés. 

    -Sont reconnus Vénérabes : 

    Pietro Marcellino Corradini, évêque de Frascati, cardinal de la Sainte Église romaine, fondateur de la Congrégation des Sœurs Collégiennes de la Sainte Famille ; né le 2 juin 1658 à Sezze, Italie, et mort à Rome, Italie, le 8 février 1743.

    Emanuele Stablum, religieux de la Congrégation des Fils de l'Immaculée Conception, né le 10 juin 1895 à Terzolas (Italie) et décédé à Rome (Italie) le 16 mars 1950. 

    Enrico Ernesto Shaw, laïc fidèle et père de famille ; né le 26 février 1921 à Paris, France, décédé le 27 août 1962 à Buenos Aires, Argentine.

    María de los Desamparados Portilla Crespo, fidèle laïque et mère de famille ; née le 26 mai 1925 à Valence, Espagne et décédée à Madrid, Espagne le 10 mai 1996

    Anfrosina Berardi, fidèle laïque, née le 6 décembre 1920 à San Marco di Preturo (Italie) et morte le 13 mars 1933 dans cette même ville.

  • Le cardinal Stefan Wyszyński, ancien primat de Pologne qui a héroïquement résisté au communisme, sera béatifié le dimanche 12 septembre

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    De Catholic News Agency :

    LE CARDINAL WYSZYNSKI, "PRIMAT DU MILLÉNAIRE" POLONAIS, SERA BÉATIFIÉ EN SEPTEMBRE PROCHAIN

    23 avril 2021

    La béatification du cardinal Stefan Wyszyński, l'ancien primat de Pologne qui a héroïquement résisté au communisme, aura lieu le dimanche 12 septembre.

    Le cardinal Kazimierz Nycz a annoncé le 23 avril que la cérémonie de béatification aurait lieu dans la capitale polonaise, Varsovie, à midi, heure locale.

    M. Nycz, l'archevêque de Varsovie, a déclaré que M. Wyszyński serait béatifié aux côtés de Sœur Róża Maria Czacka, une religieuse polonaise décédée en 1961 après avoir passé sa vie au service des aveugles.

    "Au cours de la cérémonie de septembre, le pape François sera représenté par le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, qui promulguera le décret de béatification", a-t-il déclaré dans un communiqué.

    Nycz a annoncé en avril dernier que la béatification de Wyszyński, initialement prévue le 7 juin 2020 sur la place Piłsudski de Varsovie, avait été reportée sine die en raison de la crise du coronavirus.

    "Une pandémie menaçant la santé et la vie des gens rend impossible la préparation et la réalisation de cette cérémonie", avait-il déclaré à l'époque. "La première priorité doit être le souci de la sécurité des personnes".

    Wyszyński est crédité d'avoir contribué à préserver et à renforcer le christianisme en Pologne malgré les persécutions du régime communiste à partir de 1945.

    Il est connu comme le "primat du millénaire" car, en tant que primat de Pologne, il a supervisé un programme de préparation de neuf ans qui a culminé avec une célébration nationale du millénaire du baptême de la Pologne en 1966.

    En 1953, Wyszyński a été placé en résidence surveillée par les autorités communistes pendant trois ans pour avoir refusé de punir les prêtres actifs dans la résistance polonaise contre le régime communiste.

    Il a également contribué à obtenir l'approbation de Karol Wojtyła comme archevêque de Cracovie en 1964, ce qui a finalement conduit à l'élection de Wojtyła comme pape Jean-Paul II en 1978.

    Wyszyński est mort le 28 mai 1981, 15 jours après que le pape Jean-Paul II ait été atteint lors d'une tentative d'assassinat. Dans l'impossibilité d'assister aux funérailles du cardinal, Jean-Paul II a écrit dans une lettre au peuple polonais : "Méditez particulièrement sur la figure de l'inoubliable primat, le cardinal Stefan Wyszyński de vénérée mémoire, sa personne, son enseignement, son rôle dans une période si difficile de notre histoire."

    Le Vatican a annoncé l'approbation d'un miracle attribué à l'intercession de Wyszyński en octobre dernier.

    Ce miracle concernait la guérison d'une jeune femme de 19 ans d'un cancer de la thyroïde en 1989. Après que la jeune femme a reçu le diagnostic incurable, un groupe de religieuses polonaises a commencé à prier pour sa guérison par l'intercession de Wyszyński, qui est décédé d'un cancer de l'abdomen.

    Le parlement polonais a déclaré 2021 "Année du cardinal Stefan Wyszyński", en prévision de sa béatification.

    Dans sa déclaration de vendredi, M. Nycz a déclaré : "Le comité d'organisation reprend son travail et fournira bientôt de plus amples détails concernant l'organisation de la cérémonie de béatification."

    "J'exprime ma gratitude au Saint-Père, François, pour avoir fixé la date de la béatification. Je demande à tous les fidèles de prier pour les fruits bénis de la béatification des serviteurs de Dieu, le cardinal Stefan Wyszyński et Sœur Róża Maria Czacka."

  • Vous avez dit : "dignité" ?

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    De Martin Steffens, philosophe (1), cette chronique sur le site du journal La Croix :

    "à proprement parler" 

    Dignité

    Voilà une déclaration qui intéressera une chronique qui, comme la nôtre, s’intitule « à proprement parler » : « Les partisans de l’euthanasie se gargarisent de mots dont ils dévoient la signification à un point tel qu’ils ne devraient même plus avoir le droit de les prononcer. »

    Michel Houellebecq l’avait promis : il ne prendrait plus la plume, sauf en cas de grand péril. Il donnait comme exemple la légalisation de l’euthanasie. C’est donc chose faite (voir Le Figaro du 5 avril). Parmi les mots dévoyés, Houellebecq mentionne la dignité. Si la vie ne vaut d’être vécue que dans la dignité, c’est tout un chacun qui, dès maintenant, est prestement invité au suicide assisté : « Je n’ai guère eu l’impression, tout au long de ma vie, de manifester une dignité exceptionnelle, écrit Houellebecq, et je n’ai pas l’impression que ce soit appelé à s’améliorer. (…) Bon, et alors ? Si c’est ça, la dignité, on peut très bien vivre sans ; on s’en passe. » Il ajoutait : « Par contre, on a tous plus ou moins besoin de se sentir nécessaires ou aimés. » Il faudrait même dire : nécessaires parce qu’aimés.

    Cette réflexion vient inquiéter l’idée, admise depuis les Lumières, que la dignité serait un attribut de l’Homme et qu’elle consiste principalement en son autonomie. Décrivant en quelques lignes terribles les ravages de la vieillesse sur son corps, Houellebecq indique au contraire que le seul attribut de l’homme, c’est qu’il peut les perdre tous. La dignité est ce dont on manque. Elle est ce que nous prête autrui quand il prend soin de nous. Le bébé humain ne naît ni libre, ni égal en dignité. Il n’est pourvu d’aucun droit qu’il puisse se revendiquer. Il n’est qu’un cri, une supplique, pour celle et celui qui répondront de lui. S’il se sait digne, c’est dans les yeux de sa mère, tant que dure son regard. De même le croyant dans les yeux du Père.

    Aussi n’est-il pas d’expression plus menteuse que celle-ci : « Se draper dans sa dignité ». La dignité est ce dont celui qui m’aime me revêt. Laissé à moi-même, je suis nu. C’est dans cet esprit que s’achevait Sérotonine, le dernier roman de Houellebecq. Prenant le parti du Christ « devant l’endurcissement des cœurs », il demandait : « Ils ont tous les signes, et ils n’en tiennent pas compte. Est-ce qu’il faut vraiment, en supplément, que je donne ma vie pour ces minables ? Est-ce qu’il faut vraiment être, à ce point, explicite ? » La réponse surprend sous la plume d’un romancier qu’on croyait seulement cynique : « Il semblerait que oui. »

    La dignité, un attribut intrinsèque de ma personne ? Elle est au contraire ce qui tombe inlassablement de Dieu sur notre humanité. Elle est une bénédiction qui (re)vient de très loin, pour les frères minables que nous sommes. Elle ne tient jamais qu’à un fil, le fil de la relation. Qui n’a pas compris cela, qui imagine vivre par soi-même et pour soi-même, nie la dimension relationnelle de notre être.

    Puisque cette dimension est aussi politique, la condamnation par laquelle Houellebecq concluait son plaidoyer n’est pas que provocatrice : « Lorsqu’un pays (…) en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose (…) ait une chance d’advenir. »

    Cette autre chose est déjà advenue. Elle consistait en cette bonne nouvelle : « Nul ne vit pour soi-même et ne meurt pour soi-même. » (Rm 14, 7) Mais elle n’est plus pour notre monde une pierre d’angle. Le combat contre cette loi inique indique, au cœur de notre pays comme en chacun de nous, l’urgence de l’évangélisation.

    (1) Auteur de Marcher la nuit. Textes de patience et de résistance, Desclée de Brouwer, 320 p., 18,90 €.
  • Covid 19 et alii : le pape François lance un marathon de prière pour en finir avec la pandémie

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    pape 5e87628c619c294b2a8b4575.jpgSelon I.Media  le pape François a décidé de consacrer le mois de mai à un "marathon de prière" afin de demander à Dieu la fin de la pandémie, a annoncé le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation (21 avril) :

    « Face à la pandémie de Covid-19, le pape François sort l’artillerie lourde. Il a décidé de consacrer le mois de mai, mois de Marie, à un marathon de prière afin de demander à Dieu la fin de la pandémie, a annoncé le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation ce 21 avril. Le thème choisi par le pontife, « La prière à Dieu montait sans cesse de toute l’Église » (Ac, 12,5), sera le fil rouge de l’initiative qui devrait impliquer une trentaine de sanctuaires du monde entier.

    L’initiative les encourage à promouvoir la récitation du chapelet auprès des fidèles, des familles et des communautés. Le pape François ouvrira en personne cette chaîne de prière le 1er mai et la conclura le 31 mai. 

    Un thème symboliquement fort

    Le verset retenu par le pape François pour ce marathon de prière – « La prière à Dieu montait sans cesse de toute l’Église » – est issu des Actes des apôtres. Ce livre du Nouveau Testament raconte les débuts de la communauté chrétienne après la résurrection du Christ et son ascension au Ciel.

    L’extrait choisi intervient alors que l’apôtre Pierre vient de se faire arrêter par le roi Hérode Agrippa. Le récit rapporte que tous les membres de la communauté chrétienne se mettent alors à prier pour lui. Et, la nuit précédant sa comparution, Pierre, qui était pourtant enchaîné et surveillé par deux soldats, est délivré par un ange ; preuve, pour l’Église, que la prière peut délivrer les hommes des pires turpitudes.

     Lire aussi :Joseph en mars, Marie en mai… à chaque mois de l’année, sa dévotion particulière

    Le mois de mai est traditionnellement consacré à la Vierge Marie. À cette occasion, l’intercession de la Mère du Christ est souvent demandée en récitant la prière mariale du chapelet.

    L’an passé, le pape François avait aussi dédié ce mois de prière à la fin de la pandémie. Le 30 mai 2020, il avait dirigé la prière du chapelet devant la reproduction de la grotte de Lourdes des jardins du Vatican, en communion avec de nombreux sanctuaires mariaux du monde entier. »

    Ref. le pape François lance un marathon de prière pour en finir avec la pandémie

    Lire aussi :Une prière pour les 100.000 morts du Covid-19 en France

    On cherche une initiative belge similaire pour les 24.000 personnes qui ont succombé à ce jour dans notre pays. 

    JPSC

  • 10 mai : le schisme allemand commence avec les unions homosexuelles

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    De Luisella Scrosati sur la Nuova Bussola Quotidiana :

    Allemagne, 10 mai : le schisme commence avec les unions homosexuelles

    23-04-2021

    Déjà 2500 curés et diacres allemands se sont inscrits pour la journée de bénédiction de tous les amoureux, y compris les couples homosexuels. Et certains évêques ont déjà fait savoir qu'ils n'avaient pas l'intention d'imposer des sanctions aux prêtres "rebelles". C'est le gant que l'Eglise allemande a jeté à Rome après son "non" à la bénédiction des unions homosexuelles.

    Les "catholiques" teutons ont été bouleversés, dans une large mesure, par la position prise par la Congrégation pour la doctrine de la foi contre la bénédiction des couples homosexuels. Une simple congrégation romaine a osé faire obstacle à la voie synodale de l'Eglise qui détient le Geist (l'Esprit) : scandaleux !

    Et donc, sans plus attendre, l'opposition désormais clairement schismatique a pris des mesures correctives en organisant le 10 mai une journée de bénédiction pour tous les amoureux, incluant spécifiquement les couples homosexuels, objet principal de la contestation. Évidemment, l'organisation est à l'allemande : un site web a été créé sous le titre "très original" #liebegewinnt (l'amour gagne), sur lequel il est possible de s'inscrire en tant qu'individu et en tant que paroisse. Il y a aussi une carte Google, avec des drapeaux identifiant les lieux où se dérouleront les célébrations de bénédiction : utile pour que les sept anges des bols de la colère de Dieu puissent localiser leurs cibles...

    Après les remarques critiques du cardinal Reinhard Marx sur le Responsum de la Congrégation, le président de la Conférence épiscopale allemande, Monseigneur Georg Bätzing, l'évêque d'Osnabrück, Monseigneur Franz-Josef Bode, et l'évêque auxiliaire de Münster, Monseigneur Dieter Geerlings, passent maintenant à l'action. Et ils le font avec une intention clairement polémique : "Face au refus de la Congrégation pour la doctrine de la foi de bénir les couples de même sexe, nous élevons la voix et disons : nous accompagnerons aussi à l'avenir les couples qui sont dans une relation stable et nous bénirons leur relation. Nous ne leur refuserons pas une cérémonie de bénédiction" (voir ici).

    L'accent mis sur la bénédiction de la relation constitue donc un rejet explicite de l'idée maîtresse du Responsum du 22 février, qui affirmait précisément que le problème de ces bénédictions ne réside pas dans les individus, mais dans " les relations ou [...] les partenariats, même stables, qui impliquent une pratique sexuelle en dehors du mariage (c'est-à-dire en dehors de l'union indissoluble d'un homme et d'une femme ouverts en tant que tels à la transmission de la vie), comme c'est le cas des unions entre personnes du même sexe ".

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  • Quel bilan pour l'euthanasie aux Pays-Bas ? (2001 - 2020)

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    Du site d'Alliance Vita :

    Bilan de l’euthanasie aux Pays-Bas : de 2001 à 2020

    La présente note dresse un bilan approfondi de la situation actuelle, avec les données statistiques et la législation applicable, ou en cours de discussion pour élargir son champ d’application. Elle examine les principales dérives éthiques constatées, avec une interprétation de plus en plus laxiste des organes de contrôle, au point que même l’ONU s’en est préoccupé.

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    POUR TÉLÉCHARGER LA NOTE D’ANALYSE
    “Euthanasie aux Pays-Bas”  : cliquer ici

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    I – LA SYNTHÈSE

    L’euthanasie est légale aux Pays-Bas depuis maintenant plus de vingt ans, par une loi du 12 avril 2001 entrée en application le 1er avril 2002. Les Pays-Bas sont historiquement le premier pays en Europe à avoir autorisé cette pratique. Depuis cette légalisation, le nombre d’euthanasies pratiquées a plus que triplé. Les chiffres présentés chaque année par les comités régionaux d’examen de l’euthanasie montrent également une augmentation du nombre de dérives, et une interprétation toujours plus large des conditions requises par la loi de 2001.

    Si les conditions strictes établies par la loi n’ont pas évolué stricto-sensu, leur interprétation très extensive donne lieu en effet à des situations de plus en plus discutables : euthanasie de personnes atteintes de troubles psychiatriques, de personnes démentes, de personnes très âgées ou encore de personnes souffrant de plusieurs pathologies, mais ne respectant pas les conditions initiales requises par la loi. D’autres voix se font entendre, et notamment de la part de certains médecins regrettant une banalisation de l’euthanasie.

    Alors que les dérives sont dénoncées par certains, d’autres souhaitent élargir les conditions d’accès et de pratique de l’euthanasie. Des pressions fortes s’exercent pour que le Parlement autorise le suicide assisté des personnes de plus de 70 ans qui en feraient la demande, en n’invoquant pas d’autre mobile que l’âge et la « fatigue de vivre ».

    Les divers projets et propositions de loi déposés ces dernières années n’ont pas encore abouti. Cet élargissement reste à l’agenda de plusieurs formations politiques. En avril 2021, l’organisation ‘Coöperatie Laatste Wil’ a assigné l’État néerlandais en justice afin de le sommer de permettre le suicide assisté sans motif médical particulier, au nom du droit à l’autodétermination.

    II – LES DONNÉES STATISTIQUES

    Les données présentées ci-dessous proviennent du rapport annuel des comités régionaux de l’examen de l’euthanasie (Regionale Toetsingcommissies Euthanasie, RTE). Ces chiffres ne prennent pas en compte les euthanasies clandestines et les sédations palliatives cachant en réalité des euthanasies[1].

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  • Houellebecq, le bluff euthanasique et sœur Morphine

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    Houellebecq 20313494lpw-20313507-article-michel-houellebecq-confinement-coronavirus-jpg_7089608_1250x625.jpgLe débat euthanasique n’a hélas plus cours en Belgique : le pire est advenu et l’opinion inerte est chloroformée depuis longtemps déjà. Il n’en va pas encore de même en France. Entre autres, l’écrivain Houellebecq démontait, voici peu, la manipulation du discours publicitaire euthanasique avec l’objection retentissante d’un seul mot : la morphine. Oui, mais encore ? L’absence de douleur ne donne pas nécessairement un sens à la vie. Voici un commentaire D’Henri Quantin, lu sur le site web « aleteia » (21 avril 2021) :

    «De la récente tribune percutante de Michel Houellebecq contre l’euthanasie, beaucoup ont essentiellement retenu la conclusion : « Lorsqu’un pays — une société, une civilisation — en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect. Il devient dès lors non seulement légitime, mais souhaitable, de le détruire ; afin qu’autre chose — un autre pays, une autre société, une autre civilisation — ait une chance d’advenir. » De la part d’un auteur qui préfère son travail de romancier aux postures des « guignols de l’engagement », la déclaration est de fait frappante. Aucun champion de la rébellion médiatique n’a, à notre connaissance, affirmé aussi clairement le droit non seulement à l’objection de conscience, mais même à l’insurrection salutaire. 

    La souffrance n’est plus un problème

    Il y a tout juste deux ans, le président Macron décorait Houellebecq de la légion d’honneur. À cette occasion, il tenta discrètement de minimiser la portée de sa critique de la Modernité, en le qualifiant de « romantique perdu dans un monde qui est devenu matérialiste ». Il aura sans doute quelques difficultés à réduire le propos à une mythologie adolescente de la révolte, héritée du XIXe siècle. Car l’argument principal de Houellebecq ne se trouve pas dans les nuages, mais dans la réalité la plus simple et dans un progrès décisif de la médecine, tout à fait compatible avec un monde matérialiste : la découverte de la morphine. Déjà au moment où l’État français décida de mettre à mort Vincent Lambert qui « n’était en proie à aucune souffrance du tout […] et n’était même pas en fin de vie », Houellebecq avait fait ce rappel magistral : « Une découverte extraordinaire, qui apportait une solution élégante à un problème qui se posait depuis les origines de l’humanité, a eu lieu en 1804 : celle de la morphine. Quelques années plus tard, on a vraiment commencé à explorer les étonnantes possibilités de l’hypnose. En résumé, la souffrance n’est plus un problème, c’est ce qu’il faut répéter, sans cesse, aux 95 % de personnes qui se déclarent favorables à l’euthanasie. »

    Houellebecq racontait qu’il avait connu lui-même des circonstances dans lesquelles il était prêt à supplier qu’on l’achève et qu’il avait suffi d’une piqûre de morphine pour que son point de vue change presque instantanément. 

    Étatisme et capitalisme réunis

    La grande force de Houellebecq est de mettre à nu en quelques mots les impostures du rouleau compresseur idéologique qui tente d’écraser toute objection. Houellebecq ôte à tous les arguments leurs parures compassionnelles et leurs atours publicitaires. La clé de voûte du « bluff technologique », jugeait Jacques Ellul, est la publicité. Le bluff euthanasique, qui n’est que l’application à l’homme des diktats de l’efficacité technique, fonctionne de la même façon. 

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  • Pourquoi le Vatican se tait sur les violations des droits de l'homme en Chine

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    D'Edward Pentin sur le National Catholic Register :

    20 avril 2021

    Jeffrey Sachs et le Vatican : Silence sur les violations des droits de l'homme en Chine

    On ignore encore si l'approche de Sachs vis-à-vis de la Chine a eu une influence directe sur les relations du Saint-Siège avec Pékin.

    Jeffrey Sachs, professeur d'économie, leader en matière de développement durable, conseiller principal de l'ONU, participe au deuxième jour d'un sommet international des maires sur "l'esclavage moderne et le changement climatique", le 21 juillet 2015 au Vatican.

    Le gouvernement chinois continue d'être fortement critiqué pour son traitement des Ouïghours, une minorité ethnique musulmane du nord-ouest du pays, tandis que le Vatican reste publiquement silencieux - ainsi que l'un de ses influents conseillers de longue date. 

    Un rapport de Human Rights Watch publié lundi, intitulé "Break Their Lineage, Break Their Roots - China's Crimes against Humanity Targeting Uyghurs and Other Turkic Muslims", déclare que le gouvernement communiste chinois commet des "crimes contre l'humanité" contre cette minorité ethnique. 

    Selon le rapport, le régime gère des centaines de camps de détention dans la province ouïghoure du Xinjiang, et d'anciens détenus ont fait état de tortures et d'agressions sexuelles systématiques dans ces camps. Le rapport fait également état d'abus et de restrictions des pratiques religieuses et culturelles qui ont atteint "des niveaux sans précédent". 

    Mais alors que beaucoup, y compris l'administration Biden, condamnent ces atrocités et d'autres transgressions des droits de l'homme commises par le gouvernement chinois, y compris les rapports en cours sur la persécution des catholiques ainsi que les violations des droits de l'homme à Hong Kong, le Vatican est resté publiquement silencieux. 

    Interrogé sur cette approche le mois dernier, l'archevêque Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États du Vatican, a déclaré au magazine America que le Saint-Siège "n'a pas de politique, de politique diplomatique, de dénonciation presque partout dans le monde, et il y a des violations des droits de l'homme dans de très nombreux pays". 

    Il a ensuite expliqué que le Saint-Siège essaie de travailler avec les Chinois pour "résoudre les difficultés que nous avons dans la nomination des évêques, et c'est tout ce dont il s'agit." 

    Mgr Gallagher a ajouté que lui et ses collègues "essaient constamment de plaider pour la normalisation des relations entre l'Église catholique et les autorités chinoises, mais nous sommes conscients qu'il s'agit d'un objectif à très long terme." 

    Mais l'absence de tout commentaire ou réaction peut aussi être en partie influencée par certains des avis que le Saint-Siège reçoit de conseillers extérieurs. L'un d'entre eux est le professeur Jeffrey Sachs, intervenant régulièrement au Vatican sur le développement durable et le changement climatique, qui a longtemps fait l'apologie et défendu avec zèle le Parti communiste chinois tout en gardant le silence sur ses violations des droits de l'homme. 

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  • Les terroristes veulent islamiser toute l'Afrique

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    De l'Agence d'Information SIR :

    Liberté religieuse : Mgr Dabiré (Burkina Faso) à l'AEC, "les terroristes veulent islamiser toute l'Afrique"

    20 avril 2021

    "Le terrorisme est une avalanche qui s'est abattue sur le Sahel et sur notre pays avec l'intention d'islamiser toute l'Afrique. Une menace sérieuse pour tous". Ainsi, Mgr Laurent B. Dabiré, président de la Conférence épiscopale du Burkina Faso et du Niger, s'est exprimé aujourd'hui lors de la présentation de la 15ème édition du rapport de l'Aide à l'Eglise en Détresse (AEC) sur la liberté religieuse dans le monde.

    S'exprimant depuis Dori, dans le nord du Burkina Faso, le diocèse dont il est l'évêque, le prélat a évoqué "la destruction des maisons, les massacres de civils, la dévastation des écoles et de tout autre symbole de coexistence et de tolérance" et a dénoncé "les limitations de la liberté religieuse imposées par les terroristes aux musulmans qui ne partagent pas leurs croyances, contraints de se convertir sous peine de mort, ainsi qu'aux chrétiens". "Les terroristes, a-t-il ajouté, ne veulent pas de dialogue et de coexistence, des valeurs que le Burkina Faso connaît bien. Pour notre part, nous essayons d'apporter une aide matérielle et un réconfort à ceux qui ont dû fuir les villages".

    Répondant aux questions des journalistes, Mgr Dabiré a défini "Takuba", la mission internationale dirigée par la France qui vise à former les troupes du Mali, du Niger et du Burkina Faso et à laquelle participe également l'Italie, comme "une grande aide contre le terrorisme car, comme il s'est manifesté au Sahel, aucun pays ne peut le combattre seul. L'aide de la communauté internationale est nécessaire pour arrêter le terrorisme et permettre aux Etats de s'organiser".

    Le rapport de l'AED souligne "la radicalisation progressive du continent africain, en particulier dans les régions subsahariennes et orientales, où la présence de groupes djihadistes a considérablement augmenté. Des violations de la liberté de religion ont eu lieu dans 42% des nations africaines". Sept pays africains ont été ajoutés à la liste des pays souffrant de persécutions religieuses : "Cameroun, Tchad, Comores, République démocratique du Congo, Mali, Burkina Faso et Mozambique. Ces derniers représentent deux cas frappants".