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Idées - Page 4

  • Qu'est-ce que le wokisme ? Décryptage d'un phénomène mondial

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    Qu'est-ce que le wokisme ? Décryptage d'un phénomène mondial

    (source)

    Mathieu Bock-Côté, 17 juin 2022, à Bruxelles (le lieu de conférence a dû être déplacé à la dernière minute à la « suite de pressions exercées par des personnes opposées au pluralisme démocratique.» (video ci-dessous; commencer à la quatrième minute)

  • Vers l’échec ? Pourquoi les jeunes catholiques sont les grands absents de la démarche synodale :

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    Chemin-Synodal-Synode.jpgDans la consultation synodale, les 20-45 ans ont manqué à l’appel. À l’issue de la rédaction de la synthèse synodale, ceux-ci beaucoup font part de leur déception quant aux propositions évoquées par leurs aînés. Le marqueur d’une fracture générationnelle dans l’Église de plus en plus visible. Lu sur le site web du magazine « La Vie », sous la signature de Youna Rivallain :

    Sur les pelouses des Invalides à Paris, une petite trentaine de jeunes de 20 à 30 ans s’est rassemblée autour d’une nappe à carreaux, de bières tièdes et de bâtonnets de carottes trempés dans le houmous. C’est la dernière soirée Even de Saint-Jean-Baptiste de Grenelle, un groupe d’échange et d’approfondissement de la foi réunissant des jeunes du quartier. Étudiante en histoire de l’art, Victoire a un mouvement de recul lorsque nous abordons le sujet : « Synode ? C’est quoi ? C’est comme un concile ? »

    À l’issue de la phase diocésaine du synode sur la synodalité, qui s’est conclue mi-juin par une assemblée plénière exceptionnelle des évêques à Lyon et l’envoi à Rome de la synthèse des réflexions diocésaines, les évêques ont salué la participation de plus de 150 000 personnes en France. Pourtant, une bonne partie de l’Église manque à l’appel : la tranche des 20-45 ans. « Il faudra s’améliorer, reconnaissait Alexandre Joly, évêque de Troyes chargé du synode, lors de la conférence de presse à l’issue de l’assemblée plénière le 15 juin. Ceux qui ont une habitude de prise de parole dans l’Église y sont allés naturellement. Il a manqué la génération des 20-45 ans. Les paroles exprimées ne sont pas celles de toutes les sensibilités, de toutes les générations, mais c’est la parole d’un très grand nombre. »

    A lire aussi : Synode sur la synodalité : ce que les catholiques français ont dit

    Les conclusions des évêques se constatent sur le terrain. Sur la pelouse des Invalides, même si les 2/3 du groupe étaient au courant du synode en cours, seuls deux des 26 jeunes présents y ont participé. Victoire fait partie du tiers qui n’en avaient jamais entendu parler. Personne, pourtant, ne pourrait dire que ces jeunes ne sont pas engagés dans l’Église, ou restent dans leur canapé, pour reprendre l’expression consacrée du pape François. Tous les mardis soir, ce groupe de jeunes répartis en cinq petites équipes se réunit pour échanger sur des textes bibliques ou théologiques, approfondir leur foi, écouter un enseignement donné par le prêtre qui les accompagne, Alexandre Demidoff, qui fêtera bientôt son premier anniversaire d’ordination. « Ces jeunes sont engagés, aiment l’Église, sinon ils ne seraient pas là chaque semaine », rappelle le jeune prêtre.

    Contraintes d’agendas

    Pourtant, malgré leur investissement dans l’Église, le synode sur la synodalité n’a pas trouvé sa place dans leurs agendas… Comme dans celui de nombreux jeunes. Les raisons sont diverses, au sein du groupe Even et au-delà. Sur un total de 75 jeunes consultés, la majorité évoque des contraintes de temps, surtout chez les jeunes parents, pour assister à des réunions souvent en fin de journée. « Nous avons eu des propositions via la paroisse et le mouvement des Équipes Notre-Dame pour participer, explique une jeune maman de 30 ans habitant la capitale. Les groupes se sont formés à partir de la fin janvier et il fallait caser plusieurs réunions avant début avril… Entre nos trois enfants en bas âge, nos deux boulots assez loin de la maison, nous n’avons pas réussi à nous libérer suffisamment. Quand je vois les personnes qui étaient dans les groupes sur ma paroisse, quasi tous retraités, je ne suis pas surprise des résultats de la consultation. »

    A lire aussi : Synode sur la synodalité : les doléances et les silences de l’Église de France

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  • Le «devoir d'espérance» pour faire face à notre monde désenchanté

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    D' sur le Figaro Vox :

    «La dimension spirituelle de l'homme ressurgit dans les phases de chaos»

    Philippe Royer est chef d'entreprise. Il présidait le mouvement des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) jusqu'à mars dernier.


    FIGAROVOX. - Dans votre ouvrage S'engager pour le bien commun , vous évoquez d'abord votre expérience personnelle et professionnelle. Pourquoi avoir décidé d'écrire ce livre et quel est son objectif ?

     
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    Philippe ROYER. - J'ai écrit ce livre car j'avais l'intuition que notre pays allait vivre une période difficile et qu'il était temps de réveiller l'intelligence des bons. Les résultats des élections législatives et le taux d'abstention traduisent que nous sommes à la fin d'un modèle. Les Français n'attendent pas de savoir qui va trahir qui pour dégager une majorité, ils attendent un changement de paradigme. Beaucoup de personnes ont compris qu'il va falloir changer, ce livre apporte des réponses à ceux qui en ont envie mais ne savent pas comment s'y prendre ni par où commencer. Or nous avons besoin d'eux car le monde ne changera que lorsque chacun arrêtera d'être spectateur ou commentateur pour devenir acteur.

    La première page de votre ouvrage mentionne le «devoir d'espérance». En quoi consiste-t-il et quelle est la place de la religion dans votre démarche ? Vivons-nous dans une société désenchantée ?

    Le monde qui ne va pas bien et qui vit une fin de cycle va vivre des chaos et des émergences. Nous allons vivre d'ici 2030 la fin d'un modèle ultralibéral qui a pris son essor après la chute du mur de Berlin. Les crises se succèdent depuis les années 2000: finance, climat, insécurité, endettement, pandémie, et pour finir par la crise politique qui traduit la fin du cycle de mutation. Nous pourrions penser que tout est foutu, mais ce n'est pas le cas, tout est lié ! Il nous faut prendre en compte ces enjeux écosystémiques.

    Quand tout être humain aurait raison d'être désespéré, nous devons faire émerger un devoir d'espérance, une forme de confiance indéfectible d'où nous saurons faire émerger les solutions et alternatives nécessaires pour l'avenir. La place de la religion appartient à chacun. En ce qui me concerne, mon espérance qu'il y ait une vie après la mort a changé ma vie, m'a redonné goût à l'émerveillement et l'envie de donner du sens à mon passage sur terre.

    Nous devons sortir notre société d'un schéma centré sur l'individu car la somme des individualismes ne fait pas le bien commun.

    Philippe Royer

    Qu'entendez-vous par «économie du bien commun» ?

    Notre société a touché les limites de l'intérêt général. Cela fait près de 50 ans que nous prenons des décisions en essayant de satisfaire une majorité de personnes souvent les plus influentes. L'heure est venue d'entendre les cris des pauvres et de réparer notre pays multifracturé. Le bien commun vise à trouver la solution globale positive pour le collectif et pour la dignité de chacune des parties sans exception. L'économie du bien commun réconcilie liberté d'entreprendre, innovation avec inclusion des plus fragiles et respect de la planète. Nous devons sortir notre société d'un schéma centré sur l'individu car la somme des individualismes ne fait pas le bien commun.

    L'un des points de départ pour changer d'attitude et devenir co-créateur d'un monde meilleur serait de s'arrêter sur la notion de «gratuité», et de «don». Pourquoi ces notions sont-elles centrales ?

    À la fin d'une vie, pour chacun de nous l'essentiel aura été la part de gratuité de notre vie. Nous avons reçu la vie gratuitement, l'amour et l'amitié sont gratuits. La gratuité c'est le supplément d'âme que nous donnons à notre vie. Le secteur associatif et caritatif qui est l'amortisseur des inégalités sociales est basé sur la gratuité. Quand je donne, je reçois plus que ce que je donne car je deviens ce co-créateur, acteur contributeur. Notre société centrée sur l'homo economicus doit s'équilibrer en développant la part de l'homo donator. Il nous revient de quitter la peur de perdre pour trouver la joie de partager. Donner de l'argent est important mais il faut aussi donner de la compétence et du temps, parfois notre bien le plus précieux. Donner du temps génère la rencontre transformante. Je viens pour aider et c'est bien mais je me rends compte que l'autre me donne beaucoup également.

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  • Le contrôle social à la chinoise : les nouveaux habits du totalitarisme

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    Du site de l'Observatoire Cardinal Van Thuan sur la Doctrine sociale de l'Eglise :

    Les nouvelles formes de totalitarisme

    24 JUIN 2022

    Le numéro 1761 du 4 juin 2022 (pp. 17-25) de la revue bimensuelle française "L'Homme Nouveau" consacre son Dossier central au dernier rapport de l'Observatoire Cardinal Van Thuan sur la Doctrine sociale de l'Eglise consacré au modèle chinois [voir]. Comme nous l'avons déjà signalé, l'éditeur de L'Homme Nouveau a également publié l'édition française du rapport [voir] et lui consacre maintenant ce Dossier. Auteurs du dossier : Philippe Maxence, Mgr Giampaolo Crepaldi et Odon de Cacqueray.

    L'introduction du Dossier explique pourquoi, en pleine guerre en Europe, le magazine s'intéresse à la Chine. Le fait est, explique-t-on, qu'"à l'intérieur de ses frontières, le contrôle de la population s'intensifie au point que ce pays sert de modèle pour son propre système de crédit social". Un système qui, aux yeux des Occidentaux, a révélé tout son intérêt lors de la gestion de la "crise sanitaire" de Covid-19.

    Le Dossier publie la préface de l'édition française du rapport écrite par Philippe Maxence, directeur des Editions de L'Homme Nouveau.(1).

    Suit l'article d'Odon de Cacqueray intitulé "Quelques applications du contrôle social" (pp. 20-21). Une directive de l'Union européenne exige que les véhicules nouvellement construits soient équipés d'une "boîte noire" permettant de recueillir des données en cas d'accident. Aux objectifs positifs s'ajoutent les objectifs négatifs : ces données pourront être consultées par les autorités et les compagnies d'assurance, de sorte que de la "boîte noire" à la surveillance de masse, le pas sera court. Le régime de surveillance de la population se manifeste, explique M. de Cacqueray, par les innombrables caméras que l'on trouve désormais partout, à l'intérieur ou à l'extérieur des bâtiments. La "reconnaissance faciale" peut également être utilisée pour le profilage et le fichage des personnes. Enfin, de Cacqueray parle du passeport santé. Ici, le contrôle du passeport santé et d'un code QR a été délégué à chaque citoyen. Vous finirez par perdre des points de crédit social si vous ne payez pas le stationnement de votre voiture, si vous ne rendez pas visite à vos parents âgés, si vous mangez dans le métro, si vous appartenez à une "secte hérétique", etc.

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  • De l’Ukraine à Rome, la confusion est grande. Notes sur le déclin d’un pontificat

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    Lu sur le site "diakonos" de ce 20 juin 2022:

    ukraina2.png"Le Pape François est furieux contre ceux qui le mettent du côté de Poutine. Il les a traités de « calomniateurs » et de « coprophiles » dans une lettre écrite de sa main à un ami journaliste argentin. Mais un peu plus tard, en recevant le 8 juin dernier à Sainte-Marthe un trio d’Ukrainiens présentés par un autre de ses amis argentins (voir photo), il s’est vu reprocher par l’un d’entre eux, Myroslav Marynovich, vice-recteur de l’Université catholique de Lviv, que oui, « au Vatican, l’Ukraine a été vue pendant trop longtemps à travers le prisme russe ». Trouvant cette fois dans le Pape « un auditeur attentif » et compréhensif, et même prêt à admettre – un point-clé qu’il a presque toujours esquivé – que le peuple Ukrainien « a droit à l’auto-défense », parce que « autrement, ce qui se passe pourrait ressembler à un suicide ».

    Le problème c’est que, quand il prend la parole, François parle à tort et à travers. Avec les conséquences qui s’en suivent. Toujours pendant l’entrevue du 8 juin avec les trois Ukrainiens, on lui a demandé d’éclaircir si vraiment il ne pouvait pas il y avoir de guerre « juste », comme il l’a dit à plusieurs reprises, contrairement à ce qui est écrit dans le Catéchisme de l’Église catholique. À quoi le Pape a répondu avoir « chargé quelques cardinaux d’approfondir ce thème », encore un de ses nombreuses décisions personnelles, parfois même fracassantes, prises sans consulter personne et sans même en parler.

    Sur la guerre en Ukraine, à chaque fois que François parle à l’emporte-pièce, la Secrétairerie d’État a des sueurs froides. Le 14 juin, le jour même où l’archevêque Paul Richard Gallagher, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les États, répétait que « nous devons résister à la tentation d’accepter des compromis sur l’intégrité territoriale de l’Ukraine » – ce qui est en opposition la plus totale avec les prétentions de Moscou -, la revue des jésuites « La Civiltà Cattolica » publiait la transcription d’un entretien du Pape avec les directeurs de cette revue et d’autres revues européennes de la Compagnie de Jésus, dans laquelle François a de nouveau affirmé que « cette guerre a peut-être été d’une manière ou d’une autre provoquée ou non-empêchée ». Et par qui ? Par l’OTAN, avec ses « aboiements aux portes de la Russie ».

    En comparaison avec son interview mémorable au « Corriere della Sera » du 3 mai dans laquelle il avait utilisé cette image zoomorphe pour la première fois, cette fois-ci, le Pape a révélé de qui, sans le nommer, il avait repris cette image, probablement le président social-démocrate de la Slovénie, Borut Pahor, qu’il a reçu en audience le 7 février dernier :

    « Quelques mois avant le début de la guerre, j’ai rencontré un chef d’État, un homme sage, qui parle peu, vraiment très sage. Et après avoir parlé des choses dont il voulait me parler, il m’a dit qu’il était très préoccupé par l’attitude de l’OTAN. Je lui ai demandé pourquoi, et il m’a répondu : ‘Ils sont en train d’aboyer aux portes de la Russie. Et ils ne comprennent pas que les Russes sont impérialistes et ne permettent à aucune puissance étrangère de s’approcher d’eux’. Et il a conclu : ‘La situation pourrait conduire à la guerre’. C’était son opinion. Le 24 février, la guerre a commencé. Ce chef d’État a su lire les signes de ce qui était sur le point de se passer ».

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  • Synode sur la synodalité : un ressassé sans surprises

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    De FSSPX.News :

    Synode sur la synodalité : synthèse de la phase diocésaine en France

    17 juin 2022

    Le 15 juin dernier, les évêques de France ont présenté la synthèse – ou la collecte comme ils l’appellent – des synthèses synodales diocésaines ou particulières, avant de la faire parvenir à Rome avec un bref document d’accompagnement, à la suite d’une réunion extraordinaire à Lyon.

    Ce document regrette que le processus synodal n’ait pas atteint le « peuple de Dieu » dans sa diversité, notamment les jeunes générations. Constat qui est également celui d’autres pays comme l’Espagne.

    La collecte précise que le processus synodal a mobilisé plus de 150.000 personnes en France, ce qui ne représente que 10% des catholiques pratiquants – à comparer aux 215.000 personnes annoncées par le document espagnol.

    Une Eglise plus fraternelle

    C’est véritablement un leitmotiv : l’adjectif « fraternel » se retrouve neuf fois dans un document de moins de 12 pages. Et « écoute », dix-neuf fois.

    Le premier point relevé par la collecte est l’importance de « se ressourcer dans la Parole de Dieu ». Ce qui peut être une bonne chose, mais malheureusement, le document reconnaît ailleurs un manque important de formation. Or, pour se former, ce n’est pas la Bible qu’il faut lire, mais le catéchisme. Certes, lire le saint Evangile est toujours enrichissant, si et seulement si, le lecteur possède une formation première, sans quoi, l’erreur d’interprétation est inévitable.

    Ce chapitre demande une meilleure formation à l’homilétique des prêtres. Mais « cela concernerait aussi toute personne laïque appelée à la prédication ». Il va bientôt être question de ces personnes.

    Le deuxième chapitre demande de « donner des signes crédibles de la bonté de Dieu et de l’égale dignité des baptisés ». Ce qui se manifestera d’abord par la poursuite de l’expérience de la synodalité. Autrement dit, l’Eglise en état de synode.

    Et la deuxième manifestation doit être d’avoir des « ministères au service de la rencontre de Dieu et des personnes ». Il s’agit surtout des prêtres, dont il est « régulièrement souhaité que le célibat soit laissé au libre choix de ceux-ci, de sorte que l’ordination sacerdotale et le mariage soient compatibles ».

    Devant une telle proposition issue du « concile pastoral » hollandais, Paul VI réagit vivement. Mais que fera François qui a sollicité les fidèles en sachant parfaitement que ce serait une demande inévitable ?

    Le troisième signe crédible concerne « l’égale dignité des baptisés ». La collecte explique que « sur la question de la place faite aux femmes dans l’Eglise, les synthèses perçoivent une urgence ainsi que d’innombrables blessures.

    « Les blessures viennent des difficultés dans les relations avec les prêtres et les évêques, de la criante disproportion entre le nombre de femmes engagées dans l’Eglise et de femmes qui sont en situation de décider. Si le service des femmes est apprécié, leur voix paraît ignorée. Qu’elles contribuent effectivement aux multiples discernements des Eglises locales est l’objet d’une attente criante.

    « C’est ici qu’une urgence est identifiée dans bien des synthèses. La manière dont les femmes sont traitées dans l’Eglise n’est pas ajustée à la mission de celle-ci, à une époque où l’égalité entre les hommes et les femmes est devenue une évidence commune. »

    La conséquence qui en est tirée est spécialement la demande que les femmes puissent prononcer l’homélie, mais aussi qu’elles puissent être ordonnées au sacerdoce. Ce qui est strictement impossible, de droit divin…

    Un quatrième signe crédible est demandé : la coresponsabilité entre clercs et laïcs. Ce qui veut dire à l’échelle des diocèses : la réclamation d’authentiques contre-pouvoirs – par exemple avec des conseils composés de baptisés élus ; l’existence d’une réelle subsidiarité, qui consiste à déléguer la prise de décisions ; et, que les laïcs appelés à des responsabilités se voient proposer une formation appropriée.

    La liturgie apparaît aussi dans les signes crédibles à mettre en place. C’est encore l’occasion d’enfoncer le clou : « les mentions d’un profond désaccord avec le refus que des filles servent à l’autel ou que des femmes entrent dans le chœur pour un service liturgique sont si nombreuses, qu’on ne peut douter d’une réelle souffrance vécue et d’une attente pressante à ce sujet ».

    Enfin le troisième chapitre s’intitule « Vivre en frères et sœurs dans le Christ ». Il se divise en « servir la fraternité » et « cultiver l’écoute et le dialogue ». C’est l’occasion de confondre la vraie fraternité, celle qui unit les membres du Christ, et une vague fraternité universelle, qui doit embrasser tout et tous.

    Si la bienveillance et la charité du disciple du Christ doit lui faire aimer tout homme, cela ne veut pas dire que tous peuvent accéder librement aux sacrements. Or c’est bien la réclamation centrale du paragraphe :

    Dans de nombreuses synthèses « résonne souvent la souffrance de ceux qui se sentent exclus des communautés et/ou des sacrements (personnes homosexuelles, divorcées et remariées, etc.), ainsi que de ceux qui sont témoins de telles exclusions. Selon un nombre élevé de synthèses, celles-ci constituent de sérieux contre-témoignage. »

    Un big-bang… déjà réalisé

    Le chroniqueur religieux du Figaro, commentant ce rapport, titre : « Les évêques de France prêts à un big-bang de l’Eglise ». Malheureusement, c’est encore en-deçà de la réalité. Cette synthèse manifeste surtout que le big-bang a déjà eu lieu.

    Certes, il est assez clair que c’est la frange la plus progressiste des catholiques français qui a participé à ce processus synodal. Mais c’est précisément la minorité agissante, qui a du poids. Et cette partie ne sait tout simplement plus ce qu’est la religion catholique, qu’ils confondent avec un vague sentiment religieux. L'encyclique Pascendi (8 septembre 1907) l’a si bien dit et annoncé : nous y sommes.

    Une deuxième conclusion est la similitude d’un certain nombre de demandes avec la révolution du Chemin synodal allemand. Et ce n’est pas étonnant, ce dernier avait deux ou trois longueurs d’avance, et il a balisé « l’écoute et le dialogue » dans le Synode universel.

    Enfin, la troisième conclusion, c’est la responsabilité plus qu’écrasante du pape François. En fait, c’est à lui que revient entièrement le désordre déjà créé dans les esprits et qui, bientôt, se jouera sur le terrain. Lorsque ces résultats – véritables cahiers de doléances – ne seront que partiellement entérinés, ce qui sera déjà beaucoup trop, que feront les troupes déçues ? Elles déserteront.

    La preuve en a déjà été apportée par le « concile pastoral » hollandais, véritable anticipation de ce Synode, avec pour résultat un désastre dont l’Eglise des Pays-Bas ne s’est toujours pas remise.

  • Ce jeune catho tradi et facétieux croupit dans les geôles chinoises

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    De LAI MINGXIA sur Bitter Winter :

    Jacob Pius : Un "catholique traditionaliste" chinois reste en prison

    17/06/2022

    Un jeune catholique ayant le sens de l'humour a proposé d'établir une monarchie catholique traditionnelle dans une partie de la Chine. Le PCC n'a pas été amusé. Il a été arrêté en janvier 2021 et est toujours en prison.

    *Massimo Introvigne a fourni des détails sur les mouvements non chinois mentionnés par "Jacob Pius".

    Proposed coat of arms of the traditional Catholic monarchy of Yuyencia, designed by Jacob Pius. From Weibo.
    Proposition d'armoiries de la monarchie catholique traditionnelle de Yuyencia, conçue par Jacob Pius. De Weibo.

    "Viva Cristo Rey". Ce slogan était le symbole de l'insurrection Cristero de 1926 contre la République mexicaine anticléricale, et résonne encore aujourd'hui chez les catholiques conservateurs du monde entier. L'entendre répéter en Chine au 21e siècle est une toute autre affaire.

    En 2014, un jeune homme signant "Jacob Pius" a fait surface sur les médias sociaux chinois, plaidant pour l'indépendance d'un "pays" qu'il appelait Yuyencia (幽燕西亚), qui comprendrait une partie de l'actuel Hebei, Pékin et Tianjin. Il a étayé la création de Yuyencia par des théories sur la mythique première dynastie chinoise Xia.

    Ses arguments semblaient si farfelus que beaucoup soupçonnaient qu'ils étaient proposés de manière ironique, bien que le jeune homme aurait dû savoir que prôner le séparatisme en Chine n'est pas un sujet de plaisanterie mais un crime puni de lourdes peines de prison.

    Par la suite, "Jacob Pius" a expliqué que, même si d'autres religions seront tolérées, Yuyencia aura le catholicisme romain comme religion d'État et sera gouvernée selon le modèle des monarchies catholiques traditionnelles. "Jacob" a mentionné les théoriciens monarchistes français du 19e et du début du 20e siècle et la branche carliste traditionaliste du mouvement monarchiste en Espagne comme ses sources d'inspiration. Il a également déclaré que le catholicisme actuel est largement contaminé par "l'hérésie moderniste" et ne sera pas en mesure de fournir la doctrine officielle de l'État de Yuyencia. Il s'agira plutôt d'un catholicisme "traditionaliste". Là encore, c'est tout à fait inhabituel en Chine - et dangereux, puisque prôner des idéologies "contre-révolutionnaires" est également un crime.

    Proposed flag of the kingdom of Yuyencia.
    Proposition de drapeau du royaume de Yuyencia.

    Certains net-citoyens doutaient du sérieux de "Jacob Pius". D'autres pensaient qu'il avait tiré ses idées de Liu Zhongjing, apparu sur le web au début des années 2000 et connu sous le surnom de "Tante" (阿姨). Son idéologie, appelée "Tatieologie", s'inspire du philosophe nationaliste allemand Oswald Spengler, mort en 1936. Liu a théorisé que la Chine, depuis les Qing, était devenue un projet déchu, et qu'il serait préférable qu'elle se désintègre en États indépendants autonomes, dont les frontières peuvent être reconstituées sur la base de l'histoire ancienne de la Chine. Certaines de ses remarques étaient racistes et anti-islamiques, et Liu a exprimé son admiration pour les partis européens de droite et anti-immigration.

    Le fait qu'il n'ait pas été mis en prison et, bien que critiqué, qu'il ait même été invité à débattre avec des universitaires du PCC, témoigne de la tolérance limitée qui existait avant Xi Jinping - et en même temps du fait que l'extrémisme de droite de Liu n'était pas considéré comme réellement dangereux. Lorsque Xi Jinping est arrivé au pouvoir, Liu a été assez intelligent pour voir à temps ce qui s'écrivait sur les murs à temps et s'échapper aux États-Unis.

    "Jacob Pius", lui, est resté en Chine. "Gao Yang" est un militant catholique des droits de l'homme qui a été interviewé par des médias de Hong Kong et occidentaux en 2019 et 2020 sous ce nom d'emprunt, et a fourni des informations sur la persécution dans le Hebei des "objecteurs de conscience" catholiques qui ont rejeté l'accord Vatican-Chine de 2018. Bitter Winter a appris que "Jacob Pius" et "Gao Yang" sont une seule et même personne. Son vrai nom est Pang Jian, et il est né dans la ville de Baoding, dans la province du Hebei, en 1991. Il réside à Gaobeidian, une ville de niveau comté sous la juridiction de la ville de Baoding, et a publié sous le nom de "Gao Yang" des articles sur l'histoire et le folklore du Hebei.

    Pang Jian, aka “Jacob Pius.” From Weibo.
    Pang Jian, alias "Jacob Pius". De Weibo.

    Que Pang Jian alias Gao Yang alias Jacob Pius soit un catholique conservateur est vrai, bien que l'origine de sa passion pour le catholicisme monarchiste et contre-révolutionnaire européen reste obscure. Il est également difficile de distinguer les théories qu'il défend sérieusement, et celles qu'il propose simplement comme des paradoxes et des sortes d'expériences sociales.

    Sur ces questions, cependant, le PCC préfère toujours être du côté le plus sûr. Le 15 janvier 2021, Pang a été arrêté par la police de Gaobeidian et emmené au centre de détention de Gaobeidian. Le 28 janvier 2021, il a été officiellement arrêté et accusé de "séparatisme", un délit très grave. Ses amis n'ont aucune information sur son procès, s'il a lieu, mais on pense qu'il est toujours dans la prison de Gaobeidian.

    L'indépendance de Yuyencia était peut-être une blague. Mais la réaction du PCC est mortellement sérieuse.

  • Six points de division dans le « processus synodal »

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    Un éloge papal de l’harmonie et de la confusion. Lu dans le National Catholic Register :

    « Dans son homélie de Pentecôte , le Saint-Père a noté que "curieusement, le Saint-Esprit est l'auteur de la division, du chahut, d'un certain désordre". 

    "Pourtant, en même temps, il est l'auteur de l'harmonie", a poursuivi le pape François. « Il divise avec la variété des charismes, mais c'est une fausse division, car la vraie division fait partie de l'harmonie. Il crée la division avec les charismes, et il crée l'harmonie avec toute cette division. C'est la richesse de l'Église. 

    Il a utilisé la même image de l'Esprit Saint comme agent de désordre lorsqu'il s'est adressé à la commission œcuménique catholique-anglicane le 13 mai : « L'Esprit Saint est celui qui crée le "désordre" — on peut penser au matin de la Pentecôte — mais alors celui qui crée l'harmonie. 

    Dans ce même discours, il a parlé d'une contribution anglicane au processus synodal pour le synode sur la synodalité.  

    "Comme vous le savez, l'Église catholique a inauguré un processus synodal : pour que ce cheminement commun soit vraiment tel, la contribution de la Communion anglicane ne peut manquer", a déclaré le pape François. "Nous vous considérons comme des compagnons de voyage précieux." 

    Tout cela soulève une perspective intéressante sur le processus synodal. Et si la marche ensemble se traduisait par une marche à part ? Doit-on s'attendre à des divisions et à l'harmonie, à des divisions sans harmonie ou à une harmonie sans divisions ? 

    Alors que le processus synodal pour ce synode particulier sur la synodalité est une nouveauté pour l'Église universelle, la gouvernance et les processus synodaux ne sont guère nouveaux dans la vie du peuple chrétien. Il y a une confiance générale que ce nouveau processus synodal se terminera dans l'harmonie mais, comme l'indiquent les récents commentaires du Saint-Père, la division est également possible. 

    Plus précisément, la confiance que ce processus synodal renouvellera l'Église, plutôt que de la diviser, semble ignorer la façon dont la gouvernance synodale réelle se porte dans l'Église aujourd'hui. Considérez six échecs du modèle synodal. 

    L'orthodoxie russe implose 

    Les processus synodaux et les structures de gouvernance ecclésiale les plus anciens et les plus vénérables se trouvent dans les Églises orientales, tant catholiques qu'orthodoxes. Et l'orthodoxie russe, avec plus de 50% de tous les croyants orthodoxes, est dans un état avancé d'implosion. La guerre de la Russie contre l'Ukraine, soutenue par le Patriarcat de Moscou de l'Église orthodoxe russe, a incité le synode dirigeant de l'Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou à déclarer sa « pleine indépendance » du Patriarcat de Moscou. C'est la division la plus importante du christianisme au cours des derniers siècles.  

    Les structures synodales se sont révélées insuffisantes pour relever le défi d'une partie du synode faisant la guerre à l'autre.

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  • Avec François : un changement révolutionnaire dans la théologie morale ?

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    De Larry Chapp, docteur en théologie, sur le National Catholic Register :

    Comprendre le Pape François : C'est de la théologie morale, idiot !

    COMMENTAIRE : Quelque chose de sérieux semble se préparer avec ce pontificat qui diffère nettement de ses prédécesseurs, et ce "quelque chose" est un changement révolutionnaire dans la théologie morale.

    14 juin 2022

    En 1992, alors que l'Amérique était en pleine récession, Bill Clinton, alors candidat à la présidence, avait un message simple : "C'est de l'économie, idiot!" En paraphrasant un peu, je dirais quelque chose de similaire en ce qui concerne l'énigme qu'est le pape François : "C'est de la théologie morale, idiot!"  

    Et je dis qu'il est une énigme parce que le récit commun à son sujet semble être qu'il est un "libéral", et pourtant il n'a accordé à l'aile libérale de l'Église aucun de ses objectifs les plus chers. Il n'a pas mis fin au célibat obligatoire, n'a pas ordonné de femmes à la prêtrise ou au diaconat, n'a pas modifié les enseignements de l'Église sur la sexualité humaine, n'a pas ouvert la réception de l'Eucharistie aux protestants en vertu du droit canonique officiel, ni même donné carte blanche aux divorcés-remariés pour recevoir la communion. Et pourtant, quelque chose de sérieux semble se préparer avec ce pontificat qui diffère nettement de ses prédécesseurs, et ce "quelque chose", je pense que c'est un changement révolutionnaire dans la théologie morale.  

    Je prétends que le pape François semble favorablement disposé à l'égard d'une forme de théologie morale communément appelée "proportionnalisme" ou "conséquentialisme". À tout le moins, je pense que le pape François voit dans le proportionnalisme une sorte de contrepoids "correctif" à ce qu'il considère comme une insistance excessive dans l'Église sur le raisonnement moral de droit naturel, avec l'accent central désignant certains objets moraux comme intrinsèquement mauvais.  

    Le proportionnalisme nie qu'il existe des actes intrinsèquement mauvais et considèrent que la moralité d'un acte ne peut être jugée qu'à la lumière de ses résultats ou "conséquences". Les proportionnalistes catholiques ne nient pas l'existence de principes moraux fondamentaux (c'est en cela qu'ils diffèrent de l'utilitarisme pur et dur), mais que, à la lumière d'un jugement rationnel des résultats potentiels probables, un principe moral peut être considéré comme non applicable dans un cas particulier s'il existe une raison "proportionnée" de le faire.  

    Cette forme de théologie morale a été très influente dans l'ère post-conciliaire et a gagné en force parmi ceux qui ont violemment contesté Humanae Vitae. Ceux d'entre nous qui ont vécu ces débats savent bien à quel point ils ont été source de division, et certains théologiens moraux qui ont défendu la théologie traditionnelle du droit naturel de l'Église (par exemple, Germain Grisez, Janet Smith, etc.) ont payé un lourd tribut professionnel à leur position. 

    Quelles sont donc mes preuves que le pape François favorise le proportionnalisme, même s'il ne l'a jamais dit explicitement ? 

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  • La prophétie de Joseph Ratzinger

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    Une prédiction saisissante formulée, voici bien des années déjà, sur le devenir de l’Eglise donne -t-elle aujourd’hui raison au pape émérite Benoît XVI ? Les contrastes internes qu’elle présente actuellement le donne à penser. Source puisée par Denis Sureau dans l'enregistrement d'une émission à la radio allemande datée de 1969:

    « De la crise actuelle émergera l’Église de demain – une Église qui aura beaucoup perdu. Elle sera de taille réduite et devra quasiment repartir de zéro. Elle ne sera plus à même de remplir tous les édifices construits pendant sa période prospère. Le nombre de fidèles se réduisant, elle perdra nombre de ses privilèges. Contrairement à une période antérieure, l’Église sera véritablement perçue comme une société de personnes volontaires, que l’on intègre librement et par choix. En tant que petite société, elle sera amenée à faire beaucoup plus souvent appel à l’initiative de ses membres.

    Elle va sans aucun doute découvrir des nouvelles formes de ministère, et ordonnera à la prêtrise des chrétiens aptes, et pouvant exercer une profession. Dans de nombreuses petites congrégations ou des groupes indépendants, la pastorale sera gérée de cette manière. Parallèlement, le ministère du prêtre à plein temps restera indispensable, comme avant. Mais dans tous ces changements que l’on devine, l’essence de l’Église sera à la fois renouvelée et confirmée dans ce qui a toujours été son point d’ancrage : la foi en un Dieu trinitaire, en Jésus Christ, le Fils de Dieu fait Homme, en l’Esprit-Saint présent jusqu’à la fin du monde. Dans la foi et la prière, elle considérera à nouveau les sacrements comme étant une louange à Dieu et non un thème d’ergotages liturgiques.

    L’Église sera une Église plus spirituelle, ne gageant pas sur des mandats politiques, ne courtisant ni la droite ni la gauche. Cela sera difficile pour elle, car cette période d’ajustements et de clarification va lui coûter beaucoup d’énergie. Cela va la rendre pauvre et fera d’elle l’Église des doux. Le processus sera d’autant plus ardu qu’il faudra se débarrasser d’une étroitesse d’esprit sectaire et d’une affirmation de soi trop pompeuse. On peut raisonnablement penser que tout cela va prendre du temps. Le processus va être long et fastidieux, comme l’a été la voie menant du faux progressisme à l’aube de la Révolution française – quand un évêque pouvait être bien vu quand il se moquait des dogmes et même quand il insinuait que l’existence de Dieu n’était absolument pas certaine – au renouveau du XIXe siècle. Mais quand les épreuves de cette période d’assainissement auront été surmontées, cette Église simplifiée et plus riche spirituellement en ressortira grandie et affermie. Les hommes évoluant dans un monde complètement planifié vont se retrouver extrêmement seuls. S’ils perdent totalement de vue Dieu, ils vont réellement ressentir l’horreur de leur pauvreté. Alors, ils verront le petit troupeau des croyants avec un regard nouveau. Ils le verront comme un espoir de quelque chose qui leur est aussi destiné, une réponse qu’ils avaient toujours secrètement cherchée.

    Pour moi, il est certain que l’Église va devoir affronter des périodes très difficiles. La véritable crise vient à peine de commencer. Il faudra s’attendre à de grands bouleversements. Mais je suis tout aussi certain de ce qu’il va rester à la fin : une Église, non du culte politique car celle-ci est déjà morte, mais une Église de la foi. Il est fort possible qu’elle n’ait plus le pouvoir dominant qu’elle avait jusqu’à maintenant, mais elle va vivre un renouveau et redevenir la maison des hommes, où ils trouveront la vie et l’espoir en la vie éternelle. »

    Ref. La prophétie de Joseph Ratzinger

  • Belgique : TV-Il était une foi… Georges-Louis Bouchez

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    Dans une interview récente le président du MR déclarait: « Je crois en moi. Et je crois en Dieu ». Qui est Dieu pour Georges-Louis Bouchez ? La quête de sens peut-elle inspirer la politique ? Les religions peuvent-elles contribuer aux débats de société ? Découvrez les réponses de l’homme politique.

    Explicitation dans un entretien réalisé par le site web des diocèses francophones de Belgique : propos recueillis par Christophe HERINCKX

     

    Ref. TV-Il était une foi… Georges-Louis Bouchez

  • Philo à Bruxelles, 7 juin : "Tempéraments et péchés capitaux" avec Stéphane Mercier

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