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BELGICATHO - Page 2189

  • Une lecture critique du Coran qui a coûté cher à son auteur

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    Paolo Branca, sur Oasis, situe la portée de la parution d'un livre de Nasr Hamid Abu Zayd (Edition italienne : Testo sacro e libertà. Per una lettura critica del Corano, introduzione di Nina zu Fürstenberg, Marsilio, Venezia 2012.)

    Ce qui est arrivé à Nasr Hamid Abu Zayd est paradigmatique pour comprendre la pensée islamique contemporaine, dans ses blocages et ses contradictions et dans ses potentialités insoupçonnables. Il a dû payer cher sa liberté de pensée, qui lui a coûté l’arrêt de sa carrière universitaire et une condamnation pour apostasie, l’obligeant ainsi que son épouse à prendre le chemin de l’exil.

    Ce qui rend son histoire particulière est le domaine d’études sur lequel il a conquis, de manière certainement involontaire, la palme peu enviable d’un tel “martyre”. Professeur de Littérature arabe à l’Université du Caire, en se fondant sur certains prédécesseurs illustres et en tenant compte des compétences herméneutiques acquises en Occident, il a osé affronter un thème des plus délicats : la critique de texte appliquée au Coran. On sait que les musulmans entretiennent avec leur Texte sacré un rapport presque “sacramentel” et donc la question de son interprétation a toujours été très délicate. La plupart des commentateurs du Coran se sont donc le plus souvent conformés à une attitude prudente, produisant surtout des travaux du point de vue linguistique et lexicologique. N. H. Abû Zayd a jeté un pavé dans la mare en s’efforçant de distinguer le sens ultime du message divin de la forme historique qu’il a prise pour pouvoir être communiqué aux hommes.

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  • L'histoire édifiante d'un médecin qui a raté un avortement

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    C'est ce qu'on peut lire sur le blog de Jeanne Smits :

    Espagne : un gynécologue devra payer pour un enfant qui a survécu à un avortement

    Un gynécologue de Palma de Majorque vient d'être condamné à d'importants dommages et intérêts en vue d'indemniser une femme sur laquelle il avait pratiqué, en avril 2010, un avortement raté. Il devra notamment subvenir aux frais occasionnés par la venue au monde de son fils jusqu'au 25e anniversaire de celui-ci, estimés sur la base de 978 euros par – ce que coûte, paraît-il, l'éducation et la « manutention », comme on dit en Espagne, d'un enfant. Soit, à partir de maintenant, 270.000 euros environ.

    Le juge du tribunal de Palma, Francisco José Perez y ajoute la somme de 150 000 euros pour indemniser le dommage moral causé à la mère : car celle-ci « ne désirait pas cette harmonie familiale-là, puisque Tamara n'avait pas planifié la venue d'un enfant, qui vous accompagne tout au long de la vie et altère pour toujours la structure et le type de famille qu'un individu veut former et avoir ». Cela « suppose ainsi un changement non modifiable dans la structure familiale, l'autonomie personnelle et le développement de la personnalité », précise le jugement.

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  • Quand une femme retroussait ses manches au lendemain de la Révolution...

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    (Source : missel.free) Madeleine-Sophie Barat fêtée aujourd'hui, fille de pauvres paysans, naquit à Joigny le 13 décembre 1779. De santé fragile, elle montra dès l'enfance une grande volonté et un fort désir de s'instruire. Après sa première Communion (1789), sous la conduite de son frère Louis, futur jésuite, elle commença d'étudier le latin, le grec et quelques langues vivantes. Louis, diacre du diocèse de Sens, régent au collège de Joigny, prête le serment à la Constitution Civile du Clergé qu'il rétractera en 1792, ce qui lui valut de faire partie des réfractaires et d'être emprisonné. Libéré à la chute de Robespierre, il est ordonné prêtre en 1795 et décide d'aller exercer le saint ministère à Paris où il emmène sa sœur afin qu'elle reçoive une éducation supérieure et théologique sous sa conduite rigoureuse. Il confie la direction spirituelle de sa sœur à l'abbé Philibert de Bruillard, son compatriote, qui deviendra (1826) évêque de Grenoble. Madeleine-Sophie songe à se faire carmélite, mais la France n'a plus de Carmel et, le temps de la réflexion, elle retourne chez ses parents.

    Louis, veut rallier quelques prêtres qui, pendant l'émigration, se sont regroupés sous la règle de Saint Ignace, les Prêtres de la Foi . Or le supérieur des trois qui arrivent alors à Paris (1800), le P. Joseph Varin, songe à former des éducatrices pour les jeunes filles et comme Louis Barat est devenu l'auxiliaire du P. Varin, Madeleine-Sophie est pressentie pour cette tâche. Le 21 novembre 1800, la Société des Dames du Sacré-Cœur est fondée et le P. Varin reçoit les promesses des trois premières dames.

    En octobre 1801 la première maison est fondée à Amiens sous la direction de Madeleine-Sophie Barat et les Dames reçoivent le nom de Dames de la Foi puis, de la police impériale celui de Dames de l'Intruction Chrétienne.

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  • Le Saint Suaire et le cinéma

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    Quel rapport entre le Linceul de Turin et le cinéma ? Telle est la question posée sur Zenit.org et à laquelle répond un Entretien avec un historien (Alberto Di Giglio) du cinéma sacré (ZENIT.org - Maria Chiara Petrosillo - Traduction d’Océane Le Gall)

    – Quel rapport entre le Saint-Suaire et le cinéma ? Alberto Di Giglio, historien du cinéma sacré, répond à cette question en soulignant que le cinéma christologique, à savoir la représentation de la figure du Christ, est un fil rouge dans l'histoire du cinéma.

    Un diplôme de spécialisation en Etudes sur le Suaire de Turin, a été présenté le 16 mai 2012, à Rome, à l’Université pontificale Regina Apostolorum (www.uprait.org). Parmi les intervenants, le professeur Alberto Di Giglio, spécialisé enHistoire du Cinéma sacré et religieux au Centre expérimental de Cinématographie - Siège Lombardie, qui a accordé cet entretien à Zenit sur le rapport entre le Saint-Suaire et le cinéma.

    Depuis 1990, Alberto Giglio est président de l’association culturelle Sindonis Cultores. Egalement fondateur du site web sindonologia.it et auteur du documentaire « Le Saint-Suaire, un Signe de notre temps », il aété de 1999 à 2003 directeur de « La Toile », une revue consacrée au Linceul de Turin qui paraît tous les 4 mois.

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  • Fête de Notre Dame de Sheshan : prions pour les catholiques de Chine

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    Dimanche dernier, le pape a appelé à prier pour les catholiques de Chine en ce 24 mai, Fête de Notre Dame de Sheshan :

    Dimanche 20 mai 2012 (ZENIT.org, Anita Bourdin) –Benoît XVI appelé les catholiques du monde entier à unir leurs prières à celles de tous les catholiques de Chine qui célèbrent le 24 mai, au sanctuaire de Sheshan à Shanghai, en la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Secours des chrétiens.

    « La journée du jeudi 24 mai est consacrée à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Secours des chrétiens, vénérée avec grande dévotion au sanctuaire de Sheshan, à Shanghai: nous unissons nos prières à celles de tous les catholiques qui sont en Chine, afin qu’ils annoncent, avec joie et humilité, le Christ mort et ressuscité, qu’ils soient fidèles à son Eglise et au successeur de Pierre et vivent leur vie de tous les jours en cohérence avec la foi qu’ils professent”, a déclaré le pape.

    « Que Marie, Vierge fidèle, soutienne la marche des catholiques, qu’elle intensifie et enrichisse leur prière aux yeux du Seigneur, et renforce l’affection et la participation de l’Église universelle au chemin de l’Eglise qui est en Chine », a-t-il ajouté.

    C’est Benoît XVI qui a institué cette Journée de prière dans la Lettre aux catholiques de Chine du 27 mai 2007.

    Au catholiques de Chine, le pape dit : «  Chers Pasteurs et fidèles, le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shangaï —, pourrait devenir, dans l'avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s'unir par la prière à l'Église qui est en Chine ».

    Il ajoute cette recommandation à l’unité : « Je désire que cette date soit pour vous une journée de prière pour l'Église en Chine. Je vous exhorte à la célébrer, renouvelant votre communion de foi en Jésus Notre Seigneur et de fidélité au Pape, priant afin que l'unité entre vous soit toujours plus profonde et plus visible ».

    Il adresse aussi cette demande de mobilisation dans la prière à l’Eglise catholique dans le monde entier : « Au cours de la même journée, les catholiques du monde entier — en particulier ceux qui sont d'origine chinoise — feront preuve de leur fraternelle solidarité et de leur sollicitude pour vous, demandant au Seigneur de l'histoire le don de la persévérance dans le témoignage, sûrs que vos souffrances passées et présentes pour le saint Nom de Jésus, et votre intrépide loyauté à son Vicaire sur la terre seront récompensées, même si parfois tout peut sembler être un triste échec ».

  • A propos d’une vérité qui fait mal

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    Se référant à l’enquête parue dans « Le Point » (catholiques-de-l-allier-l-operation-verite-qui-fait-mal) et dont nous avons rendu compte ici:  Un diocèse sinistré qui ressemble à tant d'autres, malheureusement, le journaliste Patrice de Plunkett commente sur son blog  (extraits) :

    « Cinq cent mille euros de déficit en 2015, diminution des fidèles de 40 à 50 % dans les 15 ans à venir et seulement 2,2 % de la population qui fréquente l'Église... » Résultats d'une enquête réalisée les 1er et 2 octobre 2011 dans le diocèse de Moulins (Allier), à l'initiative de l'évêque, Mgr Pascal Roland.

    Le constat est le même que dans de nombreuses autres régions : les fidèles vieillissent, les prêtres se raréfient, etc. Pourquoi ? et que doit faire l'Eglise catholique ?

    « Le renouvellement de l'Église vit une rupture dans la transmission », constate Mgr Roland. (…)» ? Selon certains, transmission et tradition étant synonymes, la désertification catholique dans l'Hexagone ne s'expliquerait que par la crise des années 1970-1980 : c'est-à-dire, 1. la nouvelle liturgie, 2. le coma de la catéchèse. L'explication 1 est une illusion des « tradis ». Mais la cause 2 a joué (cf. les deux admonestations du cardinal Ratzinger en 1983 au sujet de la catéchèse française) : aligner l'enseignement de la foi sur les utopies de la pédagogie spontanéiste, c'était fabriquer une génération de catholiques ignorant le christianisme. Une grande partie de cette génération fait défaut aujourd'hui.

    Cependant il y a autre chose. La situation actuelle s'explique aussi par un phénomène de société.

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  • L'Eglise de France et le sort des Juifs entre 1940 et 1944

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    Le CNRS (France) vient d'éditer un ouvrage consacré à l'attitude de l'Eglise catholique de France à l'égard de la persécution des Juifs durant la seconde guerre mondiale :

    Sylvie BERNAY, L'Église de France face à la persécution des juifs10/05/2012), 528 pages, 23,75 €.

    Présentation (CNRS) :

    Voici la première étude exhaustive sur l’attitude de l’Église catholique face à la persécution des Juifs de France entre 1940 et 1944. Une recherche fondée sur l’exploitation de documents inédits : fonds de congrégations religieuses, correspondances privées, archives épiscopales, dont les notes intimes du cardinal Suhard, archevêque de Paris sous l’Occupation…

    Sylvie Bernay montre que l’Église, contrairement à une idée reçue, se montre très réservée face à l’application des premières mesures antijuives. Son rejet des persécutions éclate au grand jour lors des rafles de l’été 1942, marqué par la protestation des évêques contre un régime de plus en plus compromis dans la mise en oeuvre de la « Solution finale ». Les documents découverts révèlent que les protestations des évêques de la zone libre ont été concertées avec le Vatican. Sylvie Bernay décrit pour la première fois les moyens employés par le Saint-Siège et l’épiscopat français pour empêcher la reprise des grandes rafles à l’automne 1942 et protéger les persécutés.

    Une typologie des sauvetages montre aussi comment se sont formés sept « diocèses refuges » en zone sud, autour du cardinal Gerlier et des évêques qui encouragent le placement des personnes dans les congrégations religieuses.

    Une somme magistrale qui invite à repenser le rôle de l’Église sous l’Occupation.

  • Une mosaïque de textes pour dire l'histoire de l'Eglise

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    1257524-gf.jpgC'est ce qu'a réalisé François Huguenin :
     
    HUGUENIN François, Les Voix de la Foi, Perrin, 825 pages; date de parution : le 12/04/2012; prix : 29 €

    Présentation (La Procure) :
    Une somme sans précédent qui permettra au croyant de découvrir ou redécouvrir les fondations et la richesse de sa foi, et au non-croyant de comprendre, de l'intérieur, l'évolution du catholicisme dans l'histoire de l'Occident.

    Cette histoire du catholicisme par les textes, depuis sa naissance jusqu'à nos jours, est une première. Embrassant vingt siècles, elle propose un voyage historique chez les plus grands auteurs autour de trois thèmes : l'intelligence de la foi, le rapport au monde et la mystique. Comment la divinité de Jésus fut-elle proclamée par les premiers chrétiens ? Quel est le sens du martyre ? Comment le christianisme devint-il la religion du " monde civilisé " ? Comment ses dogmes se mirent-ils en place ? Pourquoi la papauté affronta-t-elle l'Empire et les monarchies chrétiennes ? A quoi correspondit l'essor des principaux ordres religieux ? Comment l'évangélisation fut-elle menée ? Quel fut l'apport des grandes figures mystiques ? Comment l'Eglise catholique réagit-elle à la modernité ? Quel bilan peut-on tirer de son évolution récente, notamment du concile Vatican II ? Autant de questions qui trouvent ici leurs réponses dans les textes des hommes et des femmes qui ont pensé le catholicisme - Origène, Irénée, Augustin, Bernard de Clairvaux, François d'Assise, Thomas d'Aquin, Maître Eckhart, Thérèse d'Avila, Thérèse de Lisieux, Jean-Paul II, Benoît XVI et bien d'autres.

    François Huguenin présente chacun des écrits, regroupés en quatre parties chronologiques bénéficiant chacune d'une introduction substantielle. L'ensemble offre une histoire globale du catholicisme qui fera date.

  • Des messes en grégorien à la basilique de Bonne-Espérance

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    Bonne-Espérance : des messes en grégorien (source : diocèse de Tournai)

    A partir du 3 juin, fête de la sainte Trinité, une messe en rite ordinaire, chantée en grégorien, sera désormais proposée tous les premiers dimanches du mois à 17h la Basilique Notre-Dame.

    Jean-Pierre Lorette, nouveau recteur de la Basilique, écrit : "Ce projet innovant part du constat de l’intérêt nouveau que suscite le chant grégorien, toutes générations confondues : que l’on se souvienne du succès médiatique des moines de Silos, de l’importance croissante du festival de chant grégorien de Watou, ou des aspirations de certains fidèles à la messe selon le rite extraordinaire, souvent motivées par un désir de réentendre chanter le grégorien".

    Un patrimoine à (re)découvrir

    Autour du recteur, trois jeunes musiciens ou musicologues professionnels comptent réveiller ce patrimoine musical de grande valeur musicale et spirituelle. Le but étant la qualité liturgique et esthétique, mais aussi un effort pédagogique pour fournir les « clés » permettant d’entrer dans le grégorien et stimuler la participation de l’assemblée voulue par le Concile Vatican II. Rappelons que ce Concile reconnaît toujours dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine, et qu’à ce titre une place d’honneur continue à lui être réservée.

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  • Les chrétiens syriens dans la tourmente

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    Hama (Agence Fides) - Les civils chrétiens innocents sont victimes du conflit en cours en Syrie. Dans la zone martyrisée de Homs, où le conflit armé se poursuit, un certain nombre de familles chrétiennes ont abandonné le village de Dmeyneh, entièrement chrétien, se trouvant sur la route reliant Qusayr à Homs. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, le village est protégé par l'armée syrienne mais il a été touché ces jours derniers par des tirs de mortier effectués par des milices rebelles, tirs qui ont fait trois morts parmi les civils chrétiens : Hanna Skandafi, âgée de 60 ans, son petit-fils, George Skandafi, de 14 ans, et Jessica Layyous, 13 ans. Après les bombardements, une vingtaine de familles chrétiennes ont quitté Dmeyneh et ne savent actuellement pas où aller.

    Entre temps, un certain nombre de familles chrétiennes qui avaient été chassées du village d'Al Borj Al Qastal, dans la province de Hama (voir Fides 12/05/2012) ont regagné leur village. L'Armée syrienne a en effet pris le contrôle de la zone et les habitants chrétiens ont pu rentrer en possession de leurs maisons. C'est ce qu'indique à Fides des sources au sein de la communauté gréco catholique locale. Comme cela a été référé à Fides, le Père George Hosh, prêtre grec orthodoxe, a déclaré que « les fidèles ont recommencé à prier » alors que « des fidèles musulmans sunnites et alaouites des villages alentours ont exprimé leur solidarité, condamnant un tel incident ». Des habitants du lieu affirment que « les occupants étaient des étrangers et des radicaux islamiques armés qui ont séquestré des maisons dans tout le village et réquisitionné l'église pour en faire leur quartier général ». Selon le Père George Hosh, « il s'agissait de militants armés venus de Turquie et d'autres extrémistes islamiques provenant de Tunisie, de Libye et du Pakistan ». (PA) (Agence Fides 23/05/2012)

  • Chacun de nous est un miracle de Dieu

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    (VIS) "Dieu est notre Père car nous sommes ses créatures", a dit Benoît XVI à l'audience générale tenue ce matin (23 mai) Place St.Pierre en présence de 20.000 personnes. Chacun de nous est un miracle de Dieu, qu'il aime et connaît personnellement... Nous ne sommes pas pour lui des êtres anonymes et impersonnels. Nous avons chacun un nom. L'Esprit qui parle en nous et nous fait dire Abba nous fait entrer dans cette vérité...et remplit de joie et de sérénité notre prière". Le Pape s'est arrêté sur deux passages des épîtres, dans lesquels Paul parle de l'Esprit Saint, qui nous permet d'appeler Dieu notre Père: "Le grand maître de la prière qu'est l'Esprit nous apprend à nous adresser à Dieu avec l'affection des fils, ainsi que l'a fait Jésus, y compris lors de l'épisode le plus dramatique de sa vie terrestre. Il n'a jamais perdu confiance de Père, qu'il n'a cessé d'invoquer comme un fils aimé". Don du Christ ressuscité, l'Esprit "nous met en relation filiale et confiante avec Dieu, à l'instar des enfants, voisine mais diverse d'origine et de nature de celle que Jésus, le Fils éternel de Dieu incarné. Notre relation filiale est fixée dans le temps par la foi, le baptême et la confirmation".

    "La beauté, la grandeur et la consolation majeure contenues dans le mot père, avec lequel dans la prière nous nous adressons à Dieu, est peut-être mal perçue aujourd'hui. Souvent, la figure paternelle n'est pas assez affirmée et active... L'amour de Jésus, du Fils unique, qui s'est accompli pleinement sur la croix, révèle la véritable nature du Père, qui est Amour". Dans l'épître aux Galates, Paul dit que l'Esprit crie en nous Abba "pour nous faire comprendre que la prière chrétienne n'est jamais à sens unique, de nous à Dieu...mais qu'elle est l'expression d'un rapport réciproque dans lequel Dieu agît en premier... Lorsque nous ouvrons notre âme et notre coeur à l'Esprit en l'appelant à nous habiter, il anime notre vie et s'adresse en nous et avec nous au Père. Cette présence ouvre notre prière aux horizons de la Trinité et de l'Eglise... Lorsque nous nous adressons au Père dans le secret de notre être, dans le silence du recueillement, nous ne sommes jamais seuls... Nous appartenons à la grande prière de l'Eglise et à la grande symphonie que la communauté chrétienne élève vers Dieu partout et en permanence... Guidée par l'Esprit, la prière qui nous fait crier Abba avec et dans le Christ nous inscrit dans la mosaïque parfaite de la famille de Dieu, où chacun trouve place et rôle dans l'unité". Pour conclure, le Saint-Père a encouragé l'assemblée à s'efforcer de goûter dans la prière la qualité de fils de Dieu, le privilège de l'invoquer avec confiance comme des fils un père aimant. "Ouvrons donc notre prière à l'action du Saint Esprit, afin que nous appelions Dieu notre Père!".

    Source : Vatican Information Service

  • Chant grégorien : le grand retour ?

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    C'est ce qu'annonce Sandro Magister sur chiesa :

    Chant grégorien. La revanche annoncée

    La congrégation pour le culte divin veut prendre la direction de la renaissance de la grande musique sacrée. Voici son programme, rendu public pour la première fois par l'un de ses dirigeants. (...)

    Lors de la messe que Benoît XVI célèbrera à Milan le 3 juin, devant une immense foule de fidèles, à l’occasion de la Rencontre mondiale des familles, l’interprétation des chants grégoriens sera confiée au chœur que dirige le maestro Fulvio Rampi.

    Il s’agit d’un chœur qui figure parmi les plus expérimentés en matière de chant grégorien. Et, pour l’étude et la pratique de ce qui est le chant "roi" de la liturgie latine, Rampi joue depuis de nombreuses années un rôle de premier ordre.

    C’est précisément à ce chant qu’il a consacré, le 19 mai dernier, une conférence passionnante, à Lecce, dans le cadre d’une journée d’études dont le thème était la musique sacrée cinquante ans après le concile Vatican II et à la lumière du magistère de Benoît XVI : on pourra lire la suite ici, mais retenons ces cinq points mis en évidence par le Maître :

    1. Le grégorien est le chant "propre" de la liturgie latine. Par lui l’Église exprime sa pensée quant à la Parole de Dieu chantée.

    2. Le grégorien est l’expression "sonore" de l'interprétation que l’Église fait de la Parole.

    3. Le grégorien n’est pas un ornement, mais il est lui-même liturgie.

    4. Le grégorien est liturgie dans ses temps et ses formes propres : depuis le chant d’entrée jusqu’au graduel et au chant de communion.

    5. Le grégorien est un tout qui scande et englobe toute l’année liturgique, qui n’est intelligible que dans sa vision unitaire, comme les Saintes Écritures. C’est la forme musicale de la "lectio divina" de l’Église.