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Christianisme - Page 10

  • Faut-il aller jusqu'Oslo pour redécouvrir l'importance de la confession ?

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    De José García sur le Tagespost :

    L’évêque d’Oslo appelle à la redécouverte de la confession

    Dans une lettre pastorale, Fredrik Hansen apaise la crainte de la confession chez les fidèles. Il recommande de recevoir le sacrement de pénitence au moins trois fois par an.

    Dans une lettre pastorale percutante, l’évêque d’Oslo, Fredrik Hansen, invite les fidèles à redécouvrir la valeur du sacrement de pénitence et à se confesser régulièrement. Cette lettre, écrite pour le cinquième dimanche de Carême 2026, allie une grande clarté théologique à un ton exceptionnellement direct, presque personnel. Mgr Hansen ne se contente pas d’exhortations générales, mais offre des conseils concrets : il recommande de se confesser au moins trois fois par an.

    L’évêque nous rappelle que les sacrements font partie intégrante de la vie liturgique de l’Église. Institués par le Christ, voulus par Dieu, ils découlent de l’œuvre salvifique de Jésus. C’est pourquoi ils sont à juste titre considérés comme des moyens de grâce et de salut. Dans le sacrement de pénitence, on reçoit le pardon des péchés ; en même temps, la communion avec Dieu et l’Église est renouvelée. 

    « En péchant, nous essayons de prendre la place de Dieu. »

    Pour comprendre le pardon, il faut d'abord reconnaître « ce qu'est le péché et ce qu'il nous fait ». Hansen rappelle la confession des péchés lors de la messe, qui parle des péchés commis « en pensée, en parole, en acte et par omission », et le formule de façon éloquente : « En péchant, nous essayons de prendre la place de Dieu et de nous ériger en juges du bien et du mal, tout comme Adam et Ève l'ont fait dans le jardin d'Éden. »

    Le péché, écrit-il, nuit à la relation avec Dieu, l'Église et son prochain ; un péché grave peut même briser ce lien. Parallèlement, Hansen souligne que le péché n'a pas le dernier mot, mais que la miséricorde divine prévaut. La confession apparaît donc dans sa lettre non comme un devoir contraignant, mais comme une rencontre concrète avec la grâce guérissante de Dieu : « S'il est une chose que notre foi proclame clairement, c'est que Dieu est riche en miséricorde et se réjouit de chaque pécheur qui se repent. »

    Le sacrement de pénitence comme partie vivante de la vie de tous les croyants

    Hansen s'adresse explicitement à ceux qui éprouvent des difficultés à se confesser – parce que leur dernière confession remonte à longtemps, parce qu'ils ne savent pas quoi dire, ou parce qu'ils se sentent accablés par la culpabilité. Il souhaite les aider, en particulier, à franchir à nouveau le seuil du confessionnal. Le chemin qui y mène, affirme-t-il, doit être court et sans obstacles. « En tant qu'évêque, je me sens tenu d'aider les fidèles qui, pour une raison ou une autre, hésitent à se confesser », écrit-il, et il les invite à lui écrire personnellement pour lui faire part de ce qui les empêche d'aller se confesser, afin qu'ensemble nous puissions faire du sacrement de pénitence une pratique vivante pour tous les croyants.

    Dans le même temps, Hansen s'adresse aux prêtres. Il les exhorte à faciliter et à rendre plus naturel l'accès au sacrement, à montrer l'exemple et à se confesser régulièrement et fidèlement. En guise de préparation au sacrement, l'évêque leur rappelle l'importance de l'examen de conscience, du repentir et de la résolution de changer de vie. Il recommande des temps de silence et de prière, ainsi que la méditation des Dix Commandements et des Saintes Écritures.

    Une bonne pratique de confession implique plus d'une fois par an

    Enfin, Hansen souligne qu'une bonne pratique de la confession implique « plus d'une confession par an ». Chaque croyant devrait se confesser régulièrement : « Ainsi, nous apprenons à examiner notre vie pour y déceler les péchés de faiblesse, à approfondir notre compréhension de la loi de Dieu et à tendre avec diligence vers la sainteté à laquelle le Seigneur nous appelle. » C'est pourquoi il exhorte tous les croyants à « se confesser au moins trois fois par an : pendant le Carême, durant l'été précédant la fête de saint Olav et pendant l'Avent. »

    La lettre se conclut par une référence à la Semaine sainte à venir et aux mystères de Pâques, d’où, comme l’écrit l’évêque, « rayonne la victoire sur la mort et le péché ».

  • Causes des saints: six nouveaux vénérables, dont le Père Henri Caffarel

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    Du Père Moriba Camara, S.J. sur Vatican News :

    Causes des saints: six nouveaux vénérables, dont un Français

    Lors de l’audience accordée au cardinal Marcello Semeraro le lundi 23 mars, le Pape Léon XIV a autorisé la promulgation de plusieurs décrets concernant des causes de béatification et de canonisation. Ces décrets reconnaissent notamment l’offrande de la vie et les vertus héroïques de plusieurs serviteurs et servantes de Dieu, figures de foi issues de différents horizons et de vocations variés.

    Parmi les décisions annoncées figure la reconnaissance de «l’offrande de la vie du Serviteur de Dieu Ludovico Altieri», cardinal et évêque d’Albano au XIXᵉ siècle. Né à Rome le 17 juillet 1805 et décédé le 11 août 1867 à Albano Laziale, en Italie, Ludovico Altieri est ainsi reconnu pour le don total de sa vie au service de l’Église.

     

    Des vertus héroïques reconnues dans divers états de vie

    Le Saint-Père a également reconnu les «vertus héroïques» de plusieurs serviteurs et servantes de Dieu, issus de contextes et de vocations variés. Parmi eux, le père irlandais Edward Joseph Flanagan, fondateur de Boys Town, dont la vie sacerdotale a été marquée par un engagement en faveur de la jeunesse en difficulté, défavorisée et marginalisée. Le père Edward est né le 13 juillet 1886 à Ballymoe, en Irlande, et décédé le 15 mai 1948 à Berlin, en Allemagne

     

    Sont également reconnues les vertus héroïques du père français Henri Caffarel, prêtre diocésain, fondateur de l’association «Équipes Notre-Dame» et de l’Institut séculier «Fraternité Notre-Dame de la Résurrection». Né le 30 juillet 1903 à Lyon et décédé le 18 septembre 1996 à Beauvais, sa spiritualité conjugale continue d’inspirer de nombreuses familles à travers le monde.

     

    Le décret concerne aussi la religieuse polonaise Stanislava Samulowska, née Barbara le 30 janvier 1865 à Woryty (actuelle Pologne) et décédée le 6 décembre 1950 à Guatemala. Elle est religieuse professe de la Société des Filles de Saint-Vincent-de-Paul.

     

    Ces décrets concernent également la religieuse espagnole Maria de Bethléem du Cœur de Jésus Romero Algarín, née Maria Dolores, engagée dans la vie consacrée. Elle est religieuse professe de la Congrégation des Servantes du Divin Cœur, née le 7 octobre 1916 à Séville, en Espagne, et décédée le 12 novembre 1977 à Sanlúcar la Mayor, en Espagne.

     

    La sainteté vécue dans la vie ordinaire

    Parmi les figures reconnues par le Saint-Père figure également un laïc, Giuseppe, père de famille italien. Il est né le 15 mars 1909 à Montebaranzone, en Italie, et décède dans cette même ville le 22 juin 1965. Sa vie témoigne du fait que la sainteté peut être vécue dans les réalités quotidiennes, au cœur de la famille et du travail.

     

    À travers ces décrets, l’Église met en lumière des parcours marqués par la fidélité à l’Évangile, dans des contextes historiques et culturels divers. Ces nouvelles reconnaissances rappellent que l’appel à vivre l’Évangile avec radicalité concerne tous les baptisés, quels que soient leur vocation et leur état de vie.

  • Eglise, dogmes, hérésies : l’Institut docteur Angélique met en ligne trois séries de cours très importantes

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    L’Institut docteur Angélique a la joie de vous annoncer la mise en ligne de trois séries de cours très importantes, et déjà accessibles sur Internet
     
    1° L’histoire de l’Église
     
     
    2° L’histoire des dogmes
     
     
    3° Une brève histoire des hérésies
     
     
    Je vous communique aussi en pièce jointe le fichier avec les liens vers le récit en vidéo de la vie de presque tous les saints (catholiques et orthodoxes) dont on a des renseignements un peu solides. Vous trouverez facilement ces vies dans les nombreuses playlists qui correspondent à leur vocation : Les vierges, les martyrs, les Docteurs, les religieux, les missionnaires, les évêques, les papes, les mystiques, les Saint franciscains, les Saint Dominicains, les saints du Carmel etc.
     
     
    Avec toute mon amitié et en communion de prière
     
    RAPPEL L'Institut Docteur Angélique est un institut belge privé de philosophie et de théologie, dont toutes les études se font par correspondance, et qui a reçu en 2016 l'autorisation que de délivrer un master en philosophie et en théologie catholique, par le vicaire épiscopal de l'enseignement de Namur (l'Abbé Henri Ganty), avec l'appui moral de l'archevêque de Malines-Bruxelles Monseigneur André Léonard.
     
    Arnaud Dumouch 
  • Au coeur de Bruxelles, la Fraternité Saint-Pie X a remis saint Joseph à l'honneur

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    https://www.youtube.com/@FSSPXBruxelles

  • L'effondrement spectaculaire de la vie religieuse en Allemagne

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    Du site "Pour une école libre au Québec" :

    Le déclin spectaculaire de la vie religieuse en Allemagne (-90 % en 60 ans)

    Le déclin spectaculaire de la vie religieuse en Allemagne : une chute confirmée par les chiffres officiels de la DOK

    L’Allemagne catholique, autrefois terre de floraison des ordres religieux, connaît un effondrement historique de la vie consacrée. Selon les statistiques officielles publiées par la Deutsche Ordensobernkonferenz (DOK), l’instance qui regroupe les supérieurs majeurs des ordres et congrégations catholiques en Allemagne, il ne restait plus que 11 797 religieux et religieuses au 31 décembre 2025. C’est 831 personnes de moins qu’en 2024, soit un recul de 6,6 % en un an seulement.

    La baisse est particulièrement dramatique chez les religieuses : elles sont passées de 9 467 à 8 770 (–7,4 %). Les religieux hommes ne sont plus que 3 027 (–4,2 %). Ces chiffres, diffusés le 18 mars 2026, proviennent directement du site de la DOK et ont été repris par le portail catholique de référence katholisch.de dans un article intitulé « Zahl der Ordensleute in Deutschland weiter rückläufig ».

    Le vieillissement est abyssal : 80,9 % des religieuses ont plus de 65 ans (seulement 19,1 % ont moins de 65 ans). Chez les hommes, la répartition est presque équilibrée (51,4 % de moins de 65 ans), mais le mouvement général reste le même : très peu de novices (20 chez les hommes, encore moins chez les femmes) et des communautés qui se transforment progressivement en maisons de retraite spirituelles.Ce chiffre de 11 797 contraste violemment avec les environ 100 000 religieuses recensées en 1965 (pic historique souvent cité dans les analyses de fowid.de et des médias allemands). En soixante ans, la chute atteint donc près de 90 % pour les ordres féminins.

    Une régionalisation très marquée : le Sud résiste mieux

    La DOK ne publie pas de répartition détaillée par Bundesland dans sa statistique annuelle, mais les observateurs et les statistiques plus larges de la Deutsche Bischofskonferenz (DBK) soulignent depuis longtemps de fortes disparités régionales. Le Sud catholique (Bavière et Bade-Wurtemberg) reste nettement plus résilient. La piété populaire y est plus ancrée, les monastères bénédictins, franciscains ou contemplatifs traditionnels y sont plus nombreux, et la culture catholique a mieux résisté à la sécularisation. À l’inverse, le Nord (influencé historiquement par le protestantisme) et l’Est (ex-RDA, marqué par des décennies d’athéisme d’État) accusent des pertes beaucoup plus sévères. Les grandes congrégations apostoliques actives dans l’enseignement ou les soins y ont pratiquement disparu, tandis que certaines abbayes bavaroises ou souabes maintiennent encore un semblant de vitalité grâce à un recrutement local ou international plus soutenu. Cette « régionalisation » du déclin reflète la géographie religieuse historique de l’Allemagne : le catholicisme y a toujours été plus fort au sud du Main.

    Les ordres plus traditionnels : une exception relative ?

    Face à ce tableau sombre, une question revient souvent : les communautés traditionnelles (celles attachées à la liturgie pré-conciliaire ou à une identité plus classique) échappent-elles au mouvement général ?

    La réponse est nuancée : elles ne croissent pas massivement en Allemagne, mais elles atténuent le déclin et montrent une vitalité relative.

    La Fraternité Saint-Pie X (FSSPX), qui n’est pas comptabilisée dans les statistiques de la DOK car elle n’est pas en pleine communion, compte en Allemagne environ 50 prêtres, 11 prieurés et 52 chapelles. Son district allemand est actif (séminaire à Zaitzkofen en Bavière) et organise régulièrement des événements qui attirent des milliers de fidèles. Mondialement, la FSSPX continue de croître (plus de 750 prêtres), mais en Allemagne son expansion reste modeste et stable plutôt qu’explosive.

    La Fraternité Saint-Pierre (FSSP ou Petrusbruderschaft), pleinement reconnue par Rome, affiche au contraire des records : 579 membres au 1er novembre 2025 (dont 394 prêtres et 192 séminaristes), un chiffre historique depuis sa fondation en 1988. Son séminaire international de Wigratzbad (Bavière) continue de former des vocations, et la communauté annonce régulièrement de nouvelles implantations. Son âge moyen (autour de 39 ans) contraste radicalement avec le vieillissement des ordres classiques.

    D’autres instituts Ecclesia Dei ou des congrégations venues d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine (1 863 membres étrangers affiliés à la VKO selon la DOK) apportent également un léger contre-poids. Certaines communautés contemplatives bénédictines ou franciscaines traditionnelles parviennent à maintenir un petit flux de vocations grâce à une identité claire et à une formation exigeante.

    Cependant, ces exceptions restent marginales à l’échelle nationale. Elles ne compensent pas le recul global des grands ordres apostoliques (bénédictins, franciscains, jésuites, etc.) qui ont porté l’Église allemande pendant des siècles.

    Un phénomène européen, mais particulièrement accentué en Allemagne

    Ce déclin n’est pas propre à l’Allemagne : il touche toute l’Europe occidentale depuis Vatican II. Mais le pays, avec sa forte tradition d’ordres actifs dans l’éducation et la santé, l’a vécu de manière particulièrement brutale. La sécularisation accélérée, l’individualisme, la crise des vocations post-conciliaires et le vieillissement démographique ont fait leur œuvre.

    Les chiffres de la DOK, consultables sur www.orden.de/presseraum/zahlen-fakten et détaillés dans l’article de katholisch.de du 18 mars 2026, ne laissent aucun doute : sans un sursaut vocationnel majeur, de nombreuses maisons fermeront dans les prochaines années. Seules les régions du Sud et quelques communautés traditionnelles ou internationales semblent encore offrir un îlot de résistance. La vie religieuse allemande, jadis si florissante, est entrée dans une ère de recomposition profonde.

  • Réflexions sur la guerre en cette période de Carême

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    De Robert Royal sur The Catholic Thing :

    Réflexions sur la guerre en cette période de Carême

    23 mars 2026

    Commençons par une question qui va droit au but : sommes-nous, aujourd’hui, presque tous des sadducéens ? Si votre connaissance des groupes qui apparaissent dans le Nouveau Testament est floue, nous pourrions formuler la question ainsi : est-ce que nous sommes presque tous aujourd’hui, même les chrétiens qui prétendent le contraire, comme les sadducéens à l’époque de Jésus, en train de rejeter fondamentalement la vie éternelle et de considérer la mort physique comme la fin absolue et le pire des maux ? Si tel est le cas, une guerre pourrait nous rendre service, car elle révèle, de manière terrible et sévère, l’état de nos âmes.

    La guerre est un enfer. Mais l’enfer – lieu de guerre éternelle – ou le paradis – lieu de la seule paix véritable et durable – jouent-ils un rôle réel dans nos esprits et nos cœurs en une période comme celle-ci ? Il peut sembler cruel de poser la question face à tant de souffrances immédiates, mais c’est précisément à cause de ces maux humains que les questions plus profondes se posent.

    Comme l’a dit C.S. Lewis à une époque similaire : « La guerre ne crée aucune situation absolument nouvelle : elle ne fait qu’aggraver la situation humaine permanente, de sorte que nous ne pouvons plus l’ignorer. »

    Personne ne devrait souhaiter la guerre, sauf en cas d’absolue nécessité motivée par les raisons les plus graves. Les totalitaires aiment la guerre car ils pensent souvent qu’elle est un remède à la mollesse qui s’empare des gens lorsque tout va bien. Mussolini affirmait que les Italiens modernes avaient besoin d’un « bain de sang » pour retrouver leur discipline et leurs vertus d’antan. Et il a tenté de leur en offrir un. Nous savons comment cela s’est terminé, à l’instar d’autres programmes de renouveau par la guerre.

    La paix et la prospérité sont des biens en soi, mais elles ne sont pas toujours bonnes pour nous. La dépendance de l’Europe vis-à-vis des États-Unis pour sa sécurité depuis la Seconde Guerre mondiale, par exemple, en a fait un continent qui a du mal à trouver la volonté ou à allouer les ressources nécessaires pour se défendre. De nombreux Européens – et malheureusement, bon nombre d’Américains aujourd’hui – doutent même qu’il vaille la peine de défendre notre civilisation.

    Un chrétien ne devrait pas s’en étonner. « Dans sa richesse, l’homme manque de sagesse : il est comme les bêtes qui périssent. » (Psaume 49, 20) Il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Nous pouvons faire preuve de sagesse même dans la prospérité. Mais la raison et la révélation nous mettent toutes deux en garde contre les dangers.

    En ce moment même, nous sommes à juste titre préoccupés non seulement par la légitimité de la guerre contre l’Iran, mais aussi par son éventuelle propagation – ainsi que par le terrorisme. Et nous essayons d’imaginer à quoi pourrait ressembler une issue « réussie ». Nous ne pouvons nous empêcher de douter de ce que nous disent les politiciens et les médias. Mais dans tout cela, perdons-nous de vue la vérité selon laquelle ni la guerre ni la paix ne sont le dernier mot pour nous ?

    Nos ancêtres chrétiens n’avaient pas besoin de se poser cette question fondamentale car, jusqu’à très récemment, la mort physique n’était pas considérée comme la pire des choses. Certaines causes méritent qu’on y laisse sa vie. La plupart des gens savaient de toute façon, par leur expérience quotidienne, que nos années sur terre sont strictement limitées, qu’il y ait la guerre ou non. Et que la vie après la mort est, pour le meilleur ou pour le pire, éternelle.

    La classification traditionnelle des péchés et des vertus reflétait cela. Nous citons beaucoup Dante sur cette page parce que… il le faut tout simplement, pour de nombreuses raisons. Outre la beauté purement imaginative de sa Divine Comédie, il permet de discerner facilement des distinctions cruciales, des distinctions chrétiennes, concernant l’état de l’âme, tant dans cette vie que dans l’au-delà.

    Par exemple, les péchés de violence et de meurtre sont, bien sûr, punis dans l’Enfer, mais seulement vers le milieu de ce dernier. Il y a de bonnes raisons à cela dans la tradition chrétienne. Selon la conception chrétienne authentique, nous sommes un ensemble composé d’un corps et d’une âme. Le meurtre ou le massacre aveugle en temps de guerre sont, certes, horribles. Mais une certaine Personne faisant autorité a tenu à dire (à deux reprises) : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais ne peuvent tuer l’âme. Craignez plutôt celui qui peut détruire à la fois l’âme et le corps en Enfer. » (Matthieu 10, 28 ; Luc 12, 4-5)

    On entend rarement parler de cela de nos jours, même de la part des plus hautes autorités de l’Église. C’est pourquoi tant la guerre juste que la peine capitale semblent désormais « inadmissibles » aux yeux de certaines autorités ecclésiastiques. Si l’on croit en la vie éternelle et en la primauté de l’âme sur la vie physique, cependant, il existe encore bien des choses pires que la mort corporelle, qui nous attend tous, même en l’absence de guerre.

    Il existe des péchés plus graves : ceux commis contre l’esprit, l’âme et l’âme – les éléments supérieurs propres à la nature humaine. Ceux-ci peuvent être attaqués de nombreuses façons, que Dante place encore plus bas en Enfer que la violence et même le meurtre : la flatterie et la séduction, la simonie et le schisme, la divination, la fraude, les faux conseils, la contrefaçon. Et le pire de tout, la trahison des loyautés propres à l’âme envers la famille, la patrie, les hôtes, les supérieurs, Dieu lui-même (la spécialité de Lucifer).

    Si vous trouvez cela choquant, c’est peut-être parce que nous avons été si chanceux sur le plan matériel que nous supposons que la paix et la sécurité sont les conditions normales sur terre, la guerre et l’incertitude des exceptions rares.

    Encore une fois, cette Personne qui fait autorité dit :

    Vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerres, mais veillez à ne pas vous alarmer. Il faut que ces choses arrivent, mais ce n’est pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume. Il y aura des famines et des tremblements de terre en divers lieux. Tout cela n’est que le commencement des douleurs.

    Alors on vous livrera aux persécutions et on vous mettra à mort ; vous serez haïs de toutes les nations à cause de moi… Beaucoup se détourneront de la foi, se trahiront et se haïront les uns les autres ; de nombreux faux prophètes se lèveront et séduiront beaucoup de gens. À cause de la multiplication des iniquités, l’amour de la plupart se refroidira. (Matthieu 24, 6-13)

    Bien sûr, rien de tout cela ne doit nous rendre complaisants face à la violence, et encore moins face à la guerre. Mais cela doit nous ramener à la raison face à des croyances irréalistes, telles que celle selon laquelle le « dialogue » ou la politique seraient des remèdes à la condition humaine dans un monde déchu. Et cela doit nous conduire à un examen de conscience pour savoir si nous faisons partie de ceux qui ont été trompés et dont le cœur s’est refroidi, ou de ceux qui, malgré tout, aiment encore ce qui sauve véritablement.

  • La résurrection de Lazare chez les chrétiens orthodoxes :

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    Source :

    r/OrthodoxChristianity - Samedi du Saint et Juste Ami du Christ, Lazare

    Samedi du Saint et Juste Ami du Christ, Lazare

    Le samedi précédant la Semaine Sainte, l’Église orthodoxe commémore une grande fête de l’année : le miracle de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ lorsqu’il a ressuscité Lazare des morts après qu’il ait reposé dans la tombe pendant quatre jours. Ici, à la fin du Grand Carême et des quarante jours de jeûne et de pénitence, l’Église combine cette célébration avec celle du dimanche des Rameaux. Dans le triomphe et la joie, l’Église témoigne de la puissance du Christ sur la mort et l’exalte comme Roi avant d’entrer dans la semaine la plus solennelle de l’année, celle qui conduit les fidèles dans le souvenir de sa souffrance et de sa mort et se termine par la grande et glorieuse fête de Pâques.

    L’histoire de la résurrection de Lazare des morts par Jésus-Christ se trouve dans l’Évangile de Jean 11 :1-45. Lazare tombe malade, et ses sœurs, Marie et Marthe, envoient un message à Jésus en disant : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En réponse au message, Jésus dit : « Cette maladie ne mène pas à la mort ; elle est plutôt pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (v. 1-4).

    Jésus ne s’est pas immédiatement rendu à Béthanie, la ville où Lazare vivait avec ses sœurs. Il est resté deux jours de plus à l’endroit où il séjournait. Après ce temps, il a dit à ses disciples qu’ils retournaient en Judée. Les disciples ont immédiatement exprimé leurs inquiétudes, déclarant que les Juifs avaient récemment tenté de le lapider (Jean 10 :31). Jésus a répondu à ses disciples : « N’y a-t-il pas douze heures de jour ? Ceux qui marchent pendant le jour ne trébuchent pas, parce qu’ils voient la lumière de ce monde. Mais ceux qui marchent la nuit trébuchent, parce que la lumière n’est pas en eux » (v. 5-10).

    Après avoir dit cela, Jésus a dit à ses disciples que Lazare s’était endormi et qu’il allait le réveiller. Les disciples se sont demandés pourquoi il irait réveiller Lazare, car il était bon pour lui de dormir s’il était malade. Jésus, cependant, faisait référence à la mort de Lazare, et a donc dit directement aux disciples que Lazare était mort (v. 11-14).

    Lorsque Jésus est arrivé à Béthanie, Lazare était déjà dans le tombeau depuis quatre jours. Comme Béthanie était près de Jérusalem, beaucoup de Juifs étaient venus consoler Marie et Marthe. Lorsque Marthe a appris que Jésus approchait, elle est allée à sa rencontre et lui a dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais même maintenant, je sais que Dieu te donnera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui a dit que son frère ressusciterait. Marthe a dit qu’elle savait qu’il ressusciterait à la résurrection au dernier jour. Jésus a répondu : « Je suis la résurrection et la vie. Ceux qui croient en moi, même s’ils meurent, vivront, et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Jésus a demandé à Marthe si elle croyait cela. Elle lui a dit : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » (v. 17-27).

    Marthe est retournée pour dire à Marie que Jésus était venu et la demandait. Marie est allée à sa rencontre, et elle était suivie par ceux qui la consolaient. Les personnes en deuil l’ont suivie pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. Lorsqu’elle est arrivée auprès de Jésus, elle est tombée à ses pieds et a dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. » Jésus la vit pleurer et ceux qui étaient avec elle, et il fut profondément ému. Il a demandé à être conduit au tombeau de Lazare. Alors que Jésus pleurait pour Lazare, les Juifs dirent : « Voyez comme il l’aimait. » D’autres se demandèrent que si Jésus pouvait ouvrir les yeux des aveugles, il aurait certainement pu empêcher Lazare de mourir (v. 28-37).

    Jésus est arrivé au tombeau et a demandé que la pierre qui couvrait la porte soit enlevée. Marthe a fait remarquer que Lazare était maintenant dans le tombeau depuis quatre jours et qu’il y aurait une odeur nauséabonde. Jésus a répondu : « Ne t’ai-je pas dit que si tu croyais, tu verrais la gloire de Dieu ? » La pierre fut enlevée, et Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : « Père, je te remercie de m’avoir entendu, mais j’ai dit cela pour la foule qui se tient ici, afin qu’elle croie que tu m’as envoyé. » Quand il eut dit cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, sors ! » Lazare sortit du tombeau, lié avec les bandelettes de linceul, et Jésus dit : « Déliez-le, et laissez-le aller » (v. 38-44).

    À la suite de ce miracle, beaucoup de Juifs présents crurent en Jésus. D’autres allèrent raconter aux pharisiens ce que Jésus avait fait. En réponse, les pharisiens et les principaux sacrificateurs se réunirent et réfléchirent à la manière de l’arrêter et de le mettre à mort (v. 45 et suivants).

    Ce miracle est accompli par le Christ comme une assurance à ses disciples avant la Passion à venir : ils doivent comprendre que, bien qu’il souffre et meure, il est pourtant Seigneur et vainqueur de la mort. La résurrection de Lazare est une prophétie sous forme d’action. Elle préfigure la propre résurrection du Christ huit jours plus tard, et en même temps, elle anticipe la résurrection de tous les justes au dernier jour : Lazare est « les prémices salvatrices de la régénération du monde ».

    Comme le soulignent les textes liturgiques, le miracle de Béthanie révèle les deux natures du Christ, l’homme-Dieu. Le Christ demande où Lazare est déposé et pleure pour lui, et ainsi il montre la plénitude de son humanité, impliquant à la fois l’ignorance humaine et un véritable chagrin pour un ami bien-aimé. Puis, révélant la plénitude de sa puissance divine, le Christ ressuscite Lazare des morts, même si son corps a déjà commencé à se décomposer et à sentir mauvais. Cette double plénitude de la divinité du Seigneur et de son humanité doit être gardée à l’esprit tout au long de la Semaine Sainte, et surtout le Vendredi Saint. Sur la Croix, nous voyons une véritable agonie humaine, à la fois physique et mentale, mais nous voyons plus que cela : nous voyons non seulement l’homme souffrant, mais Dieu souffrant.

    L’icône du samedi de Lazare montre le Christ appelant son ami à sortir du tombeau. Lazare sort du tombeau, toujours lié dans les bandelettes de linceul. Ses sœurs, Marie et Marthe, se prosternent devant le Christ, exprimant à la fois leur chagrin de la mort de leur frère, mais aussi leur foi en le Christ comme Messie et Fils de Dieu. À côté d’elles se trouve quelqu’un qui a suivi la demande de notre Seigneur et a enlevé la pierre de la porte du tombeau.

    Se tiennent avec le Christ ses disciples qui sont témoins de ce miracle, une véritable manifestation de la puissance de Dieu qui leur apportera de l’assurance pendant la Passion de notre Seigneur.

    Au centre de l’icône se trouve une personne qui représente la foule qui a également assisté au miracle. Certains ont cru, mais d’autres sont allés raconter aux pharisiens et aux principaux sacrificateurs qui ont poursuivi leurs machinations pour provoquer l’arrestation du Christ et sa mort. La ville fortifiée de Jérusalem, où le Christ arrivera en triomphe le lendemain, est représentée en arrière-plan.

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  • Il y a 80 ans : la mort du bienheureux von Galen, le "lion de Munster"

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    De Stefania Falasca sur Vatican News :

    Le bienheureux cardinal Clemens August von Galen.Le bienheureux cardinal Clemens August von Galen.
    80 ans de la mort du bienheureux von Galen, visionnaire de la paix
    Le 22 mars 1946 mourait le Lion de Münster, «l’opposant le plus acharné au nazisme» comme l’avait défini en 1942 le New York Times, et qui dénonçait les bombardements alliés qui rasaient les villes allemandes. Dans sa correspondance avec le Pape Pie XII qui le créa cardinal, figurent de nombreuses réflexions toujours d’actualité.

    «Des bombes explosives et incendiaires ont été larguées sur Münster: elles ont touché la cathédrale et détruit la résidence de notre évêque. Alors que les avions volaient encore au-dessus de la ville, j’ai vu Monseigneur tout en haut, à ciel ouvert, parmi les ruines enfumées… il s’était agrippé au seul mur encore debout… miraculeusement vivant. Plus tard, je l’informai de la mort du vicaire, des prêtres et des fidèles, de toutes les religieuses cloîtrées, de l’horreur des piles de corps à demi calcinés, déchiquetés, entassés sur les décombres de la Marienplatz, de la Groitgasse… et de ceux qui, en fouillant ces décombres, essayant encore de séparer les morts des vivants, se sont retrouvés face au spectacle effroyable des enchevêtrements de cadavres de femmes et d’enfants étouffés, bouillis dans les abris».

    C'est ainsi que, dans les actes du procès canonique du bienheureux Clemens August von Galen, évêque de Münster – dont on commémore le quatre-vingtième anniversaire de la mort, survenue le 22 mars 1946 –, est décrit le bombardement mené par les Alliés en 1943 sur cette ville allemande de Westphalie. Cette ville avait été l’épicentre de cette autre Allemagne – qui, avec Mgr Clemens August von Galen, soutenu et encouragé par Pie XII, avait ouvertement résisté à Adolph Hitler et au culte du sang et de la race. N’était-ce pas en effet depuis cette cathédrale que l’évêque avait élevé la voix pour dénoncer et condamner les crimes aberrants et les barbaries du nazisme? Qu'il avait ouvertement défié les violations des droits en déclarant ne pas vouloir «de communauté de peuple avec ceux qui bafouent la dignité humaine»? Qu'il avait démasqué et dénoncé, dans ses célèbres sermons qui lui valurent le surnom de Lion de Münster, le projet nazi T4 visant à éliminer les vies inutiles? À tel point que, pour son courage audacieux et indomptable, publiquement reconnu, à peine un an auparavant, il avait fait la Une du New York Times en tant que «l’opposant le plus acharné au régime national-socialiste» et que ses célèbres sermons – pour lesquels, fou de haine, Adolph Hitler jura qu’il lui «ferait payer jusqu’au dernier centime» – furent même largués dans le ciel au-dessus de Berlin par la Royal Air Force britannique.

    Des sermons pour lesquels il reçut la reconnaissance de la communauté juive et qui, sous le Troisième Reich, furent encouragés et appréciés par Pie XII lui-même qui – comme en témoigne la correspondance entre l'évêque allemand et le Pape Pacelli, retrouvée et reconstituée dans son intégralité lors des recherches archivistiques menées dans le cadre du procès de canonisation de von Galen – révèle le soutien du Pape à son action et leur volonté commune de lutter contre la folie nazie.

    Le 4 novembre 1943 également, Mgr von Galen avait écrit à Pie XII, mais cette fois-ci pour lui faire part de la situation catastrophique dans laquelle se trouvait la ville de Münster et de sa douleur face aux victimes du bombardement allié. «Outre la souffrance de la population, la destruction des deux cents églises du diocèse l’attristait profondément, et plus encore celle de la cathédrale, à tel point qu’il ne parvint jamais à comprendre pourquoi les Alliés l’avaient délibérément fait», déclare le prêtre Theodor Holling lors du procès.

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  • Le nombre de catholiques en Allemagne a diminué de plus d'un demi-million en 2025.

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    De CNA Deutsch via EWTN News :

    Le nombre de catholiques en Allemagne a diminué de plus d'un demi-million en 2025.

    Selon les dernières statistiques de l'Église publiées lundi par la Conférence des évêques allemands (DBK), l'Allemagne ne compte plus que 19,22 millions de catholiques.

    19 mars 2026

    Le nombre de catholiques en Allemagne a diminué de plus d'un demi-million en 2025, ne laissant que 19,22 millions de catholiques dans le pays, selon les dernières statistiques de l'Église publiées lundi par la Conférence des évêques allemands (DBK).

    Ce chiffre représente une baisse par rapport au total de l'année précédente, qui s'élevait à environ 19,77 millions, ce qui signifie que les catholiques représentent désormais 23 % de la population allemande totale. Seuls 6,8 % d'entre eux pratiquent leur foi en assistant régulièrement à la messe dominicale, soit moins de 2 % de la population totale du pays.

    La part des catholiques pratiquants est passée de 6,6 % à 6,8 %, mais une analyse plus approfondie révèle qu'en 2025, moins de personnes ont assisté à la messe que l'année précédente : 1,304 million contre 1,306 million. Cette augmentation en pourcentage est un effet statistique dû à la forte baisse du nombre total de catholiques.

    Six diocèses affichent désormais un taux de fréquentation des messes à deux chiffres, contre cinq l'année précédente : Dresde-Meissen, Eichstätt, Erfurt, Görlitz, Magdebourg et Ratisbonne. Quatre de ces six diocèses sont des diocèses de la diaspora est-allemande et deux se situent en Bavière.

    Alors que le nombre de confirmations et de premières communions est resté stable entre 2024 et 2025, seulement 109 000 personnes environ ont été baptisées, soit une baisse de plus de 7 000 baptêmes.

    Le nombre de réadmissions et de nouvelles entrées dans l'Église a légèrement augmenté, même s'il reste inférieur à 750 personnes dans chaque catégorie.

    Dans le même temps, les départs officiels de l'Église — une procédure légale en Allemagne qui exempte les individus de l'impôt ecclésiastique du pays — ont diminué, passant de plus de 321 000 à environ 307 000, poursuivant une tendance à la baisse ces dernières années.

    Réponse de l'évêque Wilmer

    L'évêque Heiner Wilmer, SCJ, de Hildesheim, président de la DBK, a commenté les derniers chiffres.

    « Je suis reconnaissant du dévouement du personnel permanent de notre église et de la qualité de l'accompagnement pastoral », a déclaré Wilmer. « La légère augmentation de la fréquentation des messes est un signe encourageant. De même, la stabilité du nombre de premières communions et de confirmations est un signe positif. »

    Néanmoins, Wilmer a déclaré regretter « le nombre encore élevé de départs de l’Église ».

    « Les motivations sont différentes, et pourtant je dis – car nous sommes une communauté de croyants unis par le baptême et la confirmation – que chaque départ de l’Église nous affecte profondément », a-t-il déclaré. « Nous sommes de moins en moins nombreux en Allemagne, ce qui ne nous empêche pas – avec toutes les mesures nécessaires que cela implique – de témoigner de notre foi avec un engagement personnel intense. »

    Wilmer a tenu à remercier tout particulièrement « tous les bénévoles de notre Église ». « Ils ne sont pas comptabilisés dans les statistiques », a-t-il déclaré, « mais ils sont environ 600 000 à faire en sorte que l’Église, avec ses diverses activités, puisse exister dans la société. »

    Il a ajouté : « Malgré tous ces bouleversements, je nous encourage à ne pas faire l’autruche, mais à regarder vers l’avenir et à chercher ensemble – y compris dans un esprit de solidarité œcuménique – des moyens par lesquels être chrétien aujourd’hui peut conduire à une plus grande acceptation dans la société. »

    Cet article a été initialement publié par CNA Deutsch, le service germanophone affilié à EWTN News. Il a été traduit et adapté par EWTN News English.

  • De Pie IX à François : 7 papes modernes qui ont renforcé la dévotion à saint Joseph

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    De Kristina Millare sur EWTN News :

    De Pie IX à François : 7 papes modernes qui ont renforcé la dévotion à saint Joseph

    Les papes des deux derniers siècles ont sollicité la protection et l'intercession de saint Joseph dans les moments de besoin personnel et social, élevant ainsi son statut de patron de tous les catholiques.

     
     
    19 mars 2026

    Les papes modernes des deux derniers siècles — de Pie IX à François — ont sollicité la protection et l'intercession de saint Joseph dans les moments de besoin personnel et sociétal, élevant ainsi son statut de patron pour tous les catholiques.

    Voici comment certains papes du passé ont contribué à la dévotion de l'Église envers le saint patriarche.

    Pie IX

    Dès le début de son pontificat, le pape Pie IX a constaté la dévotion croissante envers saint Joseph parmi les fidèles catholiques en Europe et à l'étranger, selon la théologienne et historienne de l'Église Veronika Seifert.

    « Il a accueilli favorablement la spiritualité croissante envers saint Joseph et a encouragé son développement », a-t-elle déclaré à EWTN News. « De nombreuses congrégations religieuses et diocèses l'ont choisi comme protecteur et de nombreuses confréries se sont formées autour d'une profonde dévotion à son égard. »

    Cette impulsion des communautés catholiques a conduit Pie IX à approuver le décret Quemadmodum Deus de 1870 , qui déclarait saint Joseph patron universel de l'Église, vers la fin du premier concile du Vatican.

    Léon XIII

    Quamquam Pluries , la première encyclique dédiée à saint Joseph, a été publiée par le pape Léon XIII en 1889, près de deux décennies après que Pie IX ait déclaré le père terrestre de Jésus patron de l'Église universelle.

    « Pratiquement chaque pape a ajouté un petit élément à ce qui manquait » dans le décret de Pie IX de 1870, a déclaré Seifert.

    Connu pour sa dévotion à la Vierge Marie, Léon XIII vouait une dévotion personnelle à saint Joseph, qu'il associa par la suite à la Mère de Dieu. Dans son encyclique, il encourageait les catholiques à implorer conjointement l'aide des deux saints époux.

    « Joseph brille parmi tous les hommes par la plus auguste dignité, car, par la volonté divine, il fut le gardien du Fils de Dieu et reconnu comme son père parmi les hommes », écrivit-il.

    Pie X

    Le pape Pie X, qui a gouverné l'Église pendant 11 ans après la Première Guerre mondiale, a écrit un certain nombre de prières dédiées au saint patriarche et a approuvé la litanie de saint Joseph en 1909.

    Voyant en lui un modèle vertueux pour les familles et les travailleurs, il encourageait les catholiques à imiter l'exemple de Joseph, à la fois chef de la Sainte Famille et ouvrier dans son atelier de Nazareth.

    Pie XII

    La dévotion à saint Joseph Artisan fut encore accrue lorsque le pape Pie XII institua une fête liturgique en son honneur en 1955.

    « Pie XII a institué la fête que Pie XI avait prévue de célébrer le troisième dimanche après Pâques. Pie XII l'a déplacée au 1er mai, date que nous connaissons tous aujourd'hui », a déclaré Seifert.

    Souhaitant contrer l'influence du communisme sur l'Église et ses fidèles, Pie XII voulait mettre l'accent sur une vision chrétienne du travail qui considérait le labeur comme un moyen de participer à la puissance créatrice de Dieu.

    Le 1er mai est la « Fête du Travail » ou la « Journée internationale des travailleurs » dans plus de 80 pays, dont la plupart des pays européens.

    Jean XXIII

    Décrivant le pape Jean XXIII comme un « grand dévot » de saint Joseph, Seifert a déclaré qu'il était le premier pape à décréter son inclusion dans la messe.

    « Il a inséré le nom de saint Joseph dans le Canon [romain], précisément dans la Première Prière eucharistique, le plaçant immédiatement après la Vierge Marie », a-t-elle déclaré.

    Annoncée un mois seulement après l'ouverture du concile Vatican II, le 13 novembre 1962, cette modification liturgique était la première apportée au canon romain depuis le VIIe siècle, rapportait le New York Times .

    Jean-Paul II

    Le pape Jean-Paul II a écrit sur la vie et la mission de saint Joseph lorsqu'il a publié son exhortation apostolique Redemptoris Custos en 1989 pour marquer le centenaire de l'encyclique Quamquam Pluries du pape Léon XIII .

    « Puisse saint Joseph devenir pour nous tous un maître exceptionnel au service de la mission salvifique du Christ, mission qui est la responsabilité de chaque membre de l’Église : époux et épouses, parents, artisans et travailleurs, personnes appelées à la vie contemplative et personnes appelées à l’apostolat », a-t-il écrit.

    Seifert a déclaré que les expériences joyeuses et douloureuses de la Sainte Famille ne sont pas si éloignées des réalités humaines d'aujourd'hui.

    « En méditant sur les sentiments de saint Joseph, nous pouvons beaucoup apprendre et peut-être même corriger quelque chose dans nos propres vies », a déclaré le théologien et historien de l'Église.

    François

    Ayant inauguré son pontificat le 19 mars 2013, jour de la fête de saint Joseph, le pape François a popularisé la dévotion au « saint Joseph endormi » suite à son voyage apostolique aux Philippines en 2015.

    Durant son voyage papal, François a révélé son amour pour le père nourricier de Jésus, en disant : « Même lorsqu'il dort, il veille sur l'Église !… Alors quand j'ai un problème, une difficulté, j'écris un petit mot et je le mets sous saint Joseph, pour qu'il puisse en rêver ! »

    Le pape François a également proclamé la toute première Année de saint Joseph de l'Église à travers sa lettre apostolique Patris Corde (« Avec un cœur de père ») de 2020, pour commémorer le 150e anniversaire de la nomination du saint patriarche comme patron de l'Église universelle par le pape Pie IX.

  • OIDAC Europe : Rapport de février sur le vandalisme et les incidents violents dans les églises

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    Dans une avancée juridique majeure pour la liberté religieuse, un tribunal maltais a acquitté Matthew Grech, jugé depuis 2022 pour avoir témoigné de sa conversion au christianisme lors d'une émission télévisée. Lors de cette interview, Grech avait évoqué son abandon de l'homosexualité après sa conversion et avait été poursuivi en vertu de la loi maltaise interdisant les « pratiques de conversion ». Dans son jugement, le tribunal a souligné que le débat public sur des sujets sensibles ne saurait être automatiquement considéré comme une infraction pénale.

    Une autre affaire importante est en cours devant la Cour européenne des droits de l'homme , qui a formellement examiné 20 requêtes concernant des chrétiens interdits de séjour en Turquie uniquement pour avoir pratiqué leur foi.

    Ces dernières semaines ont été particulièrement chargées pour OIDAC Europe, avec des interventions lors de deux événements parallèles du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies consacrés à l'intolérance envers les chrétiens et à la protection des lieux de culte , ainsi que des contributions à une formation de l'OSCE et à une session avec la Conférence des évêques autrichiens . Vous trouverez ci-dessous un aperçu plus détaillé de nos activités récentes.

    Rapport de février sur le vandalisme et les incidents violents dans les églises

    Nous avons le plaisir de vous présenter notre rapport de février sur le vandalisme d'églises et les violences antichrétiennes en Europe. Au total, nous avons recensé 34 crimes de haine antichrétiens , dont 11 incendies criminels, dépassant ainsi le chiffre de janvier, qui avait déjà atteint un pic.

    Parmi les incidents les plus graves, on peut citer un incendie criminel présumé visant l'autel d'une église paroissiale du Loiret, en France, une série de trois incendies criminels d'églises à Eden, aux Pays-Bas, et l' incendie de croix funéraires dans une salle de prière d'un cimetière à Amtzell, en Allemagne.

    Parmi les autres cas, on peut citer des graffitis sataniques menaçant d'incendier une église à Poznań, en Pologne, et une violente attaque contre un événement chrétien pro-vie à Coblence, en Allemagne, qui a laissé deux participants hospitalisés.

    La tendance se poursuit en mars

    Malheureusement, les attaques contre des églises se sont poursuivies durant les premières semaines de mars, notamment des incendies criminels en Autricheen Pologneen Irlande et en Suisse, où une Bible a été brûlée sur un autel. En Allemagne, une croix a été arrachée de la façade d'une église méthodiste et jetée à la poubelle, tandis qu'en Italie, une bombe artisanale a explosé contre une église à Modesto et des coups de feu ont été tirés sur une église et un tableau religieux à Tuscania.

    Lisez le rapport de février 2026

    Merci de votre intérêt et de votre soutien constants !

    Anja Tang
    Directeur exécutif
    OIDAC Europe

  • Aide d'urgence pour le Liban et le Moyen-Orient

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    Aide à l'Église en Détresse Belgique/Luxembourg

    Inwoners van het christelijke dorp Alma al-Shaab, Libanon © ACN

    P. Maroun Youssef Ghafari, curé maronite d’Aalma el Shaab, Sud Liban © ACN

    Aide d'urgence pour le Liban et le Moyen-Orient

    Comme vous le savez, la crise humanitaire au Liban et au Moyen-Orient a atteint un niveau critique. De nombreuses communautés chrétiennes – des religieux et des familles – restent déterminées à ne pas quitter leurs foyers et leurs communautés, malgré les ordres d'évacuation au Sud-Liban. Alors que les bombardements se poursuivent jour et nuit, les besoins augmentent de jour en jour.

    À l'instar des évêques belges, nous sollicitons votre solidarité envers les communautés chrétiennes du Liban et du Moyen-Orient.

    Aide d’urgence pour le Liban et le Moyen-Orient

    Aide à l'Église en Détresse apporte un soutien concret sur le terrain par l'intermédiaire des Églises locales, des communautés religieuses et des partenaires humanitaires.

    L'aide d'urgence est acheminée directement aux personnes les plus touchées et comprend :

    • une aide alimentaire pour les familles qui ont tout laissé derrière elles ;
    • des soins médicaux et des médicaments pour les blessés, les malades et les personnes âgées vulnérables ;
    • des installations d'hygiène et d'assainissement pour prévenir les épidémies ;
    • un soutien psychologique pour les enfants et les adultes traumatisés ;
    • un accompagnement pastoral et spirituel dans les centres d'hébergement.

    Une famille déplacée d’un village chrétien du Sud-Liban a trouvé refuge dans un appartement à Beyrouth © ACN

    La situation est particulièrement grave : près d'un million de personnes sont déplacées, des centaines sont décédées et des milliers ont été blessées, dont de nombreux enfants. Pourtant, la solidarité demeure forte et les Églises ouvrent leurs portes à tous – chrétiens et musulmans.

    Votre soutien peut faire une réelle différence. Grâce à votre don, nous aidons à nourrir des familles, à fournir des médicaments, à assurer le fonctionnement des centres d'hébergement et à redonner espoir là où règne le désespoir.

    Pour en savoir plus et faire un don, cliquez sur le lien ci-dessous.

    Je soutiens l'aide d'urgence aux chrétiens du Liban et du Moyen-Orient

    Chaque don, petit ou grand, compte.

    Donnez de l’espoir au Liban et au Moyen-Orient.

    Ensemble, nous pouvons apporter la lumière dans ces temps sombres.
    Ensemble, nous pouvons aider les communautés chrétiennes à survivre.
    Ensemble, nous pouvons montrer que personne n’est seul.

    Unis dans le Christ partout dans le monde,

    David Dessin
    Directeur